Rouen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pour les articles homonymes, voir Rouen (homonymie).
Rouen
De haut en bas, de gauche à droite : vue panoramique de Rouen, de jour ; l'hôtel de ville ; le musée des Beaux-Arts ; la rue du Gros-Horloge, de nuit ; la cathédrale Notre-Dame ; le pont Gustave-Flaubert ; la gare de Rouen-Rive-Droite ; vue panoramique de la ville longée par la Seine, de nuit.

Blason

Logo
Administration
Pays  France
Région Normandie (préfecture)
Département Seine-Maritime (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Rouen
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de :
Rouen-1
Rouen-2
Rouen-3
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie (siège)
Maire
Mandat
Yvon Robert (PS)
2014-2020
Code postal 76000 et 76100
Code commune 76540
Démographie
Gentilé Rouennais
Population
municipale
110 618 hab. (2014en diminution de -0.06 % par rapport à 2009)
Densité 5 174 hab./km2
Population
aire urbaine
660 256 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 36″ nord, 1° 06′ 00″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 152 m
Superficie 21,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Rouen

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Rouen

Géolocalisation sur la carte : France

Rouen

Géolocalisation sur la carte : France

Rouen
Liens
Site web Site officiel

Rouen (/ʁwɑ̃/)[1] est une commune du Nord-Ouest de la France traversée par la Seine, préfecture du département de la Seine-Maritime et préfecture de la région Normandie[2].

Comptant 110 755 habitants, elle est la deuxième commune de Normandie après Le Havre et la trente-cinquième commune la plus peuplée de France. Elle n'en demeure pas moins capitale administrative (préfecture) de la région Normandie depuis le tandis que Caen accueille le siège du conseil régional (capitale politique) ; la Normandie présente donc la particularité de posséder une gouvernance bicéphale. Au , son agglomération compte 466 021 habitants[3]. En outre, elle est la commune la plus densément peuplée du Grand-Ouest français avec 5 218 hab./km2. Avec 658 285 habitants au [4], son aire urbaine est la première de Normandie ainsi que la douzième de France, et la deuxième du Bassin parisien, après celle de Paris[5]. Son bassin d'emploi, le premier de la région, atteint 829 210 habitants[6], ce qui fait de Rouen un grand pôle économique régional et national.

Rouen est le siège d'une intercommunalité, Métropole Rouen Normandie, qui est la sixième métropole de France et la deuxième du Grand-Ouest français, après Nantes Métropole, avec 488 630 habitants en 2012[7].

Forte d'un passé riche et prestigieux qu'elle tient en grande partie de l'ère médiévale, la ville de Rouen a été, entre 911 et 1204, la capitale du duché de Normandie, avant de connaître, à partir du XIIIe siècle une remarquable expansion économique grâce, notamment, au commerce maritime et fluvial qui trouvait des avantages à cette cité traversée par la Seine. Disputée aussi bien par les Français que par les Anglais tout au long de la guerre de Cent Ans, c'est sur son sol que Jeanne d'Arc y a été provisoirement incarcérée, jugée puis brûlée vive le . Sévèrement touchée par la vague de bombardements de 1944, elle a néanmoins retrouvé un certain dynamisme dans l'après-guerre grâce à son grand port maritime, cinquième port français, et aux sites industriels qui s'y étaient établis.

Dotée d'un riche patrimoine architectural qui s'est constitué tout au long de son histoire, de l'Antiquité à nos jours en passant par cette période charnière pour la ville qu'a été le Moyen Âge, Rouen est une importante capitale culturelle dans laquelle se trouvent de nombreux musées à la renommée certaine, comme le musée des Beaux-Arts, l'un des plus prestigieux de France, le musée Le Secq des Tournelles, unique en son genre en Europe, ou encore le musée national de l'Éducation. Les églises, abbayes et autres édifices religieux s'y trouvant en grand nombre lui valent le surnom de « ville aux cent clochers ». En outre, nombreux sont les artistes qui y sont nés ou qui y ont vécu, à l'image de Pierre Corneille, de Théodore Géricault, de Gustave Flaubert ou encore de Marcel Duchamp.

