1914

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 Cette page concerne l'année 1914 (MCMXIV en chiffres romains) du calendrier grégorien.

1914 est une année commune commençant un jeudi.

En bref[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

L’Afrique coloniale en 1915
  • Janvier : révolte des Holli contre l’administration coloniale au Dahomey, écrasée provisoirement le 10 mai ; le mouvement reprend après l’arrestation d’un Holli le  ; les principaux chefs holli, dont Otoutou-Bi Odjo, sont arrêtés le . La révolte se prolonge et de nombreux Hollis s’exilent au Nigeria[1].
Un officier allemand tire sur les forces britanniques du Nigeria à Garoua pendant la campagne du Kamerun. Les troupes britanniques attaquent Garoua une première fois le 25 août mais doivent battre en retraite le 31[4].
  • 5 août : les troupes françaises du Congo attaquent et occupent Bonga et Zinga, cédées à l’Allemagne en 1911. Début de la campagne du Kamerun (fin le ). Britanniques, Français et Belges encerclent le territoire allemand et installent un blocus maritime[5].
  • 8 août : pendaison du roi douala Rudolf Duala Manga Bell (en), accusé de haute trahison par les Allemands, alors qu’il résistait à l’expropriation des terres côtières du clan Bell, au Kamerun[6]. Elle est suivie de plusieurs exécutions.
  • 13 août : le gouvernement colonial crée les Carrier Corps, chargé de mobiliser des porteurs au Kenya. Cinq unités de 1 000 hommes chacune sont recrutées dès le 11 septembre ; le , l’enrolement forcé dans les Carrier Corps est autorisé par les autorités coloniales[7].
Le corps expéditionnaire britannique au Togo en 1914.
  • 26 août : reddition du Togo allemand. Le gouverneur Hans Georg von Doering, envoie des télégrammes à ses homologues du Dahomey, de la Gold Coast et de l’AOF pour leur proposer la neutralisation du Togo. Ceux-ci refusent, et les troupes de l’Entente envahissent le protectorat. Les troupes allemandes, prises en étau, se concentrent autour de Kamina pour y défendre la station de radio qui permet les communications avec l’extérieur. Elles préfèrent faire sauter le poste plutôt que de le laisser aux Alliés. Le 26 août, le Togo tout entier se rend. Français et Britanniques se partagent le territoire lors de la conférence d’Atakpamé le 27 août[8].

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1914 au Canada et 1914 aux États-Unis.
  • 29 mai : le naufrage de l'Empress of Ireland dans l’estuairm du 8ahref="http://fr.wikiwix.com/?lang=fr&action=Fleuve%20Saint-Laurent" title="Fleuve Saint-Laurent">fleuve Saint-Laurent fait 1012 morts[24].
  • 3 octobre : un premier bataillon canadien de 32 000 hommes prend le bateau pour aller se battre en Europe[31].

Mexique[modifier | modifier le code]

21 avril : occupation de Veracruz
Article détaillé : Révolution mexicaine.
  • 9 avril : affaire de Tampico (en). Des marins américains du Dolphin, qui se sont rendus à terre pour acheter du carburant sont arrêtés par les autorités mexicaines. L’incident sert de prétexte à l’intervention américaine au Mexique[35].
  • 14 avril : combat de Topolobampo[36].
  • 21 avril : intervention des États-Unis à Veracruz. Les Européens jouent la carte de Huerta, tandis que les États-Unis lui sont hostiles. Après l’arrestation de marins américains à Tampico, mille marines débarquent à Veracruz, interrompant l’approvisionnement en arme du dictateur. Les États-Unis décrètent le blocus et rompent les relations diplomatiques avec le Mexique[37].
  • 6 décembre : Carranza est écarté de la présidence et doit de réfugier à Veracruz, tandis que les armées de Pancho Villa et de Emiliano Zapata font une entrée triomphale à Mexico au terme de quatre ans de luttes révolutionnaires[41].
  • 12 décembre : Carranza reconnaît, par des additions au plan de Guadalupe (es), le Plan de Ayala (es) et la nécessité d’une réforme agraire radicale et de changement sociaux en faveur de la classe ouvrière[28].

