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23 février 2013[modifier | modifier le code]

Léo-Ernest Ouimet (16 mars 1877 - 2 mars 1972) était un pionnier du cinéma québécois.

Né à Saint-Martin-de-Laval, le fils d'un agriculteur, il a reçu une formation en génie électrique. Il travaille comme projectionniste au parc Sohmer et éclaire le Théâtre National, puis commence à présenter ses propres spectacles. En 1904, il utilise son «cinétoscope» pour projeter les résultats de l'élection canadienne.

Au mois de janvier 1906, il crée le Ouimetoscope, le premier cinéma de Montréal, qui a au départ 500 sièges. Ayant soixante-quinze piastres dans sa poche, il en paye cinquante en loyer pour un mois. Le mot Ouimetoscope était une idée de son collaborateur Gustave Conte, rédacteur du journal La Patrie.

Il filme sa famille dans ses premières productions, qui sont très populaires auprès du public. Il gagne 5 000 dollars pour acheter une automobile l'année suivante. Son Ouimetoscope vient sept ans avant les premières grandes présentations sur Broadway. Il coûte entre 10 et 35 cents pour entrer et des instruments de musique sont joués à l'intérieur. Les hommes doivent s'asseoir séparés des femmes.

En 1907, Ouimet agrandit son parc en une véritable cathédrale de 1 200 sièges. Il est le réalisateur de Mes espérances en 1908. Ouimet s'intéresse aussi à l'explosion de Halifax, au nouveau pont de Québec et à la venue du maréchal Joffre. Le congrès eucharistique de Montréal de 1910 et l'affaire de la gare Windsor l'intéressent également.

Ouimet rencontre des difficultés parce que ce n'est qu'en 1912 qu'il peut diffuser ses films le dimanche, ce qui ne plaît pas à monseigneur Bruchési. Un de ses plus grand succès est la distribution du film Les périls de Pauline, pour lequel l'actrice Pearl White reçoit une invitation de New York. En 1915, il crée la société «Specialty Film Import».

Il doit finalement vendre son théâtre et en 1922, il part pour Hollywood, sans toutefois avoir la réussite qu'il croyait trouver. Le Ouimetoscope perd son nom en 1924, année où il réalise Why get married?.

De retour à Montréal en 1933, il exploite le cinéma parlant qui se fait en France. Ouimet est financièrement ruiné à nouveau en 1935, car il a été poursuivi après qu'un feu tua deux personnes dans son théâtre. Il était de tradition que les salles de spectacle cessaient de chauffer les 1er mai. Le printemps 1935 ne fût pas très clément et la salle était glaciale, Ouimet mit donc une chauffrette dans sa loge sous son bureau. Il quitta quelques instants, mais en revenant, la chauffrette avait déjà causé l'incendie. Plus tard, il enseigne au séminaire de Sainte-Thérèse. La plupart des films qu'il a réalisés sont aujourd'hui disparus.


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2 décembre 2012[modifier | modifier le code]

Martin Villeneuve (né le 13 mars 1978 à Trois-Rivières) est un scénariste, un producteur, un réalisateur et un directeur artistique québécois, établi à Montréal.

Martin Villeneuve est né en 1978 à Trois-Rivières. Après des études collégiales en arts, lettres et communication au Collège Jean-de-Brébeuf, il a complété une majeure en cinéma à l’Université Concordia et un baccalauréat en design graphique à l’Université du Québec à Montréal.

Parallèlement à ses études universitaires, il a réalisé des courts métrages, dont Chrysanthème, présenté aux 18e Rendez-vous du cinéma québécois et finaliste au Festival Vidéo Formes de Clermont-Ferrand (France) pour le Prix de la Création Vidéo 2001. Il a travaillé comme réalisateur pigiste pour la télévision de Radio-Canada, et à titre de directeur artistique sur des courts métrages tels que Second Chance de Ricardo Trogi, puis a réalisé quelques vidéoclips. Il a également signé des affiches de cinéma, dont celle du film Québec-Montréal qui a récolté en 2002 le prix Travelling Laurentides de la meilleure campagne de lancement.

En 2002, il a remporté la bourse de l’agence Sid Lee (anciennement Diesel) pour la qualité de son portfolio. Les trois années suivantes, il a travaillé comme directeur artistique au sein de l’agence, en particulier pour le Cirque du Soleil. À ce titre, il a participé à la conception des campagnes publicitaires des spectacles Zumanity, et Corteo. Pigiste depuis 2005, il a notamment réalisé les publicités télévisuelles des spectacles DELIRIUM et Saltimbanco du Cirque du Soleil, de même que le site Web du projet immobilier City Center pour MGM Mirage à Las Vegas.

Son photo-roman revisité Mars et Avril, paru en 2002, lui a valu un accueil enthousiaste de la part des médias et du public, en plus d’avoir été récompensé aux Alcuin Society Book Design Awards 2002 et aux Prix Grafika 2003. En lice pour un prix Bédélys, sa bande dessinée La voix du tonnerre a été lancée en 2004 au Québec et en Europe. En 2006, Mars et Avril a été réédité par Sid Lee et la Pastèque à l’occasion de la sortie du deuxième tome, intitulé À la poursuite du fantasme. Ce dernier a remporté un prix Alcuin Society 2006, a été finaliste au concours Lux 2007, et a raflé un prix Gutenberg 2008.