Siège d'un archidiocèse, elle accueille également une cour d'appel et une université. Tous les quatre à six ans, Rouen devient la vitrine d'un grand rassemblement de voiliers, baptisé « L'Armada », un événement exceptionnel dans le monde maritime.

Rouen fait partie des rares villes décorées de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1939-1945.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plan de la ville.
Le matin au port de Rouen peint en 1896 par Camille Pissarro.

Rouen se trouve à 136 km à l'ouest de la capitale française, Paris.

À l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et l'île Lacroix. Le nord de la ville, ou les « Hauts de Rouen », très vallonné, est dominé par un plateau sur lequel se trouvent une partie des villes de l’agglomération.

La Seine couvre 179 ha de la superficie de la ville. On compte 306 ha d'espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes, dont la rue du Gros-Horloge, qui fut en France la première rendue aux piétons (1971).

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la suite de la destruction de la quasi-totalité des vignobles français par le phylloxéra, l'activité portuaire a fortement augmenté avec l'importation de la production vinicole de l'Algérie.

La transformation du port en a fait le premier port européen exportateur de céréales ; c'est aussi le premier port céréalier français. Un terminal pour conteneurs a aussi trouvé place dans l'activité portuaire.

De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire. Des rues et des avenues de l'agglomération portent leurs noms. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec l'Afrique du Nord (avec les rues de Tanger, de Constantineetc.). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires de commerce accostaient jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, presque en face de l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen, contiguë à l'Hôtel de Ville, est l'aboutissement de la Route des Abbayes de la vallée de la Seine, sur laquelle se trouvent l'abbaye de Saint-Wandrille, celle de Jumièges et celle de Saint-Martin-de-Boscherville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rouen est délimitée par douze communes, dont :

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine estimée en 2011 à 655 013 habitants[8]. De 1990 à 2011, la progression de la population rouennaise a été de près de 9 000 habitants, soit une croissance annuelle moyenne de près de 0,7 %.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 110 618 habitants, en diminution de -0,06 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
84 323 80 755 86 672 86 736 88 086 92 083 96 002 99 295 100 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
103 223 102 649 100 671 102 470 104 902 105 906 107 163 112 352 113 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116 316 118 459 124 987 123 712 122 898 122 957 122 832 107 739 116 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
120 857 120 471 114 834 101 945 102 723 106 592 107 904 111 553 110 618
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Rouen, à l'image de Paris, est traversée par la Seine en son milieu ; la ville est par conséquent divisée en deux rives :

  • la rive droite, sur laquelle se trouve le centre historique de Rouen ;
  • la rive gauche, sur laquelle se trouve le quartier Saint-Sever, dit aussi le « centre-ville bis ».

Il existe également une vaste île, l'île Lacroix, qui sépare la Seine en deux bras. Les deux rives sont reliées par six ponts routiers et un pont ferroviaire.

D'importants projets de réaménagements urbains sont programmés ou en cours de réalisation dans la ville, afin de se réapproprier des territoires oubliés (friches industrielles et portuaires). C'est le cas notamment dans la zone portuaire rive droite, avec le projet Lucilline - Rives de Seine destiné à accueillir 1 000 logements neufs, ainsi que des activités tertiaires d'ici 2020[12]. Il en va de même pour la zone portuaire rive gauche, avec l'écoquartier Flaubert, qui devrait accueillir quant à lui 10 000 habitants (une partie sur la commune de Rouen, l'autre sur la commune du Petit-Quevilly), d'ici 2024[13].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en 11 quartiers :

Quartiers de Rouen.

Rouen Rive Droite

  • Vieux-Marché, Cathédrale (14 054 habitants)
  • Saint-Marc, Croix de Pierre, Saint-Nicaise (14 800 habitants)
  • Pasteur (4 259 habitants)
  • Coteaux Ouest (7 763 habitants)
  • Gare - Jouvenet (5 151 habitants)
  • Grieu, Vallon Suisse, Saint-Hilaire (6 601 habitants)
  • Mont-Gargan (2 588 habitants)
  • Les Hauts de Rouen (La Grand’Mare, La Lombardie, Le Châtelet, Les Vieux Sapins) (15 941 habitants)

Rouen Rive Gauche

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, la ville de Rouen comptait 68 761 logements, dont 88,6 % de résidences principales, 1,6 % de résidences secondaires et 9,8 % de logements vacants[14]. Selon les chiffres officiels, 83, 6 % desdits logements sont des appartements, pour la plupart situés dans le centre-ville, tandis que les 15, 6 % restants sont des maisons.

