Rémi Dalisson

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Rémi Dalisson
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(58 ans)
Paris
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Rémi Dalisson, né le à Paris. Fils de Michel Dalisson et Catherine Schnapper, il est un historien français spécialisé en histoire culturelle, notamment dans la symbolique festive, les politiques mémorielles et les rapports entre histoire et mémoire. Il est professeur des universités à l'IUFM de Rouen et à l'université de Rouen.

Docteur en histoire, spécialiste des sociabilités et politiques symboliques des XIXe et XXe siècles, il a pour objet d'étude principal les fêtes, notamment républicaines, ainsi que leur rôle historique et les diverses utilisations de celles-ci par le politique.

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Formé à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, il est professeur d'histoire et de géographie dans le secondaire de 1983 à 1999. Il soutient sa thèse de doctorat d'histoire en 1997 sous la direction de Maurice Agulhon et Alain Corbin (mention très honorable et félicitations du jury à l’unanimité) et enseigne, depuis 2000, l'Histoire à l'l'ESPE et à l'Université de Rouen.

Il obtient en 2006 son habilitation à diriger des recherches sous la direction de Pascal Ory.

En 2008, il dispense des cours d'histoire socio-culturelle à l'Institut d'études politiques de Lille.

Aujourd'hui, il enseigne à l'ESPE, à l'Université de Rouen et au Lycée Camille Saint-Saëns en CUPGE IEP.

Objets d'études[modifier | modifier le code]

L’essentiel du travail de Rémi Dalisson porte donc sur l’histoire culturelle des sociabilités (à travers la fête) et celles des politiques symboliques en France, c'est-à-dire sur une histoire des représentations, y compris des sensibilités dans leur sens premier du terme.

Il aborde également « l’infra-politique enfouie » telle que la définit Jean-François Sirinelli : les sensibilités et cultures politiques de tous les acteurs du champ social résumées par la fête et ses déclinaisons. Il met aussi en exergue les ruptures et les continuités de l'Histoire culturelle et sociale en France aux XIXe et XXe siècles.

Il existe donc deux dominantes dans ses travaux, l’une politique et l’autre culturelle, ces deux domaines se recoupant et se complétant le plus souvent, notamment au travers des réactions populaires (les incidents aux fêtes par exemple).

Rémi Dalisson se penche enfin sur la didactique, l’épistémologie et les modes d'enseignement de l’Histoire.

Activités d'enseignement et de recherche[modifier | modifier le code]

Activités d'enseignement[modifier | modifier le code]

  • Responsable et créateur de la préparation au CAPES d’histoire-géographie de l’IUFM de Rouen
  • Responsable de la préparation au concours de PLP, lettres-histoire à l’IUFM de Rouen
  • Coresponsable de la préparation aux épreuves du concours de CPE à l’IUFM de Rouen

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

  • Directeur de la revue Trames, revue d'histoire et de lettres de l’IUFM de Rouen
  • Membre fondateur de la « Société européenne d'histoire culturelle » en 2008
  • Membre du Laboratoire de Recherche en Histoire (GRHIS) de l’Université de Rouen et responsable « Histoire de l'École »
  • Membre de la « Société pour l’histoire des médias » de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne
  • Membre du CRID 14-18

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • De la Saint-Louis au cent-cinquantenaire de la Révolution, Fêtes et cérémonies publiques en Seine-et-Marne, 1815-1939, Lille, Presses du Septentrion, 1999, 927 p.
  • Les Trois couleurs, Marianne et l'Empereur. Fêtes libérales et politiques symboliques en France de 1815 à 1870, Paris, La Boutique de l'Histoire, 2004, 320 p.
    (préface de Maurice Agulhon)[1]
  • Les fêtes du Maréchal, Propagande festive et imaginaire national dans la France de Vichy, préface de Pascal Ory, Paris, Tallandier, 2008, 510 p[2].
  • Célébrer la Nation : Les fêtes nationales en France de 1789 à nos jours, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2009, 400 p.
  • Hippolyte Carnot, La liberté, l'école et la République, Paris, CNRS Éditions, 2011, 400 p.
  • Les guerres et la mémoire. L'enjeu identitaire des fêtes de guerre en France depuis 1870, Paris, CNRS, 2013
  • 11 novembre, du souvenir à la mémoire, Paris, Armand Colin, 2013, 290 p.
  • Paul Bert, inventeur de l'école laïque, Paris, A.Colin, 2015, 350 p.
  • Histoire de la mémoire de la Grande Guerre, Paris, Soteca-Belin, 2015, 200 p.