Martin Villeneuve vient de compléter son premier long métrage en tant que scénariste, réalisateur et producteur, Mars et Avril, adapté de ses romans graphiques éponymes. Mars et Avril a été sélectionné au 47e Festival international du film de Karlovy Vary en République tchèque dans la catégorie “Another View” (qui présente des films faisant preuve d’une approche artistique hors du commun), et a fait l’ouverture de la section FOCUS du Festival du nouveau cinéma de Montréal. Le film de science-fiction, qui met en vedette Jacques Languirand, Caroline Dhavernas, Paul Ahmarani et Robert Lepage, est sorti en salle en octobre 2012 et poursuit sa tournée des festivals internationaux.

Martin Villeneuve travaille actuellement avec les célèbres bédéistes François Schuiten et Benoît Sokal sur le scénario d’un film d’animation en images de synthèse, Aquarica, dont il assurera la réalisation.

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20 octobre 2012[modifier | modifier le code]

Réjean Tremblay est un journaliste et scénariste québécois né le à Saint-David-de-Falardeau.

Il fait ses débuts à La Presse en 1974. Il couvre 12 Jeux olympiques à partir de 1976. Spécialiste de hockey et chroniqueur, il suit le Canadien pendant plusieurs années et couvre les grands prix de Formule 1 pendant huit ans. On lui doit une vingtaine de miniséries et de téléséries, qui ont toutes connu de très grands succès médiatiques. De Lance et compte à Casino en passant par Scoop, Urgence, Miséricorde ou Réseaux. Son parcours a été récompensé par quatre prix Gémeaux et le prix Jules-Fournier en 1983.

Réjean Tremblay obtient en 1965 deux baccalauréats, en lettres et en pédagogie, de l'Université Laval. Il débute sa carrière à titre de professeur de latin et de grec dans deux écoles de la ville de Chicoutimi, au Saguenay, profession qu'il exerce jusqu'en 1974.

Sa carrière s'oriente vers le journalisme lorsqu'il décroche un poste de journaliste à temps partiel au Progrès-Dimanche. Il quitte alors l'enseignement pour devenir chroniqueur au journal Le Quotidien le jour de sa toute première parution en 1973. En 1974 il est recruté comme journaliste pigiste au prestigieux quotidien La Presse de Montréal. Il passe rapidement à la section des sports en 1975 et est affecté à la couverture des matchs de hockey sur glace des Canadiens de Montréal.

Au fil de sa carrière, ce spécialiste de l'univers entourant le hockey professionnel assure la couverture de nombreux évènements sportifs aux quatre coins de la planète. À la suite du décès tragique du coureur automobile Gilles Villeneuve en 1982 à Zolder, il décrit à travers ses chroniques les réactions immenses de tristesse et de stupéfaction chez les tifosis. Il couvre régulièrement les activités du championnat de Formule 1 dès ses débuts à titre de journaliste sportif.

Ce passionné du sport signe également plusieurs chroniques et élabore de nombreux reportages sur le tennis professionnel et le football canadien. Se décrivant lui-même comme un « mordu du sport », il n'hésite pas à donner son opinion d'éditorialiste sur certains athlètes et à alimenter la controverse. Ses talents de rédacteur le conduisent progressivement à l'écriture télévisuelle.

En 1986, il scénarise, avec l'auteur Louis Caron, les tout premiers épisodes de la série Lance et compte, qui devient un succès populaire. Jacques Jacob sera plus tard son nouveau collaborateur. Il écrit, en collaboration avec sa compagne d'alors Fabienne Larouche, plus d'une dizaine de miniséries et de téléséries, les plus notoires étant Scoop (1992), décrivant l'univers tumultueux du journalisme à sensation. Il écrit, seul, Réseaux en 1997, relatant les conjonctures imprévisibles du monde télévisuel, et, Casino en 2006, dépeignant avec force les magouilles entourant la gestion d'un casino ainsi que le thème du jeu compulsif, problème social dans la société québécoise. En parallèle, il continue d'écrire la série Lance et compte.

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14 septembre 2012[modifier | modifier le code]

Philippe Lavalette est un directeur de la photographie et réalisateur québécois.

Philippe Lavalette a été formé à l'École nationale supérieure Louis-Lumière à Paris. Après s'être intéressé au cinéma expérimental (il signe avec Patrick Bokanowski l'image de L'Ange, en nomination à la Caméra d'Or à Cannes), il devient cinéaste au sein du CNRS où il filme et réalise de nombreux documents.