La ville de Rouen ayant beaucoup souffert des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, de grands travaux de reconstruction ont été rendus nécessaires dans l'après-guerre. C'est au cours de cette période, après 1946, que 62,9 % des logements actuels ont été construits[15].

À Rouen, le taux de propriété des logements est faible (28, 4 %) et même très inférieur à la moyenne nationale (58 %). Le taux de logements HLM est, pour sa part, de 19,9 %.

Climat[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rouen[16] 1 687 851 19 17 97
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Vue aérienne de l'agglomération rouennaise.

Le climat est de type océanique, avec des pluies réparties sur l'année (131,2 jours 1 mm par an en moyenne au jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables avec l'influence maritime de la Manche distante d'une soixantaine de kilomètres. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur sud-ouest à ouest, avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours 28 m/s, soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR). Nota : La station météorologique de Boos ne reflète pas réellement le temps exact de Rouen ; en effet, elle se trouve à environ 10 km du centre de Rouen.

Relevé météorologique de Rouen
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,1 3,2 4,7 8,1 10,7 12,8 12,8 10,4 7,8 4,1 1,7 6,6
Température moyenne (°C) 3,8 4,2 7 9,2 12,7 15,5 17,8 17,8 15 11,4 7 4,2 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,3 10,8 13,7 17,3 20,3 22,8 22,8 19,5 15 9,9 6,6 14,4
Record de froid (°C) −17,1 −13,4 −10,4 −4,8 −2,2 1,1 5,9 5 2,1 −3,2 −8,3 −11,3 −17,1
Record de chaleur (°C) 14,7 18,9 22,3 26,4 30 36 37,9 38,1 31,3 28 19 15,6 38,1
Nombre de jours avec gel 11,7 12 8,9 4,1 0,3 0 0 0 0 0,3 6,6 11,4 55,3
Ensoleillement (h) 58,6 74,5 117,4 158 182,8 202,2 199,2 191,8 156,1 107,8 60 49,2 1 687,5
Précipitations (mm) 76,3 60,4 67,1 59,2 74,3 63,7 68,9 65,1 65,5 83,5 76,8 90,9 851,7
Nombre de jours avec précipitations 12,5 10,3 13,1 10,1 12,4 9,8 8,9 8,4 9,6 10,2 13,2 12,5 131
Humidité relative (%) 90 86 83 78 79 80 79 80 84 89 90 91 84
Nombre de jours avec neige 4,7 4,2 3,3 1,8 0,2 0 0 0 0 0 1,7 3,4 19,3
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,2 1,2 3,6 3,1 3 2,5 1,7 0,7 0,5 0,5 17,3
Nombre de jours avec brouillard 10,7 9,1 7,4 5,5 5,5 5,5 6,2 7,2 8,3 10,4 9,7 11,5 97


Transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Avant la Seconde Guerre mondiale, Rouen comptait quatre gares : celles de Rouen-Rive-Droite (encore en service de nos jours), de Rouen-Orléans, Rouen-Martainville et Saint-Sever. La ville n'étant actuellement desservie que par une seule gare, il a été question de réaménage la gare de Rouen-Rive-Gauche pour alléger celle de Rouen-Rive-Droite, laquelle ne peut être agrandie ; la mise en service d'une telle nouvelle gare n'est toutefois pas prévue avant 2030, au mieux.

Actuellement, la ville possède une gare principale, la gare de Rouen-Rive-Droite, fréquentée par près de sept millions de voyageurs en 2015. Elle est reliée au réseau TGV et Intercités Normandie, ainsi qu'aux réseaux TER de Normandie (précédemment TER Haute-Normandie et TER Basse-Normandie), Nord-Pas-de-Calais et Picardie et offre, en outre, un accès direct au « métro » par le biais de la station Gare-Rue Verte. Jusqu'au mois de , la gare a fait l'objet d'importants travaux de modernisation impliquant aussi bien l'accessibilité que les commerces proposant des services aux usagers.

