Pont-Lafrance

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Pont-Lafrance
Administration
Pays Canada
Province Nouveau-Brunswick
Région Péninsule acadienne
Subdivision régionale Gloucester
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Démographie
Population 746 hab. (2011 en diminution)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 00″ nord, 64° 58′ 49″ ouest
Superficie 655 ha = 6,55 km2
Divers
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 130070
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick

Pont-Lafrance

Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick

Pont-Lafrance

Pont-Lafrance[1],[2],[3], parfois appelé Pointe-Lafrance[4], est un village de la Péninsule acadienne, dans le comté de Gloucester, au nord-est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick. C'est un district de services locaux fusionné au Grand Tracadie-Sheila le .

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.
Monument au Père Lafrance à Tracadie-Sheila.

Pont-Lafrance est nommé en l'honneur de François-Xavier Lafrance (1814-1867), prêtre et fondateur du Collège Saint-Joseph[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont-Lafrance est généralement considéré comme faisant partie de l'Acadie[6].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Pont-Lafrance est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années)[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Péninsule acadienne.

Logement[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la paroisse de Saumarez[8] comptait 2911 logements privés en 2006, dont 2615 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 86,0 % sont individuels, 6,9 % sont jumelés, 0,0 % sont en rangée, 1,0 % sont des appartements ou duplex et 1,7 % sont des immeubles de moins de cinq étages. Enfin, 4,0 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. 85,9 % des logements sont possédés alors que 14,1 % sont loués. 72,7 % ont été construits avant 1986 et 15,1 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,2 pièces et 0,0 % des logements comptent plus d'une personne habitant par pièce. Les logements ont une valeur moyenne de 74 518 $, comparativement à 119 549 $ pour la province[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pont-Lafrance est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuel côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy[10].

En 1825, le territoire est touché par les Grands feux de la Miramichi, qui dévastent entre 10 000 km2 et 20 000 km2 dans le centre et le nord-est de la province et tuent en tout plus de 280 personnes[11],[12].

Pont-Lafrance est l'une des localités organisatrices du IVe Congrès mondial acadien, en 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village comptait 760 habitants en 2006, comparativement à 754 en 2001, soit une hausse de 0,8 %. Il y avait 308 logements individuels, dont 279 occupés par des résidents habituels[13].

Pour l'ensemble de la paroisse de Saumarez[8], l'âge médian est de 42,4 ans, comparativement à 41,5 pour la province. 85,5 % de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8 % pour la province. Les femmes représentent 49,5 % de la population, comparativement à 51,3 % pour la province. Chez les plus de 15 ans, 39,7 % sont célibataires, 44,7 % sont mariés, 5,4 % sont séparés, 4,4 % sont divorcés et 5,9 % sont veufs[14],[15].

Les autochtones représentent 1,6 % de la population[16] et 0,3 % des habitants font partie d'une minorité visible[17]. Les immigrants représentent 0,4 % de la population, 99,9 % des habitants sont citoyens du Canada et 99,3 % sont issus de familles établies au Canada depuis trois générations ou plus[18].

La langue maternelle est le français chez 97,0 % des habitants, l'anglais chez 2,1 %, les deux langues chez 0,4 % et 4,4 % sont allophones. 36,5 % de la population peut communiquer dans les deux langues officielles, 62,9 % sont unilingues francophones, 0,5 % sont unilingues anglophones et 0,1 % ne connaissent ni le français ni l'anglais. Le français est parlé à la maison par 96,8 % des gens, l'anglais par 1,8 %, les deux langues par 1,2 % et une langue non officielle par 0,2 %[19]. Le français est la langue de travail de 91,5 % des employés, l'anglais de 6,0 % et 2,2 % des employés utilisent les deux langues[20].

51,7 % des habitants âgés de plus de 15 ans possèdent un certificat, diplôme ou grade post-secondaire, comparativement à 44,6 % pour la province[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprise Péninsule, un organisme basé à Tracadie-Sheila faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[22].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Pont-Lafrance est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Louis McLaughlin    
         
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Pont-Lafrance fait partie de la Région 4[23], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [24]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[25]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[25]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[26].

Le , Pont-Lafrance rejoindra la nouvelle municipalité régionale du Grand Tracadie-Sheila. Cette constitution fait suite à un plébiscite tenu en décembre 2013. La nouvelle municipalité comprendra dix-neuf autres districts de services locaux ainsi que la ville de Tracadie-Sheila[27].