Établi au Québec mais répondant à de multiples engagements partout dans le monde, son parcours est jalonné de films documentaires au caractère intimiste. Citons De mémoire de chats - Les ruelles de Manon Barbeau pour lequel il obtient le prix Gémeaux de la meilleure photographie ou encore Visionnaires de Carlos Ferrand, qui obtient le prix «Best Cinematography» à Hot docs (Toronto). Son activité est continuelle dans le long-métrage où son travail, inventif, contribue à établir l'étrangeté des films. Citons Les pots cassés de François Bouvier, Hugo et le dragon de Philippe Baylaucq, La Brunante de Fernand Dansereau ou encore Le Ring d'Anaïs Barbeau-Lavalette, sa fille, qui réalise alors son premier long-métrage. Récemment, Lavalette a été sollicité pour signer la direction photo de «Mabul», une coproduction Israël/Canada, réalisé par Guy Nattiv, et pour lequel il obtient le prix de la meilleure cinématographie au festival de Haïfa. Dans la foulée, le film sera sélectionné à la Berlinale de 2011.

Réalisateur, Lavalette signe ponctuellement des films documentaires. Dans Tipolis, il suit le quotidien d'un jeune chef de poste nommé au cœur de Cité Soleil à Port-au-Prince (Haïti). Dans Sur les rives du Tapajos (prix Téléscience) il s'intéresse au travail d'une équipe de chercheurs de l'UQAM en plein cœur de l'Amazonie. Son film Un Gamin de Paris est retenu pour la collection permanente du Forum des images (Paris) comme au sein de la collection permanente de Hot docs (Toronto). Son dernier film, Chef Thémis, cuisinier sans frontières, outre ses multiples sélections dans de nombreux festivals de films, a reçu le «prix du public» aux Rendez-vous du cinéma québécois (2010), le prix «coup de cœur» au forum des médias Nord-Sud (Ouagadougou) et le prix Quintessence à Ouidah (Bénin). Lavalette a coréalisé avec Jean-Michel Djian la trilogie documentaire Rêver le français.

Philippe Lavalette a publié La Mesure du monde (Carnets d'un cinéaste-arpenteur) aux éditions marchand de feuilles.

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25 mai 2012[modifier | modifier le code]

Pierre Perrault (29 juin 1927 à Montréal, Québec23 juin 1999) est un cinéaste, un poète, un dramaturge et un réalisateur pour la radio. Il est considéré, avec Claude Jutra, comme l'un des plus grands cinéastes québécois.

En 1948, il débute des études en droit qu'il termine en 1954. Il pratiquera le droit deux années durant avant de se consacrer à l'écriture radiophonique.

Après une recherche entre Québec et Blanc-Sablon, Perrault réalise Au pays de Neufve-France, une série radiophonique diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 1956 et 1957.

Par la suite, avec le film-pilote Traverse d'hiver de l'Île-aux-Coudres réalisé en 1957 avec le réalisateur René Bonnière de Crawley Films d'Ottawa. La série de douze films produite en collaboration avec l'ONF et Radio-Canada est octroyée à partir d'un film-pilote Traverse d'hiver de l'Île-aux-Coudres en 1957.

Il fait du cinéma à partir de 1959. Il réalise Pour la suite du monde en 1963 avec Michel Brault. Par après, il réalise une quinzaine de films sur le vécu des gens : Acadiens, agriculteurs abitibiens, Montagnais de la Côte-Nord, chasseurs en quête de l'orignal, etc.

Paul Warren publiera un livre sur lui : Pierre Perrault, cinéaste-poète.

Sa vision nationaliste a, d'une certaine façon, accouché du cinéma québécois moderne. Il a aussi été un poète, et un dramaturge de talent, mais surtout et d'abord, réalisateur pour la radio. Car chez Perrault, c'est comme chez le bon Dieu. Au début, il y a le Verbe. Un verbe populaire anobli.

Bien que Perrault soit le cinéaste de la série sur l'Île aux Coudres, il a tourné sur la Côte-Nord du Saint-Laurent, en Abitibi, à Maniwaki, dans la vallée du fleuve Georges et sur la terre d'Ellesmere. L'intérêt pour son œuvre profondément humaniste a d'abord été plus grand en Europe qu'au Québec. Il est, avec Brault et Carrière, le créateur de ce chef-d'œuvre du cinéma qu'est Pour la suite du monde.

Grâce à son travail amoureux et attentif, un Québec qu'on aurait pu croire perdu à jamais a été fixé sur pellicule. Cela fait de ce cinéaste le classique essentiel pour comprendre non seulement le cinéma québécois, mais même les origines de sa culture actuelle.

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31 mars 2012[modifier | modifier le code]

Bernard Émond (1951 à Montréal - ) est un réalisateur, scénariste et producteur québécois.

Bernard Émond est né à Montréal en 1951. Anthropologue de formation, il a vécu quelques années dans le Grand Nord canadien, où il a travaillé à la télévision inuite.

Documentariste à ses débuts, il est arrivé à la fiction avec un long métrage d'une âpre beauté, La femme qui boit. Invité à participer à la Semaine internationale de la critique au Festival de Cannes en 2001, le film a soulevé l'enthousiasme de la critique au Québec et a fait remporter plusieurs prix à son interprète principale, Élise Guilbault.