Comme l'ensemble de la Normandie, Rouen souffre d'un matériel ferroviaire vieillissant et de l'engorgement quasi permanent du réseau Île-de-France (sillon) à partir de Mantes-la-Jolie. Si la liaison avec Paris prend en théorie une heure, la vieillesse du réseau l'allonge en moyenne de trente minutes supplémentaires. Cela reste beaucoup au regard de la proximité géographique entre les deux villes, alors que certaines villes comme Reims, bien que plus éloignées de la capitale, s'en trouvent parfois à moins de quarante-cinq minutes par le train. Consciente de cette anomalie, la SNCF s'est engagée à moderniser cette partie de son réseau.

Rouen est raccordée quotidiennement à Amiens par cinq allers-retours en moyenne, à la métropole lilloise par trois allers-retours ainsi que par un aller-retour en TGV pour Lyon et Marseille. De nouvelles rames Bombardier remplaçant l'ensemble des trains dits « corail » seront déployées entre fin 2019 et 2022 (40 unités) sur l'ensemble de la Normandie qui gère dorénavant l'ensemble de ses lignes ferroviaires.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Rame du tramway de Rouen à la sortie de la station Théâtre des Arts.
Articles détaillés : Tramway de Rouen, TEOR, TCAR et VTNI.

L'autorité organisatrice de la mobilité, chargée de son développement et de son financement à Rouen et dans son agglomération est Métropole Rouen Normandie. Le réseau comprend :

  • deux lignes de métro sur un axe nord-sud de l'agglomération ;
  • trois lignes TEOR (Transport Est-Ouest Rouennais), bus à haut niveau de service sur un axe est-ouest de l'agglomération ;
  • trente-quatre lignes régulières de bus et 4 lignes de taxis ;
  • quarante-deux lignes de transports scolaires, accessibles aux non-scolaires.

Ces lignes sont exploitées par les sociétés TCAR et VTNI.

Au total, quinze parcs relais, pour un total de 1 500 places sont accessibles, soit gratuitement, soit sur présentation d'un titre de transport validé.

Bus de la ligne T1 à l'arrêt Théâtre des Arts.

Le métro assure la liaison entre les deux rives de la Seine depuis 1994. Il dessert quatre autres communes de l'agglomération (Saint-Étienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly et Le Grand-Quevilly). Une importante rénovation du réseau a été effectuée en 2012 en vue du remplacement des vingt-huit rames Alsthom TFS par ving-sept rames Alstom Citadis 402 de plus grande capacité de juin 2012 à mars 2013. Les stations Saint-Sever et Théâtre des Arts ont été modernisées en 2014 et 2016-2017.

Le TEOR, en service depuis 2001, assure la liaison entre l'est et l'ouest de l'agglomération, en traversant le centre-ville sur un tracé en site propre. Les trois lignes de 39 km sont en correspondance avec le métro à la station Théâtre des Arts. Le TEOR dessert environ 175 000 habitants de 8 communes de l'agglomération : Rouen, Déville-lès-Rouen, Bihorel, Mont-Saint-Aignan, Darnétal, Canteleu, Notre-Dame-de-Bondeville et Maromme. Une quatrième ligne Nord - Sud (Boulingrin - parc expo / Zénith) est en chantier avec une ouverture prévue en décembre 2018.

Les bus de la ligne Noctambus (N1[17]) circulent du dimanche au jeudi jusqu'à h 30 et le vendredi et samedi jusqu'à h 30, à raison de 3 à 5 passages par nuit et par sens selon les lignes et les jours. Il existe aussi des « navettes Zénith », mises en place pour faciliter les retours des spectateurs.

Les lignes départementales de VTNI desservent également la ville.

Des lignes de pédibus sont également structurées.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rocade de Rouen.

Rouen ne dispose pas de périphérique, les principales routes menant directement aux abords du centre-ville, près de la Seine. Cette particularité amène à une circulation souvent difficile sur les routes de l'agglomération. Un contournement Est est projeté depuis de nombreuses années pour remédier à cette situation, ainsi que pour améliorer le cadre de vie des habitants. Cependant, la date de réalisation de ce contournement n'est pas précisée, les procédures administratives préalables engagées n'étant pas encore (2016) achevées.

Réseaux cyclables[modifier | modifier le code]

Station Cy'clic située rue Lafayette.