Représentation[modifier | modifier le code]

Nouveau-Brunswick: Pont-Lafrance fait partie de la circonscription de Tracadie-Sheila, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Claude Landry, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2006 puis réélu en 2010.

Canada: Pont-Lafrance fait partie de la circonscription fédérale d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[28].

Infrastructures et services[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Les élèves francophones bénéficient d'écoles à Rivière-du-Portage–Tracadie Beach et à Tracadie-Sheila. La ville de Shippagan compte le CCNB-Péninsule acadienne et un campus de l'Université de Moncton.

Les anglophones bénéficient d'une école à Brantville accueillant les élèves de la maternelle à la huitième année. Ils doivent ensuite poursuivre leurs études à Miramichi. Les établissements d'enseignement supérieurs anglophones les plus proches sont à Fredericton ou Miramichi.

Il y a une bibliothèque publique à Tracadie-Sheila. Le bibliobus du Nord fait toutefois un arrêt à Pont-Lafrance[29].

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est situé à Tracadie-Sheila. Le poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick et l'hôpital les plus proches sont aussi à Tracadie-Sheila.

Existant depuis le , la Commission de gestion des déchets solides de la Péninsule acadienne (COGEDES) a son siège-social à Caraquet. Les déchets sont transférés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila et les matières non recyclables sont ensuite enfouies à Allardville.

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Les anglophones bénéficient quant à eux du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Canada, Nouveau-Brunswick. « Règlement du Nouveau-Brunswick 84-168 », art. 9 [lire en ligne (page consultée le 10 août 2012)]
  2. « Noms de lieux du Nouveau-Brunswick - Pont-Lafrance », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick (consulté le 10 août 2012).
  3. « Hockey - Les frères Brideau à la conquête de New York », L'Acadie Nouvelle,‎ (lire en ligne)
  4. « Profils des communautés de 2011 - Pointe-LaFrance », sur Statistique Canada (consulté le 10 août 2012).
  5. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, p.220.
  6. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), p. 141.
  7. (en) [PDF] Ministère des Ressources naturelles et de l'énergie du Nouveau-Brunswick, « Bedrock Geology of New Brunswick », (consulté le 19 juin 2009)
  8. a et b Le Nouveau-Brunswick est traditionnellement divisé en paroisses et Statistique Canada fournit uniquement des données détaillées pour les municipalités et les parties non constituées des paroisses, alors qu'elle fournit uniquement la population, la superficie, la densité de population et le nombre de logements pour les DSL ne correspondant pas aux limites des paroisses. La paroisse de Saumarez inclut les DSL de Benoit, de Canton-des-Basques, de Gauvreau–Petit-Tracadie, de Haut-Sheila, de Leech, de Pointe-à-Bouleau, de Pont-Lafrance, de Rivière-à-la-Truite, de Saint-Irénée-et-Alderwood, de Saint-Pons, de Saumarez et de la paroisse de Saumarez. Elle contient aussi des portions de Pont-Landry, de Rivière-du-Portage–Tracadie Beach et de Val-Comeau. Pour plus de détails, voir Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick.
  9. Recensement Statistique Canada 2006 : Familles et ménages
  10. (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office, , 777 p., p. 109-110
  11. (en) J. Clarence Webster, Historical Guide to New Brunswick, Fredericton, New Brunswick Government Bureau of Information and Tourist Travel, , 119 p., p. 61-62.
  12. (en)« Great Miramichi Fire », sur http://www.gnb.ca/ (consulté le 29 août 2012).
  13. (fr) Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et localités désignées, recensements de 2006 et 2001 - Données intégralesStatistique Canada
  14. Recensement Statistique Canada 2006 : Population
  15. Recensement Statistique Canada 2006 : Familles et ménages
  16. Recensement Statistique Canada 2006 : Peuples autochtone
  17. Recensement Statistique Canada 2006 : Minorité visible
  18. Recensement Statistique Canada 2006 : Immigration et citoyenneté
  19. Recensement Statistique Canada 2006 : Langue
  20. Recensement Statistique Canada 2006 : Langue de travail
  21. Recensement Statistique Canada 2006 : Scolarité
  22. « District de services régionaux 4 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 28 juillet 2011).
  23. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  24. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  25. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  26. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  27. « Création de la Municipalité Régionale du Grand Tracadie-Sheila » [PDF], (consulté le 29 mars 2014)
  28. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  29. « Arrêts de bibliobus », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 4 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,
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