Le second long métrage de ce réalisateur, 20h17 rue Darling, a lui aussi été sélectionné à la Semaine internationale de la critique, et a valu à Luc Picard le prix de la meilleure interprétation au festival du film francophone de Namur. En 2005, Bernard Émond a retrouvé Élise Guilbault pour son film La Neuvaine, récipiendaire du prix du meilleur long métrage québécois pour l'année 2005, selon l'Association québécoise des critiques de cinéma. En outre, ce film a également remporté trois prix au prestigieux festival de Locarno, dont le prix œcuménique, et a été sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux.

Toutes les œuvres de Bernard Émond sont habitées par ses thèmes de prédilection : la dignité et la fragilité humaines, et la perte des repères culturels.

Il a réalisé le documentaire Le temps et le lieu (2000), portant sur la disparition de la culture paysanne traditionnelle québécoise, de même que L'épreuve du feu (1997), qui traite de la douleur des sinistrés qui ont tout perdu dans un incendie, gagnant du prix du meilleur moyen métrage documentaire de l'Association québécoise des critiques de cinéma.

Dans La terre des autres (1995), Bernard Émond a établi un parallèle entre la situation des Palestiniens et celle des autochtones canadiens. Il a également réalisé L'instant et la patience (1994), tourné dans le foyer de personnes âgées où sa mère est décédée, et Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces (1992), un hommage à un inconnu mort dans un quartier ouvrier de Montréal, film qui a reçu le prix André-Leroux du meilleur moyen métrage.

En 2005, la Cinémathèque québécoise présentait une rétrospective de son œuvre. À l'automne 2006, Bernard Émond tournait Contre toute espérance, deuxième volet d'une trilogie sur les trois vertus théologales commencée avec La Neuvaine.

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26 février 2012[modifier | modifier le code]

Pierre Falardeau ( à Montréal à Montréal) est un cinéaste, écrivain et militant indépendantiste québécois.

Né en 1946 dans l'est de Montréal, Pierre Falardeau grandit à Châteauguay. Son père, Alphonse Falardeau (1914-1984), est employé dans une mercerie pour hommes puis directeur de la Caisse populaire de Châteauguay. Sa mère, détentrice d'un diplôme de maîtresse d'école, travaille dans une usine de l’Imperial Tobacco et n'enseignera qu'à partir de 45 ans.

Il entre au Collège de Montréal en 1959, où il se lie d'amitié avec Julien Poulin. À l'école, il s'intéresse surtout au sport.

À l'âge de quinze ans, parmi la poignée de livres se trouvant au domicile familial, il découvre avec grand intérêt une vieille édition de l'ouvrage Les Patriotes de 1837-1838 de Laurent-Olivier David, dans lequel figurent notamment des lettres écrites par Chevalier de Lorimier avant son exécution. « L'Histoire se révélait. Mon histoire. J'apprenais des mots nouveaux. Des mots absents de l'école. Absents de la radio. Absents de la télévision. Des noms de villages où des hommes s'étaient battus jusqu'à la mort pour la liberté et l'indépendance de leur pays. De mon pays. [...] L'Histoire soudain cessait d'être un mot abstrait. L'Histoire devenait essentielle, partie intégrante de ma vie. »

Falardeau raconte qu'il aurait eu son premier contact direct avec la politique en 1962, dans le contexte de la campagne électorale qui mènera à la réélection de Jean Lesage. Son père l'aurait emmené à une assemblée publique au Monument national organisée par « les Amis du docteur Philippe Hamel », qui appuyaient le projet de nationalisation de l'électricité proposé par le gouvernement libéral sortant. « Ce fut ma première leçon de politique. Avec mon père, je découvrais la détermination, l'acharnement et la patience. Il m'apprenait qu'il n'y avait rien de facile. Plus l'enjeu était grand, plus c'était difficile. »

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18 janvier 2012[modifier | modifier le code]

Philippe Falardeau est un réalisateur et scénariste né à Hull (Québec) en 1968.

Philippe Falardeau a étudié en sciences politiques et en relations internationales à l'Université d'Ottawa de 1985 à 1989, où il a reçu la Médaille d'argent de l'Université ainsi qu'une bourse commémorative. Après sa diplomation, il a travaillé deux ans en tant qu'analyste politique pour la Fédération des francophones hors Québec, où il a écrit Hier, la francophonie, un survol historique de la diaspora francophone canadienne. En 1991, il s'est inscrit à la maîtrise en relations internationales à l'Université Laval, mais il quittera la ville de Québec l'année suivante afin de participer à l'émission La course destination monde, diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Il a gagné l'édition 1992-1993 de la Course et a aussi raflé le prix du Centre de recherche pour le développement audiovisuel. Il a travaillé par la suite à Paris en tant que réalisateur pour l'édition française de l'émission Surprise sur prise, sur France 2. Il a travaillé comme cameraman sur le documentaire Attendre de Marie-Claude Harvey sur la situation au Sud-Soudan produit par l'Office national du film du Canada. Il a tourné par la suite un moyen-métrage satirique sur l'immigration asiatique au Canada (Pâté chinois). En 2000, il a réalisé son premier long-métrage, La Moitié gauche du frigo, avec Paul Ahmarani et Stéphane Demers. Son deuxième long-métrage, Congorama, a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs de l'édition 2006 du Festival de Cannes, pour ensuite gagner cinq prix Jutra en 2007, dont « meilleur film », « meilleure réalisation » et « meilleur scénario ». En août 2011, son film Monsieur Lazhar est présenté en avant-première au Festival international du film de Locarno, en Suisse. Le film raconte l'histoire d'un Algérien de 50 ans qui va prendre en charge une classe de 6e année à la suite du décès de leur institutrice. Bachir tissera des liens forts avec sa classe, mais ce dernier cache un lourd secret.