Rouen a un retard en matière de réseaux cyclables. De nouveaux aménagements cyclables voient le jour, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic.

La ville se caractérise par l'interdiction faite aux cyclistes d'emprunter certaines voies TEOR[18].

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de h à h, installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec la société JCDecaux et qui facilite les déplacements en centre-ville. En 2013, 251 vélos sont accessibles dans les 21 stations en ville.

Rouen est également une étape du projet de la véloroute du Val de Seine en cours d'aménagement[19].

Transports autoroutiers[modifier | modifier le code]

Rouen est à la convergence d'axes autoroutiers, dont l'autoroute A13 Paris-Caen (mise à 2 fois 3 voies entre Pont-Audemer et Caen en plusieurs phases), l'autoroute A28 Abbeville-Tours (section de l’Axe Nord-Sud Atlantique européen ou A.N.S.A.) et l'autoroute A150 Rouen-Yvetot (barreau de raccordement à l’A29 entre Barentin et Yvetot achevé).

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance ouvert depuis le 15 juillet 2008 compte en 2016 environ 150 à 180 anneaux sur des pontons totalement équipés. La ville connaît une explosion de son trafic de croisières fluviales avec près d'une vingtaine d'escales par semaine en haute saison.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine situé à Boos, 9 km à l'Est. Depuis l'été 2017, il est relié à Bastia en ligne saisonnière et à Lyon saint exupery de façon quotidienne avec HOP ! (compagnie aérienne). D'autres lignes régulières et des destinations touristiques devraient prochainement desservir la Métropole Rouennaise dans le cadre d'un projet de développement dont l'aéroport fait actuellement l'objet [20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir l'article : Chronologie de Rouen.
Article détaillé : Rotomagus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Ratumacos (monnayage des Véliocasses), Ρατό-μαγοϛ (Ratomagos, Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum)[21], in Rodomo en 779, Rodomo, Rodom, Rothom au Moyen Âge, Ruëm vers 1130, Roüan sous l'Ancien Régime, etc.

François de Beaurepaire[22] note une alternance des formes en Rato- et en Roto-. L'élément Roto- se retrouve en Normandie dans Le Vaudreuil (Eure, jadis Rotoialum, Rothoialensis villa 584 ; avec gaulois *ialon « lieu défriché, clairière » cf. gallois tir ial[23]). Quant à Rato-, on l'observe dans Reviers (Calvados, Radaverum 1077, avec gaulois var- / ver- « eau, rivière »[24]).

Xavier Delamarre[25] considère implicitement Rato- dans ce cas, comme une variante de Roto-, tout en ajoutant à propos du Ratumacos inscrit sur les pièces de monnaie des Véliocasses : « Mais il s'agit peut-être d'un autre mot ». Le sens de *roto- est restitué d'après le vieil irlandais roth « course » et le gallois rhod « course, roue, objet rond » (cf. latin rota « roue », allemand Rad « roue »), issus de l'indo-européen *ret(h) « courir, aller en char »[26], d'où la signification déduite en gaulois de « roue » ou « course de char ». L'interprétation du second élément est plus assurée : il est issu du gaulois *magos « champ », puis « marché » cf. vieil irlandais mag « plaine, champ », vieux breton ma « lieu, endroit »[27]. Le sens général de *Rotomagos serait donc celui de « marché de la roue » ou plutôt de « champ de courses » au regard de la passion qu'éprouvaient les Celtes pour les courses de chars[26].

Patrice Lajoye, rappelant que les formes les plus anciennes du nom sont en rato-, penche davantage pour une étymologie en « fortune, grâce » et pour une interprétation en « marché de la (bonne) fortune », lieu désignant une place commerciale[28]. Cependant, ni les toponymistes Albert Dauzat et François de Beaurepaire, ni le linguiste Xavier Delamarre n'envisagent cette hypothèse. Ce dernier, dans l'entrée de son Dictionnaire consacrée à rato-, ratu- « fortune, grâce », n'émet pas l'hypothèse qu'un nom de lieu ait pu être créé à partir de cet élément[29].

On trouve en France de nombreux homonymes : Ratomagos (ancien nom de Senlis), Pondron (Oise, Rodomo 920), les différents Ruan, Rouans (Loire-Atlantique, Roem 1134), Rom (Deux-Sèvres, Rodom 961)[30],[31].