Asie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Débarquement des troupes japonaises pendant la bataille de Qingdao
Mouvements des troupes allemandes pendant le siège de Qingdao
  • 27 avril : convention de Simla entre le Royaume-Uni, le Tibet et la République de Chine et à l’issue de la conférence de Simla, en Inde. Adoption de la ligne McMahon et division du Tibet en un « Tibet Extérieur » sous l’administration du gouvernement du Dalaï Lama et un « Tibet Intérieur » où Lhassa aurait l’autorité spirituelle uniquement. Les deux secteurs sont considérés comme étant sous la « suzeraineté » chinoise. L’accord, ratifié le 3 juillet par les Britanniques et les Tibétains, est finalement contesté par Pékin[43].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 5 février : rencontre d’Abdallah et de Kitchener au Caire. Abdallah, fils du chérif de La Mecque Hussein, entre en contact avec Kitchener, consul britannique d’Égypte, et réclame un soutien britannique à une plus grande autonomie du Hedjaz et des livraisons d’armes. Kitchener ne répond pas à ces demandes mais souligne la sympathie de son pays pour la cause du Hedjaz[50].
8 février : projet de réforme de l’Arménie.
  • 8 février (26 janvier du calendrier julien) : traité de Yeniköy[51]. Protocole signé entre le grand vizir ottoman Sayid Halim et le chargé d’Affaire russe Koulguévitch, sous la pression de la France, du Royaume-Uni et de l’Empire russe pour appliquer les réformes prévues par le traité de Berlin. Il prévoit que les provinces arméniennes, les sept vilayets orientaux, serait partagées en deux secteurs (nord : Erzeroum, Sivas, Trébizonde ; sud : Van, Bitlis, Diarbékir, Kharpout). À la tête de chacun, un secrétaire général européen nommé par la Porte mais présenté par les Puissances, et investi de pouvoirs étendus, contrôlerait l’application des réformes prévues par les traités antérieurs. Un Hollandais et un Norvégien sont désignés et rejoignent leur poste en juillet. Le protocole sera rompu par la guerre[52].
  • 12 février : accord franco-allemand déterminant les zones ferroviaires des deux puissances en Syrie du Nord. La France obtient un droit exclusif en Syrie et en Palestine, confirmé le 9 avril par un accord franco-turc[53].
  • 9 avril : accord financier franco-turc. La France autorise l’émission par la Banque ottomane d’un emprunt de 800 millions de francs destiné au redressement de la Turquie ruinée par les guerres balkaniques, en échange de commissions de chemins de fer et de ports[53].
  • Juillet : 8e Assemblée générale du parti arménien Dachnak à Erzeroum. Au nom du loyalisme envers les pays où ils sont établis, les Arméniens refusent le projet allemand proposé par les Jeunes-Turcs d’organiser un soulèvement avec les Géorgiens et les Azéris contre les Russes en Transcaucasie, malgré la promesse de la création d’une Arménie autonome dans le cadre d’un État tampon transcaucasien placé sous contrôle turc[55]. En refusant, le Dachnak est condamné à combattre du côté russe.
Recrutement pour la guerre sainte par l’armée turque près de Tibériade.
Le deuxième bataillon de volontaires arméniens du Caucase, novembre 1914
  • Août : à Tiflis, l’évêque Mesrop, le maire Alexandre Khatissian et le Dr. Ivan Zavriev, responsable du Bureau national arménien, acceptent la suggestion du vice-roi du Caucase de former des corps de volontaires arméniens[55]. Une légion de 8 000 volontaires arméniens est levée par le Bureau national arménien en octobre.

Europe[modifier | modifier le code]

6 février : discours de Gustave V de Suède remettant en cause le gouvernement. Gustave V souhaite exercer un pouvoir personnel dans le domaine de la Défense et des Affaires étrangères. Il profite d’une campagne d’opinion culminant avec une manifestation de paysans marchant sur Stockholm, qui met en difficulté le gouvernement libéral de Karl Staaff, pour mettre en place un cabinet « neutre », surtout composé de fonctionnaires, conduit par Hammarskjöld, qu’il tient bien en main. Officiellement, la Suède observe une stricte neutralité, mais le roi et le gouvernement manifestent une tendance favorable à la Triple-Alliance, tandis que les libéraux et les sociaux-démocrates penchent vers la France et le Royaume-Uni.
  • 20 mai : le général allemand Moltke demande à la Wilhelmstrasse de faire des préparatifs politico-militaires en vue d’une guerre préventive contre la Russie et la France[74].
Arrestation de Gavrilo Princip.
Soldats d’infanterie prenant part à la défense de Liège dans les faubourgs d’Heistal.
6 août : le Parlement britannique décide recruter des volontaires pour la Kitchener's Army.
Août : l’infanterie russe le long d’une voie ferrée
24 août : arrivée de réfugiés belges à Paris
La bataille de Tannenberg vue par une gravure allemande de 1914.
4 septembre : pacte de Londres. Allégorie russe de la Triple-Entente de 1914
Sous-marin allemand U9