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15 décembre 2011[modifier | modifier le code]

L'incendie du Laurier Palace est l'une des pires tragédies du XXe siècle à Montréal. Le 9 janvier 1927, 77 jeunes enfants, entre 4 et 18 ans, perdent la vie dans un cinéma.

Inauguré en 1912, situé au 3215 rue Saint-Catherine Est, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, le Laurier Palace offre alors des séances de cinéma. Il est commun de constater dans ce genre d'établissement des incendies puisque la pellicule est alors faite de celluloïd, un matériau très inflammable. Et, malgré l'interdiction de fumer la cigarette et l'obligation d'être accompagné par un adulte pour les moins de 16 ans de l'établissement, plusieurs ne se conforment pas. Le film à l'affiche est Get 'Em Young. Près de 800 personnes passent le guichet ce dimanche-là. Cinq cents personnes s'installent au rez-de-chaussée et 300 autres, majoritairement des enfants, s'installent au balcon.

Lorsque le feu se déclare, la cohue est totale et chacun s'enfuit comme il peut. Les enfants installés au balcon ne peuvent sortir à cause d'une issue bloquée et d'un employé peu avisé. Ils s'empilent tragiquement jusqu'au plafond dans la cage d'escalier en cherchant à évacuer l'endroit enfumé. Ironiquement, le feu est maîtrisé en moins de 30 minutes par les pompiers de Montréal sans grande difficulté.

Trois enquêtes ont lieu pour démêler les causes de la tragédie, dont une commission royale orchestrée par le coroner Edward McMahon. Ce dernier recommande notamment que la réglementation soit appliquée avec plus de vigueur. Les propriétaires seront tenus criminellement responsables.

L'accident provoque une colère collective qu'endigue les autorités catholiques. On forme alors la Ligue de la sécurité de la province de Québec qui milite contre les accidents en proposant des programmes de sensibilisation dans les écoles.

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12 novembre 2011[modifier | modifier le code]

Michel Brault ( à Montréal -) est un directeur de la photographie, un cadreur, un réalisateur et un producteur québécois. Il est considéré comme l'un des meilleurs cinéastes québécois du cinéma direct. Il est le premier cinéaste à faire une esthétique de la caméra à l'épaule, pratique aujourd'hui incontournable. Cela seulement en fait déjà une figure importante du cinéma mondial.

Dans les années 1960, Michel Brault est le pont entre le Québec et la Nouvelle Vague française, notamment grâce à sa collaboration avec Jean Rouch, montrant en Europe les acquis alors récents du cinéma direct (ou « cinéma vérité » pour les anglophones).

Issus d'une famille aisée, Michel Brault fait ses classes à l'ONF comme éclairagiste à l'époque ou sévit l'éclairage hollywoodien dans les 'documentaires' tournés en studio. Son éclairage épuré s'inspirant de la lumière ambiante ; sa prédilection pour le grand angulaire ; sa grande mobilité définie par les déplacement des personnages ; ses cadrages centrés sur la figure humaine au détriment du décor -- tous ces choix proviennent d'une méconnaissance de la photographie. Ce sont des choix déterminés qui seront autant de révolutions au sein de l'ONF.

Il est de la plupart des œuvres phares du cinéma direct à l'Office national du film du Canada, notamment Les Raquetteurs (1958)-- premier exemple de caméra à l'épaule -- et Pour la suite du monde de Pierre Perrault (1963). Il signe aussi Les Ordres, film incontournable sur la Crise d'octobre survenue en 1970 au Québec et qui a reçu le prix de la mise en scène lors du Festival de Cannes 1975.

Passionné de technique, il collabore avec le fabricant de caméras Éclair à la création de caméras conçues spécialement pour le tournage à l'épaule. Par ses réflexions sur le médium, et par sa pratique, par sa polyvalence, et par son intelligence technique et théorique du cinéma, il aura une influence considérable, contribuant notamment à l'établissement d'une grande tradition de directeur de la photographie-cameraman québécois travaillant avec des équipes réduites, de façon très légère, et dont Pierre Mignot et André Turpin sont les descendants.

Il incarne l'esprit d'innovation et les préoccupations éthiques du cinéma vérité à la section française de l'ONF.

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6 octobre 2011[modifier | modifier le code]

Frédéric Back (né le à Sarrebruck, Allemagne) est un peintre, illustrateur, muraliste et réalisateur de film d'animation canadien de renommée internationale. Il est surtout connu pour son film l'Homme qui plantait des arbres.