La langue islandaise est la seule langue scandinave à avoir conservé le nom de Rúðuborg (is) qui est l'adaptation par les Vikings du nom médiéval de la ville.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un établissement s'est développé à la fin de l'indépendance celte ou à l'époque gallo-romaine pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celte (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une région s'étendant peut-être de Caudebec-en-Caux actuel à Briva Isarae (Pontoise). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine pendant le règne d’Auguste, et elle était la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum (Lyon).

Au IIIe siècle ap. J.-C., la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. On sait qu'un amphithéâtre et de grands thermes y avaient été bâtis. Le cardo de Rotomagus (axe nord-sud) est marqué dans le tracé actuel de la ville par la rue Beauvoisine, la rue des Carmes et la rue Grand-Pont. Le tracé du decumanus (axe ouest-est) est moins assuré : une hypothèse propose qu'il parte du débouché de la voie venant de Juliobona (Lillebonne) par la cavée Saint-Gervais, la rue Cauchoise, la place du Vieux-Marché, la rue du Gros-Horloge. Vers l'est, c'est très incertain. Un autre tracé plus septentrional passe par la rue des Bons-Enfants et la rue Ganterie[32].

À partir du milieu du IVe siècle, les invasions germaniques commencent. C'est pendant cette période que la première cathédrale a été construite et qu'un premier évêque a été nommé, saint Victrice. Ce dernier relate en effet dans son De laude domini (396) la construction d'une basilique pour abriter les reliques qu'il a reçues d'Ambroise de Milan. Il faisait référence à l'église Saint-Étienne qui était alors en construction.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Acte de capitulation de Rouen de 1204, signé par Pierre de Préaux et adressé au roi de France Philippe Auguste.

À partir de 841, les Vikings ont effectué de fréquentes incursions en vallée de Seine et ont, en 841, ravagé Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus[33] et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée à nouveau par les Nortmanni en 843, est devenue la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking, eut obtenu une région équivalente en taille à l'ancienne Haute-Normandie (Seine-Maritime et Eure), du roi de France Charles III, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il a été fait comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de « prince » (princeps).

En 949, le duc de Normandie Richard Ier, dit « Sans Peur », a battu, lors du siège de Rouen, une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'Outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire a été décisive pour l'avenir de la Normandie ; une plaque est apposée sur une maison de la place de la Rougemare, en souvenir de cet évènement sanglant. L'œuvre de Guillaume le Conquérant permet à la Normandie de devenir la province la plus puissante d'Europe. S'il installe la capitale politique à Caen, Rouen reste la capitale économique et religieuse. C'est d'ailleurs à Rouen que Guillaume mourra en 1087.

Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub, marchand arabe envoyé par le calife Omeyade de Cordoue, a décrit ainsi la ville :

«  Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (la Seine). La vigne et le figuier n'y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr [mulet]. J'ai vu à Rouen un jeune homme dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. »[34]

Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le , les juifs de Rouen, qui formaient la plus grande communauté au nord de la Loire, furent massacrés en relation avec la flambée d'hostilité à leur égard suscitée par l'appel à la première Croisade lancé par le pape Urbain II fin 1095[35].

Les ducs de Normandie ont résidé à Rouen, cependant, Guillaume le Conquérant préféra développer Caen comme capitale du grand duché de Normandie, ville dans laquelle se trouve d'ailleurs sa sépulture. Par contre, le cœur d'un de ses descendants, Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion, sera conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans le déambulatoire de la cathédrale. Rouen redevient la capitale de la Normandie.

En 1150, Rouen a obtenu une charte communale ; la ville était alors administrée par les Cent Pairs et les habitants étaient regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen était un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l'Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen a dû être reconstruite à la suite d'un incendie qui a ravagé la ville, et ce chantier va durer plusieurs siècles. Le , le roi de France Philippe Auguste, après 40 jours de siège prend la ville. Le capitaine et gouverneur Pierre de Préaux signe l'acte de capitulation en constatant que le secours de Jean n'arrive pas. La Normandie est rattachée au domaine royal en 1204. Il a maintenu les privilèges communaux, mais a fait détruire le château ducal et construire le château de Rouen pour surveiller la cité. Celui-ci a été édifié sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et a pris le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVIe siècle[36], le château de Rouen a servi de carrière, et seul le célèbre donjon, dit tour Jeanne-d'Arc, restauré par Viollet-le-Duc, subsiste. Malgré son nom, cette tour n'a pas été le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431, même s’il semble que celle-ci y passa (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée au 102 rue Jeanne-d'Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

Jeanne d'Arc sur le bûcher, d'après Hermann Anton Stilke.