Récompense[modifier | modifier le code]

Autres publications[modifier | modifier le code]

Participation à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • CAPES Externe d’Histoire-Géographie : méthodologie, sujets, corrigés détaillés, sous la direction de Corinne Legras et Gérard Granier, Paris, Vuibert, 2008.
  • Dictionnaire Culturel du Sport, sous la direction de Michaël Attali et Jean Saint-Martin, Paris, Armand Colin, 2009, 584 p.
  • Dictionnaire d’Histoire Culturelle de la France contemporaine, sous la direction de Jean-Yves Mollier, Christian Delporte, Jean-François Sirinelli, Paris, PUF, 2010, 928 p.
  • Atlas de la France dans la Seconde Guerre mondiale, « L’adhésion au Maréchalisme », CNRS de Caen, Paris, Fayard, 2010, 336 p.
  • Citoyenne, démocratie et république, 1789-1899, prépa. Concours avec Y.Bosc, Marc Belissa et M.Delplace, Paris, Ellipse, 2014, 376 p.

Articles spécialisés[modifier | modifier le code]

  • « Les fêtes du Passé célébrées en l’honneur de Jacques Amyot à Melun en 1860 et 1913 », Notre département, no 33, Melun, Lys Éditions, 1993.
  • « Fêtes publiques et citoyenneté, une tentative de régénération civique par la fête en 1848 », Revue d'Histoire du XIXe siècle, no 19, Paris, Société de 1848, 1999, p. 44-72.
  • « Les enjeux politiques et sociaux des fêtes publiques de l’année 1848 à Rouen », Revue d'Histoire Normande, Rouen, 1999, p. 21-33.
  • « La célébration du 11 novembre, l’enjeu de la mémoire combattante : 1919-1939 », Guerre mondiales et Conflits contemporains, no 192, 1999, p. 5-23.
  • « Jeux, sport, fêtes publiques et masculinité avant 1870 en Seine-et-Marne », The European Review for the History of Sport, numéro spécial ESHR « Making European Masculinities, Sport, Europe, Gender », dir. James Anthony Mangan, Glasgow, Cass Éditions, 2000, p. 39-61.
  • « Champs de bataille, champs de mémoire - L’exemplarité des célébrations de la victoire de la Marne : 1916-1939 », Revue du Nord, no 337, Lille, X/XII 2000, p. 763-787.
  • « Fête rêvée, fête vécue - Les politiques festives nationales et leur application Seine-Inférieure : 1815-1939 », Actes du 34e Congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie, Annales de Normandie, 2000, p. 223-239.
  • « La République, la fête et l’historien : les célébrations du centenaire de Jules Michelet en 1898 », Actes du Colloque pour le Bicentenaire de Jules Michelet, Clermont-Ferrand, Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques, 2001, p. 355-37.
  • « Les journées de l’Afrique et des Colonies, un exemple d'instrumentalisation de l’image africaine : 1914-1917 », Trames, no 9, Rouen, 2001, p. 75-88.
  • « La célébration du coup d'État de 1851. Symbolique politique et politique des symboles », Revue d’Histoire du XIXe siècle, no 22, Paris, Société de 1848, 2002, p. 77-95.
  • « La propagande festive sous Vichy : mythes fondateurs, relecture nationaliste et contestation en France », Guerres mondiales et Conflits Contemporains, no 207, 2002, p. 5-35.
  • « Sport, fêtes et Révolution Nationale sous le régime de Vichy », Actes du Colloque « Sport et histoire » : Le sport sous Vichy, Paris, L’Harmattan, 2002, p. 233-248.
  • « L’art de la fête sous le Second Empire : Culture, art et propagande en France de 1852 à 1870 », Colloque : Les arts et la littérature du Second Empire, Durham, 2003, p. 57-76.
  • « Fêtes, activités et associationnisme démocratique en Seine-Inférieure, 1815-1870 », Études normandes, no 4, Rouen, 2003, p. 63-73.