Né de parents alsaciens, il étudie à Strasbourg, à l’École Estienne de Paris, et aux Beaux-Arts de Rennes où il reçoit l’enseignement de Mathurin Méheut, peintre et illustrateur. Cette rencontre marquera durablement Frédéric, au niveau humain et artistique. C'est à cette époque qu’il débute sa carrière de peintre et expose notamment ses œuvres au Salon de la Marine, à Paris en 1946 et 1947.

Établi à Montréal en 1948, il enseigne à l’École du Meuble, où il remplace Paul-Émile Borduas, et à l'École des beaux-arts de Montréal où il rencontrera Alfred Pellan.

Il entre au service de Radio-Canada en 1952 comme illustrateur, créateur d’effets visuels, de décors et de maquettes pour de nombreuses émissions culturelles, éducatives et scientifiques.

Dans les années 1960, il réalise plusieurs verrières d’églises et de lieux publics, tel que celle, en 1967, de la station de métro Place-des-Arts à Montréal, assisté de René Derouin.

En 1968, il rejoint l'équipe du studio d'animation de Radio-Canada, créé par Hubert Tison. De 1968 à 1993 Frédéric réalisera 10 courts-métrages, ainsi que diverses présentations spéciales pour les programmes de la Société Radio-Canada. Les films de Frédéric sont acclamés sur tous les continents, les reconnaissances et les nombreux prix reconnaissent le talent et le travail mis à contribution pour chaque film. Frédéric Back sera nommé quatre fois aux Oscars du cinéma et remportera deux fois l'Oscar du meilleur film d'animation: le premier pour Crac! (1982) et le second pour L'Homme qui plantait des arbres (1987). À lui seul, le film L'Homme qui plantait des arbres a gagné plus de 40 prix dans des festivals de films un peu partout dans le monde.

Le cinéma d’animation est aussi un moyen de transmettre son message écologiste et de sensibiliser le public du monde entier aux causes environnementales qui lui tiennent à cœur. Partout où ils sont présentés, ses films recueillent l’admiration du milieu du cinéma mais surtout celle du grand public qui y trouve des raisons d’espérer et des motivations à agir. L'Homme qui plantait des arbres suscitera partout sur la planète des mouvements spontanés de citoyens qui se mettront à planter des arbres eux aussi, ou bien s’en inspireront pour des initiatives locales appropriées.

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31 mai 2011[modifier | modifier le code]

Robert Lepage (né le 12 décembre 1957 à Québec) est un metteur en scène, un scénographe, un auteur dramatique, un acteur et un cinéaste québécois (Canada). Reconnu par la critique internationale, il crée et porte à la scène des œuvres originales qui bouleversent les codes de réalisation scénique classique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies lui servant à développer de nouvelles écritures scéniques. Il puise son inspiration dans l’histoire contemporaine et son œuvre, moderne et insolite, transcende les frontières.

En 1975, alors qu'il est âgé de dix-sept ans, il entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec. En 1978, il fait un stage à Paris, sous la direction d'Alain Knapp. À son retour, il participe à plusieurs créations dans lesquelles il cumule les rôles de comédien, d’auteur et de metteur en scène.

C'est en 1985, avec la pièce La Trilogie des dragons, qu'il devient connu du public mondial. Il créera ensuite les pièces Vinci (1986), Le Polygraphe (1987-1990) et Les Plaques tectoniques (1988-1990).

En 1994, Lepage fonde sa propre compagnie de création multidisciplinaire, Ex Machina à Québec. Lui et sa nouvelle équipe présenteront coup sur coup Les Sept Branches de la Rivière Ôta (1994), Le Songe d'une nuit d'été (1995) et un spectacle solo, Elseneur (1995-1997).

En 1994, Lepage scénarise et réalise son premier long métrage, Le Confessionnal, présenté l’année suivante à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes. Deux ans plus tard, il réalise Le Polygraphe. En 1998, il signe un film portant sur la Crise d'octobre, , pour lequel il fait de nouveau appel à son actrice-fétiche, Anne-Marie Cadieux, pour camper le rôle principal. En 2003, il adapte pour le cinéma sa pièce La Face cachée de la lune, sans doute son œuvre la plus connue internationalement.

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30 avril 2011[modifier | modifier le code]

Denys Arcand ( à Deschambault, est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur de films québécois. Cinéaste au style très varié au fil de sa carrière, il est surtout reconnu au niveau international pour ses deux grands succès : Le Déclin de l'empire américain et sa suite, 18 ans plus tard : Les Invasions barbares.

L'œuvre de Denys Arcand est à l'image de la transformation du cinéma québécois. Dans une première période, son travail est composé d'œuvres documentaires fortes et critiques, ainsi que d'un cinéma de fiction profondément ancré dans la réalité socioculturelle du Québec.

Dans son œuvre de fiction, qui débute avec La Maudite Galette, Arcand semble faire l'intégration graduelle de ses acquis du direct, en plus d'une esthétique classique, évoquant Jean Renoir. Ce classicisme du début n'exclut pas néanmoins un certain formalisme dans la composition et la mise en scène, que l'on peut rapprocher du travail de Gilles Groulx, pour lequel il ne cache pas son admiration.