La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial de la Seine. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédiaient en Angleterre des vins et du blé et importaient de la laine et de l’étain. Les troubles liés aux impôts se multiplièrent à Rouen, avec des émeutes en 1281, l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprima la commune et retira aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachetèrent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décida d’expulser la communauté juive de Rouen forte de 5 000 à 6 000 personnes. En juillet 1348, la peste noire toucha Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclata, la Harelle, qui fut cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts ont été augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V prit la ville et rattacha la Normandie à la couronne anglaise. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte :

« Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgogne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. »

Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford, assure la régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir. Devenu chanoine de la cathédrale Notre-Dame, il y sera enterré à sa mort en 1435.

C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais et normand dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc a été jugée, et brûlée par le bourreau Geoffroy Thérage le , à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen même dans la population. Cette année-là, le jeune Henry VI était couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de venir à Rouen où il était acclamé par la foule. Le roi de France reprenait la ville en 1449, 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Vue de la ville de Rouen en 1526, d'après Le Livre des Fontaines, de Jacques Le Lieur.

Les chantiers, ralentis par la guerre de Cent Ans, se développent à nouveau. Ainsi, l'église Saint-Maclou, commencée sous l'occupation anglaise, finira par être achevée à l'époque de la Renaissance. La nef de l'ėglise abbatiale Saint-Ouen est enfin terminée, sans toutefois être complétée par une façade flanquée de deux tours. On construit la salle des pas perdus de l'actuel palais de justice. Le tout s'érige dans un style flamboyant, où se mêlent les premiers éléments décoratifs propres à la Renaissance dès le début du XVIe siècle. À cette époque, la cité était la plus peuplée du royaume après Paris, Marseille et Lyon.

Rouen a été l'un des foyers normands de la Renaissance artistique, grâce en particulier au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland Le Roux ont orné les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, faisant face au portail de la cathédrale. On attribue au célèbre sculpteur Jean Goujon les vantaux de l'église Saint-Maclou.

Joyeuse entrée du roi Henri II à Rouen le .

En novembre 1468, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa la prolongation de la foire de Rouen, le Pardon Saint-Romain, jusqu'à six jours de durée, de sorte que la ville s'accroisse[37].

L'essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies[38], mais aussi à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen allaient jusqu'à Terre-Neuve pêcher la morue et en Baltique pêcher le hareng. Le sel venait du Portugal et de Guérande. Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine, et les Médicis ont fait de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen est devenue le principal port français de commerce avec le Brésil, principalement pour les colorants de draperies. En effet, les manufactures de Rouen utilisent des teintures directement importées du Nouveau Monde, le rouge tiré de l'essence du bois-brésil, le bleu issu de la culture et la transformation de l’indigo. Cette fonction teinturière de la ville est confirmée par la présence des Florentins qui en font la plaque tournante de l'alun romain dans le Nord de la France. L'alun est un minéral permettant la fixation des pigments sur les textiles. Son exploitation est monopolisée par la papauté durant toute la période (Moyen Âge, Renaissance et époque moderne). La naumachie organisée en faveur de Henri II le montre que le royaume de France veut se doter d'un empire colonial en Amérique du Sud, avec comme centre d'impulsion les dynamiques ports normands. En 1500, dix imprimeries étaient installées en ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1530 et suivantes, une partie de la population rouennaise se tourne vers la religion réformée, c'est-à-dire le protestantisme sous la forme prêchée par Jean Calvin. Les Réformés, qui ne représentent qu'un quart à un tiers du nombre d'habitants de la ville, se trouvent donc en situation de minorité. Dès 1560, les tensions entre communautés protestantes et catholiques se sont exacerbées. Le massacre de Wassy force les protestants à prendre les armes, c'est le déclenchement de la première guerre de religion. Le , la population protestante entre dans l’hôtel de ville et chasse le bailli. En mai, les troubles iconoclastes ont gagné la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen. Le 18 septembre, la population demande son aide au comte de Montgomery, chef militaire des protestants en Normandie. Celui-ci fortifie et protège la ville avant l'arrivée de l'avant-garde royale, le 29. Après avoir subi des pertes considérables, les catholiques s'emparent des redoutes du mont Sainte-Catherine qui dominait la ville. Les deux camps utilisaient la terreur. Des messagers rouennais demandent alors l’aide de la reine d'Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent Le Havre. Le , les troupes royales prennent Rouen et pillent la ville pendant trois jours[39].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy est parvenue à Rouen fin août 1572 : Hennequier a essayé d'éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule a forcé les portes des prisons et égorgé les protestants qui s'y trouvaient[40]. La ville a été plusieurs fois assaillie par Henri IV mais a résisté, notamment lors du siège de décembre 1591 à mai 1592, avec l'aide de l'armée espagnole du duc de Parme[41].

