Fortifications de Rouen

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Fortifications de Rouen
Coordonnées 49° 26′ 36″ Nord, 1° 06′ 00″ Est
Pays France
Région historique Normandie
Localité Rouen

Géolocalisation sur la carte : France

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Géolocalisation sur la carte : Rouen

Les fortifications de Rouen se sont développées avec le temps. Trois enceintes successives ont protégé la ville, dont la dernière suit le tracé des boulevards.

Historique[modifier | modifier le code]

La première enceinte[modifier | modifier le code]

Le tracé des fortifications a suivi le développement de la ville. Celle-ci s'entoure de remparts dès le IIIe siècle. Inscrite dans un rectangle, cette première enceinte est limitée au nord par la rue des Fossés-Louis-VIII, à l'est par le Robec au niveau de l'actuelle rue de la République et à l'ouest par la rue Massacre. La limite sud n'est pas clairement définie, le cours de la Seine ayant évolué avec le temps.

La deuxième enceinte[modifier | modifier le code]

Jardins de l'hôtel de ville avec au premier plan les restes de la deuxième enceinte.

La troisième enceinte[modifier | modifier le code]

Ce plan de Jacques Gomboust permet de voir l'enceinte de la ville en 1655.

Les forteresses[modifier | modifier le code]

Château de Rollon[modifier | modifier le code]

Le palais ducal[modifier | modifier le code]

Construit par Richard Ier de Normandie, il était situé à l'angle sud-est de la ville médiévale. Ruiné par un incendie en 1200, Philippe Auguste fait araser les restes du palais ducal.

Article détaillé : Tour de Rouen.

Le château de Bouvreuil[modifier | modifier le code]

Construit de 1204 à 1210 sur la colline Bouvreuil, par Philippe Auguste, roi de France, à la suite de la conquête en 1204 du duché de Normandie. Il est démantelé par Henri IV en 1591. Seul subsiste aujourd'hui le donjon dit tour Jeanne d'Arc. C'est au château de Rouen que Jeanne d'Arc est emprisonnée en décembre 1430 et jugée.

Article détaillé : Château de Rouen.

Le Vieux Palais[modifier | modifier le code]

Construit à partir de 1419 par Henri V, roi d'Angleterre, il marque l'emprise de l'Angleterre à la suite de leur conquête de la ville de Rouen. Il était situé à l'angle sud-ouest afin de surveiller le trafic fluvial. Il ne reste rien aujourd'hui de ce château.

Article détaillé : Vieux Palais (Rouen).

La barbacane[modifier | modifier le code]

Le fort Sainte-Catherine[modifier | modifier le code]

Le Clos des Galées[modifier | modifier le code]

C’était au Moyen Âge le chantier naval et l’arsenal de Rouen. Philippe le Bel l’installa en 1293 à peu près à l’emplacement de la cité administrative actuelle. Il était le plus ancien du royaume et remplissait des fonctions d’accueil, d’entretien, de construction et d’armement des vaisseaux royaux. Défendu par des murs et un fossé, il comportait un bassin (l’estang), des cales sèches, des magasins, des ateliers de charpenterie, de couture et de fabrication d’armes. Les forêts de Roumare et du Rouvray l’approvisionnaient en bois tandis que le fer venait du pays d'Ouche. Quant au chanvre, filé dans les environs, il servait à confectionner cordes et voilures.

En 1418, à l’approche des Anglais, les Rouennais brûlent tous les équipements et le Clos ne sera reconstruit qu’en 1451. La création du port du Havre par François Ier signe alors l’arrêt de mort du Clos des Galées avec un dernier bateau construit en 1532[1].

Les portes[modifier | modifier le code]

  • Porte Saint-Eloi
  • Porte de la Vicomté
  • Porte des Cordeliers
  • Porte Sarrazine
  • Porte de la Boucherie ou de la Poissonnerie
  • Porte Grand-Pont
  • Porte de Paris
  • Porte de la Tuile ou de Saint-Cande - porte du Bac
  • Porte de la Vieille-Tour ou porte Dorée ou porte du Vent d'aval
  • Porte de la Halle au blé ou porte d'Elbeuf
  • Porte Jean Lecœur
  • Porte Guillaume Lion
Article détaillé : Porte Guillaume-Lion.
  • Porte Martainville
  • Porte Saint-Hilaire
  • Porte Beauvoisine
  • Porte Bouvreuil
  • Porte Cauchoise

Les traces aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Porte Guillaume-Lion donnant d'un côté sur le quai de Paris et de l'autre sur le square Guillaume-Lion.

Des diverses portes qui parsemaient les remparts, seule la porte Guillaume-Lion est aujourd'hui conservée. Toutefois, celle-ci ne se trouve pas à sa place d'origine et a été déplacée lors de la Reconstruction.

La casemate de la Porte d'Arras[modifier | modifier le code]

Des travaux au collège Barbey-d'Aurevilly, ancien hôtel d'Arras, ont permis de mettre au jour un pan de 40 m de longueur de la muraille, à 1,50 m de profondeur. La casemate, ouvrage militaire de la fin du XVe siècle, est située au pied du rempart au fond du fossé, aujourd'hui occupé par le boulevard de la Marne. Elle avait pour but d'éloigner les canons ennemis des murailles. Elle assurait la défense des fossés entre la porte Cauchoise et le château Bouvreuil. Ses dimensions intérieures sont de 12 m sur 3 m et une hauteur sous voûte de 4 m. Son accès se fait par un escalier de 37 marches, puis un souterrain de 25 m de long.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [http//www.ptit-pat-rouennais.fr « Le clos des galées »], sur Daniel Caillet du P'tit Pat rouennais,‎ (consulté le 9 décembre 2016).
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