Dans une deuxième période, que l'on pourrait appeler américaine, et commençant avec sa déception du résultat du référendum pour la souveraineté du Québec de 1980, Arcand choisit l'émancipation personnelle, et cherche résolument le succès. Pendant cette période il tourne deux films en anglais. Cela va de pair avec un changement important de son esthétique, le travail de la photo et de la mise en scène se mettant en phase avec la norme hollywoodienne, tant par des éclairages léchés que par un découpage redondant qui évoque la télé. Les longues tirades sont progressivement remplacées par des « one liner ». Arcand fait un cinéma qu'il veut consensuel, aux personnages essentiellement bourgeois.

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27 mars 2011[modifier | modifier le code]

Xavier Dolan, né le à Montréal est un comédien de cinéma, de télévision et de doublage, également scénariste et réalisateur, qui s'est fait connaître du public et des sphères cinématographiques et artistiques internationales lors de la projection de J'ai tué ma mère, son premier long-métrage coup-de-poing, à la 41e Quinzaine des Réalisateurs, au cours de la 62e édition du Festival de Cannes.

Fils de Manuel Tadros, Xavier Dolan débute sa carrière à la télévision, dans une vingtaine de publicités pour les pharmacies Jean-Coutu, réalisées par André Mélançon. Son nom figure au générique de nombreux long-métrages québécois tels que J'en suis !, de Claude Fournier et La Forteresse suspendue, de Roger Cantin, et quelques séries télé comme Omertà, Ayoye!, Miséricorde et L'Or.

En 2006, il campe Julien dans le court-métrage Miroirs d'été, d'Étienne Desrosiers, sélectionné à Berlin, au Festival du Nouveau Cinéma, à Image + Nation, à Kiev, San Diego, etc. En 2007, il est Antoine dans le film controversé de Pascal Laugier Martyrs.

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26 février 2011[modifier | modifier le code]

Denis Villeneuve est né à Trois-Rivières le 3 octobre 1967. Il a fait ses études universitaires en cinéma à l'Université du Québec à Montréal.

En 1990-1991, il remporte la Course Europe-Asie grâce à ses reportages audacieux. Produit et diffusé par la télévision de Radio-Canada, le concours réserve à son gagnant un billet pour réaliser un film avec l'Office national du film du Canada.

En 2000, il écrit et réalise son deuxième long métrage, Maelström, sélectionné par une quarantaine de festivals, dont le Festival du film de Sundance et le Festival international du film de Toronto. Le film récolte plus de vingt-cinq prix à travers le monde, parmi lesquels le Prix de la Critique Internationale (FISPRECI) au Festival de Berlin, le Prix SACD pour le meilleur scénario, ainsi que le Prix Génie du meilleur film de l’année à Toronto en 2001. Maelström représente à son tour le Canada aux Oscars 2001, puis est distribué en Europe, aux États-Unis et au Japon.

Il a réalisé le long métrage Polytechnique, portant sur la tuerie de l'École Polytechnique de Montréal, sorti sur les écrans québécois en février 2009 et présenté lors de la Quinzaine des réalisateurs du 62e Festival de Cannes.

En 2010, Denis Villeneuve a présenté Incendies, l’adaptation cinématographique de la pièce à succès de Wajdi Mouawad, dont la première a eu lieu à la Mostra de Venise. Le film est en nomination aux Oscars 2011 dans la catégorie du « Meilleur film en langue étrangère ».

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23 janvier 2011[modifier | modifier le code]

Gilles Carle (1928-2009) était un réalisateur, scénariste, monteur et producteur.

Élevé à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue, il déménage à 16 ans à Montréal pour étudier le dessin à l'École des beaux-arts puis à l'École des arts graphiques de Montréal. Après avoir étudié en Lettres à l'Université de Montréal, il participe dans les années cinquante à la création de la maison d'édition l'Hexagone. Puis il travaille comme graphiste à Radio-Canada à partir de 1955, et joint ensuite l'ONF, en 1960, où il est d'abord documentaliste, puis scénariste avant de réaliser plusieurs documentaires dont Percé on the Rocks en 1964. En 1965, il y signe son premier long-métrage de fiction (d'environ 75 minutes), La Vie heureuse de Léopold Z., alors qu'on ne l'avait autorisé qu'à réaliser un simple documentaire (d'environ 15 ou 20 minutes) portant sur l'enlèvement de la neige à Montréal.

En 1966, semoncé par son employeur pour avoir transformé en long métrage ce projet de documentaire, il quitte l'ONF pour les Productions Onyx avec lesquelles il scénarise et réalise Le Viol d'une jeune fille douce (en 1968), Red (en 1970) et Les Mâles (en 1971). Puis, avec Pierre Lamy, il fonde les Productions Carle-Lamy au début des années 70 et réalise au cours de cette décennie La Vraie Nature de Bernadette (en 1972), La Mort d'un bûcheron (en 1973) et La Tête de Normande St-Onge (en 1976). Au cours des années 80 il adapte deux classiques de la littérature québécoise au grand écran, Les Plouffe (en 1981) et Maria Chapdelaine (en 1983).

