Interdiction de diffusion en France d'une chaîne iranienne diffusant des programmes antisémites

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13 février 2005. – Le 10 février dernier, l'autorité française de radiodiffusion, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a ordonné à Eutelsat, un opérateur par satellite, d'arrêter la diffusion de la télévision publique iranienne Sahar-1.

Cette interdiction est motivée par la diffusion par Sahar de fictions antisémites, ainsi que d'émissions dans lesquelles la réalité de l'Holocauste juif et celles des chambres à gaz des camps d'extermination nazis était niée.

Une série récemment diffusée sur Sahar, Pour toi, Palestine: les yeux bleus de Zahra, selon les termes du CSA, « présente systématiquement les Israéliens et les juifs de manière avilissante, sous les traits de personnages sans scrupules, prêts notamment à prendre les yeux d'une enfant ».

Selon la loi française, l'incitation à la haine raciale et la négation de l'Holocauste sont des infractions.

Alors que l'anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz approchait, les médias contrôlés par le gouvernement ont publié une suite d'articles dans lesquels l'Holocauste était décrit comme un « mensonge historique ».[1] La chaîne Sahar a déjà été critiquée pour la diffusion d'émissions antisémites.[2]

Le CSA est une autorité administrative indépendante du gouvernement français. Les neufs membres du conseil sont nommés pour un tiers par le Président de la République, un tiers par le Président du Sénat, et un tiers par le Président de l'Assemblée Nationale.

La France est déjà plusieurs fois intervenue pour faire arrêter la diffusion sur son territoire de télévisions étrangères diffusant régulièrement des messages antisémites. Le 13 décembre 2004, le Conseil d'État français, à la requête du CSA, a ordonné à Eutelsat de cesser de diffuser en France la télévision du Hezbollah, Al Manar.

Références