Christian Defaye

Un article de Wikipedia, l'encyclopedie libre.
Sauter a la navigation Sauter a la recherche
Christian Defaye
Christian Defaye Monsieur Spécial Cinéma.
Surnom Monsieur Spécial Cinéma
Naissance
Villefranche-sur-Saône (France)
Nationalité  Français
Décès (à 62 ans)
Genève (Suisse)
Profession journaliste

Christian Defaye, né le à Villefranche-sur-Saône et mort le à Genève, est un journaliste français, animateur durant 23 ans de l’émission hebdomadaire Special Cinema puis de l’émission Tout va bien sur la RTS[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né un 6 août 1934 à Villefranche-sur-Saône, Christian Defaye s’installe à Lyon avec sa mère en 1939. Il y vivra sa jeunesse et fait ses études dans un internat religieux pendant toute la durée de la guerre jusqu’à son baccalauréat. À la suite de quoi il monte à Paris pour passer sa licence en Sciences-Politique.

Il est remarqué en même temps que Philippe Labro et Pierre Bouteiller lors d’un concours lancé par Europe 1. En 1956, à 22 ans, Maurice Siegel le recrute pour tenir la rubrique météo d'Europe 1, ce qu'il fera jusqu'en 1959[1].

En 1959, il rejoint la presse écrite en devenant reporter au Progrès de Lyon. Pendant son stage à Lyon, il participe notamment à l’enquête sur l’affaire Deveaux – contre-enquête sur un assassinat - menée avec l’écrivain Bernard Clavel, Frédéric Pottecher et Daniel Sarne, devenue par la suite un livre édité chez Denoël dans une collection dirigée par Jacques Lanzmann. En 1963, il y fonde le mouvement des journalistes internationaux.

La même année, il entre à la Tribune de Lausanne où il monte un service de reportage. Pendant cette période il aborde notamment une autre vaste enquête intitulée Les nazis parmi nous réalisée en 1967 avec la collaboration de Max Syfrig qui, après sa parution, a été éditée en brochure par cette même Tribune de Lausanne devenue le quotidien le Matin.

Par ailleurs, il continue sa carrière de journaliste de presse écrite en commettant régulièrement des articles, en particulier pour le journal La Suisse. Il s'engage également auprès d'autres journaux sur des sujets qui le passionnent comme la gastronomie. Il fut un contributeur régulier de Plaisir Gastronomie Magazine, une publication romande.

Journaliste de télévision[modifier | modifier le code]

En 1968, il entre à la télévision ou il commence sa carrière au sein de la rubrique d’actualité Carrefour, confiné à la cabine de commentaire des sujets d’actualités régionales présentés par les vedettes de l’époque. Il partage le bureau d’Eric Lehmann, qui deviendra plus tard Président de la SSR. Quelques mois plus tard arrive enfin la couleur qui va révolutionner la télévision et la manière d’y travailler. Carrefour sera la première émission diffusée en couleur.

Christian Defaye et Eric Lehmann sont choisis pour la présenter. Le top départ est donné pour une série de reportages émissions réalisés avec diverses équipes de la TSR. Avec son ami Jean Claude Chanel, ils conçoivent l’émission réalisée au pénitencier de Bochuz avec Johnny Hallyday auquel s’est joint Raymond Devos.

En avril 1972, il lance avec son confrère Eric Lehmann Bon dimanche Mr X, une émission allant à la rencontre du public afin de découvrir des personnalités romandes et leurs histoires. En 1974, avec Christian Zender et Christiane Cusin, ils lancent une émission pirate, Spécial_Cinéma, sans budget, qui se faufile entre les retransmissions sportives du mercredi. Sans aucun moyen, cette émission va occuper l’espace du lundi dès 1974 et s’imposer rapidement parmi les programmes les plus populaires de la Télévision Suisse Romande.

Avec plus de 950 émissions présentées et 1 500 invités reçus, Christian Defaye est l'un des journaliste/producteur ayant l'une des carrières les plus riches du paysage audio-visuel suisse. Claudette Defaye-Cottagnoud le rejoint dès 1975 pour tout ce qui concerne l’actualité et la bibliographie du cinéma au sein de la rubrique Cinerama. Ils formeront un couple à la ville comme à la télévision, jusqu'au décès de Christian Defaye, en 1997. Elle poursuivra la présentation de la rubrique d'actualité cinématographique de la Télévision Suisse Romande dans l'émission, qui fut rebaptisée Vive le Cinéma, et ce jusqu'en mars 2004.

Directeur de chaîne de télévision[modifier | modifier le code]

Un premier mandat est demandé à Christian Defaye en 1990 pour l'amélioration qualitative des productions de Télécinéromandie, une chaîne télévisée à péage spécialisée dans la diffusion de contenu lié au cinéma.

En 1991, les investisseurs lui demande de reprendre la direction générale de Télécinéromandie avec comme but de lui insuffler une nouvelle vie. Cependant, la santé financière chancelante de la chaîne ne lui offre pas l'opportunité de la faire revivre. En juin 1991, il doit se résoudre à abadnonner. En parallèle, il poursuivra sa carrière de producteur et présentateur pour la RTS.

Animateur de télévision[modifier | modifier le code]

De 1991 à 1997, il poursuivra la présentation de l'émission Spécial Cinéma jusqu'à ce que la maladie ne l'écarte définitivement de l'antenne le 19 mai 1997.

En 1992, il commente la 17e nuit des Césars pour la RTS et Antenne 2[2]. En parallèle, cet assoiffé de travail lance en septembre 1993 une nouvelle émission d'interview et débats Intitulée Tout va bien où il reçoit de nombreux invités durant les quatre années de diffusion, dont notamment la conseillère Fédérale déchue Elisabeth Kopp, Nicolas Hayek, Roger Pfund, Henri Dès, ou encore Frédy Girardet. Pendant 24 ans il assure la présentation de l'émission Spécial Cinéma et la production de plus de 950 émissions hebdomadaires.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie une première fois en 1964 Heidy Stauffer à Pully. Ils divorcèrent deux ans plus tard. En 1972, dans les studios de la télévision, il rencontre la speakerine Claudette Cottagnoud[3], qui deviendra sa femme.

Décès[modifier | modifier le code]

Il disparaît le 23 juillet 1997 emporté par la maladie à son domicile genevois. Alain Delon lui rendra hommage en l'évoquant comme cela : « Les hommages rendus au cinéma sous cette forme exclusive sont rares et il faut les préserver dans l’intérêt compris des professionnels, surtout s’ils sont livrés par des gens compétents tels que Christian Defaye »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Chrsitian Defaye, un dernier bonsoir », Le nouveau quotidien,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Journal de Genève - 22.02.1992 - Pages 42/43 », sur www.letempsarchives.ch (consulté le 17 mars 2017)
  3. (de) « Defaye-Cottagnoud Claudette », sur swiss-data-history.com (consulté le 17 mars 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Portail des médias
  • Portail de Genève et son canton
  • Portail de la France