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18 décembre 2010[modifier | modifier le code]

Norman McLaren (, Stirling, Royaume-Uni - , Montréal, Canada) est un réalisateur canadien d'origine britannique. Il est considéré comme un des grands maîtres du cinéma d'animation mondial. Son nom est étroitement associé à l'Office national du film du Canada.

Son œuvre s'est développée au sein du bouillonnement culturel et politique du cinéma québécois d'alors. Certains de ses films se feront d'ailleurs en français.

Il a expérimenté de nombreuses techniques : grattage de pellicule, peinture sur pellicule, et même peinture du son sur pellicule, pixilation, prise de vue réelle, stop motion, dessin animé.

Norman McLaren s'est notamment inspiré des techniques de superposition de personnage sur un décor d'Emile Courtet, dans ses techniques de grattage de pellicule, comme dans Love on the Wing par exemple.

D'une créativité débordante, McLaren expérimente constamment, à la manière de l'artiste visuel dans son studio. Il utilise les mêmes images de départ dans ses 2 films Lignes horizontales et Lignes verticales.

Il innove également dans la création du son, dessinant directement la piste sonore optique de ses films.

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14 novembre 2010[modifier | modifier le code]

Loïc Le Gouriadec alias Paul Gury (1888 - 1974) est un comédien, réalisateur et dramaturge.

Né dans la ville bretonne de Vannes, il émigre au Québec en 1907 et travaille alors dans une tannerie de Montréal. Il s'inscrit également au Conservatoire Lassalle et suit des cours d'art dramatique.

Paul Gury devient, en 1918, directeur du Théâtre National, à Montréal. Le Mortel baiser, sa première pièce présentée en 1923, connaît un grand succès mondial et est traduite en plusieurs langues.

Entre 1923 et 1928, il séjourne à Paris et travaille (entre autres) au Théâtre de l'Œuvre avec le metteur en scène Aurélien Lugné-Poë.

De retour au Québec, parallèlement à ses activités théâtrales, il fait une carrière de scripteur radiophonique à CKVL, à CKAC et à la radio de Radio-Canada. Il participera à l'écriture de plus d'une vingtaine de feuilletons radiophoniques très populaires au Québec dans les années 1940 à 1965.

Tout en poursuivant sa carrière de dramaturge et de réalisateur, Paul Gury fait la mise en scène des premiers films tournés au Québec : Un homme et son péché, Le Curé de village et Séraphin.

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13 octobre 2010[modifier | modifier le code]

Maurice Proulx (13 avril 1902 - 7 juin 1988), communément appelé l'abbé Proulx, était un cinéaste, un prêtre catholique, un agronome et un intervenant social (adoption). Pionnier du cinéma documentaire au Québec, sa carrière s'est échelonnée de 1934 à 1968, période au cours de laquelle il aura réalisé un peu plus de 50 films. Il fut le premier cinéaste québécois à réaliser un long métrage documentaire avec En pays neufs (1937), qui fut également le premier film sonorisé de l'histoire du Québec.

La filmographie de Maurice Proulx comprend un total de 51 documentaires. Ceux-ci lui ont été commandés par divers ministères des gouvernements Godbout (1936; 1939-1944) et Duplessis (1936-1939; 1944-1959), par l'Église catholique romaine et par certaines entreprises privées, et ce entre 1934 et 1968.

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21 septembre 2010[modifier | modifier le code]

Albert Tessier (6 mars 1895 - 13 septembre 1976) était un prêtre, un professeur, un historien et un pionnier du cinéma québécois.

Sa carrière dans le cinéma commence en 1925. Avec Maurice Proulx, Jean-Marie Poitevin, Louis-Roger Lafleur et Aloysius Vachet, il fait partie de ceux qu'on appelle les «prêtres-cinéastes», qui transmettent les valeurs du sacerdoce vers le grand écran.

Il réalise plus de soixante-dix films qui marqueront le développement du cinéma au Canada. Ses thèmes préférés sont la nature, l'histoire, la religion, Trois-Rivières, l'éducation, et la culture. Tous ses films sont abordés dans un contexte réel ou vraisemblable.

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15 août 2010[modifier | modifier le code]

Claude Jutra (Montréal, - Montréal, ) est un réalisateur, acteur, scénariste, monteur, directeur de la photographie et producteur québécois.

Destiné au départ à devenir médecin comme son père, il commence sa carrière au cinéma suite à ses études. Après quelques court-métrages prometteurs fait durant son adolescence, il joint l’Office national du film en 1954, puis cosigne, avec le cinéaste d’animation Norman McLaren, le court-métrage Il était une chaise en 1957. Ce film lui permettra de voyager en faisant la tournée des festivals. En France, il rencontre François Truffaut, puis il se rend en AfriqueJean Rouch l’initie au cinéma direct. À son retour, il joint l’équipe française de l’Office national du film et participe à l’avancement du cinéma direct québécois dans plusieurs documentaires en collaboration avec le directeur de la photographie et réalisateur Michel Brault.

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