  • « Femmes sportives et sportives femmes, idéologie et représentations féminines dans les fêtes de Vichy », Colloque Sport et Genre, XIXe-XXe, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 57-71.
  • « Femmes rêvées, femmes réelles : propagande et éducation dans les fêtes sous Vichy », Trames, no 13, Rouen, 2005, p. 197-204.
  • « Sociabilités festives, débats et contestation rurale, 1830-1880 », Colloque Sociabilités et politique en milieu rural, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005.
  • « Représenter le travail par les fêtes sous Vichy : mise en scène de l’entreprise et persistance d’une subversion ouvrière », Actes du Colloque : Le travail dans les entreprises sous Vichy, Dijon, Presses Universitaires de Bourgogne, 2008, p. 451-466.
  • « Gendarmerie et propagande festive sous Vichy : les ambiguïtés d’un corps et d’une pratique », Actes du Colloque : Gendarmerie et gendarmes au XXe siècle, dir. Jean-Noël Luc, Paris, PUPS, 2008.
  • « Les politiques de la fête nationale pendant la période napoléonienne : propagande, césarisme et contrôle social en France (1799-1814) », La Revue de l’Institut Napoléon, dir. Jacques-Olivier Boudon, Paris, EPHE, 2008.
  • « L'art de la "mise en fête du sport" », Actes du Colloque de Lorient, 12e Congrès du Comité Européen pour l’Histoire du Sport, Lorient, PUL, 2008.
  • « Le 18 juin au village : un rituel festif républicain à l’époque contemporaine », dans Les 18 juin, combats et commémorations, P.Oulmont (dir.) Paris, A.Versailles, 2011, pp. 255-282.
  • « Journées de guerre et fête nationale, : une politique culturelle au service d’une légitimation identitaire », dans 1914-1918, Identités troublées, F.Bouloc et alii (dir.), Toulouse, Privat, 2011, pp. 327-341.
  • « La célébration de la fête de la Fédération. Entre mémoire, subversion et raison (1815-1890) », dans La Fête de la Fédération, P.Dupuy (dir.), PURH, 2012, pp. 139-150.
  • « La fête vichyste. Une tentative de remodelage symbolique de l’espace urbain, 1940-1944, dans Villes et culture sous l’Occupation : expériences françaises et perspectives comparées, F.Taliano-de-Garets (dir.), Paris, A.Colin, 2012, p. 298-306
  • « Apogée et déclin de la « mise en spectacle du grand homme dans les fêtes nationales (1880-1989), dans Le spectacle de l’histoire, S.Haffemayer et alii (dir.), Rennes, PUR, 2012, p. 81-93
  • « La fabrique culturelle d’une petite patrie sous la IIIe République : Le cas du Millénaire Normand de 1911. » dans La Fabrique de la Normandie, Actes du colloque international organisé à l’Université de Rouen en décembre 2011, publiés par Michèle Guéret-Laferté et Nicolas Lenoir (CÉRÉdI).(c) Publications numériques du CÉRÉdI, "Actes de colloques et journées d’étude (ISSN 1775-4054)", no 5, 2013.
  • « Mémoire de guerre et nouvelles pratiques culturelles sous la IIIe République », dans Cahiers de la Méditerranée, no 86, juin 2013, p. 383-400.
  • « L’imaginaire colonial et ses représentations dans la politique festive de Vichy (1940-1944) », dans Art, image et pouvoir à l’époque coloniale, M.Murphy et alii. (dir.), publication électronique, INHA, Paris, 2014.
  • Articles sur le « l'histoire du 11 novembre » et « Tristesse et deuil. Commémoration et culte des morts en France après 14-18 » (avec E. Julien) pour 14-18 on line, encyclopédie internationale sur la Première Guerre mondiale, Freie Universität Berlin, 2014

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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