Âge classique[modifier | modifier le code]

Plan de Rouen en 1657.

L'échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, a été transformé en parlement par François Ier en 1515 et a été, jusqu'à la Révolution française, le lieu de pouvoir de la province. Il avait des compétences judiciaires, législatives et exécutives sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également compétence sur la gestion du Canada français.

Les XVIe et XVIIIe siècles sont prospères avec le commerce du textile et l'activité du port. Rouen demeure la seconde ville du royaume de France et compte environ 75000 habitants, mais à partir du milieu du 17e siècle, sa population stagne et la ville perd progressivement de son dynamisme[42].

En 1703 est créée la Chambre de commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen a eu un fort rayonnement intellectuel avec des écoles renommées. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après Paris (1724), a été fondée. En 1758, a ouvert le nouvel Hôtel-Dieu à l'ouest de la ville, qui remplaçait l'ancien situé au sud de la cathédrale, devenu trop petit.

À partir de 1767 et pendant une vingtaine d'années, sous l'impulsion d'un intendant dynamique Louis Thiroux de Crosne, la périphérie de la ville subit des transformations importantes : comblement des fossés, arasement des bastions d'entrée des murailles remplacés par des grilles, création d'un boulevard extérieur planté d'arbres, édification de casernes et création d'une place d'armes, le Champ de Mars[43].

Période révolutionnaire et Empire[modifier | modifier le code]

Le quai de Paris à Rouen, peint en 1839 par Johannes Bosboom.

Ville très modérée pendant la Révolution, Rouen est considérée comme fidèle au régime monarchique.

À l'été 1792, alors que la royauté vit ses dernières semaines, un certain nombre de ministres fidèles au régime, dont Molleville, Malouet et La Porte, investissent Rouen et y mettent en place toutes les structures nécessaires pour accueillir Louis XVI qui, éloigné de Paris et de l'Assemblée nationale, aurait pu restaurer son pouvoir et organiser un véritable gouvernement contre-révolutionnaire. Mais Louis XVI, éternel indécis, préférera rester à Paris sous l'influence de l'Assemblée, anéantissant ainsi les dernières chances qu'il avait de briser la Révolution.

Rouen était donc, pour la monarchie, le dernier espoir pour soulever les provinces contre Paris.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la monarchie de Juillet, le grand compositeur Frédéric Chopin a donné à Rouen un concert public. Rouen compte ainsi parmi les très rares cités où Chopin s'est produit dans un cadre « officiel ».

Symbolisée par une statue signée Jean-Pierre Cortot installée en 1838, Rouen fait partie des huit plus grandes villes françaises représentées par des statues sur la Place de la Concorde à Paris.

Durant la guerre de 1870, Rouen a été occupée par les Prussiens, qui se composaient, au , de 16 bataillons et 16 escadrons sous le commandement du général Ferdinand von Bentheim.

En 1896, Rouen accueille l'Exposition nationale et coloniale. L'exposition a lieu entre le Champ-de-Mars et la côte Sainte-Catherine. Elle est inaugurée le en présence des ministres Henry Boucher et André Lebon, du général Giovanninelli, du préfet Hendlé et de l'adjoint au maire Marcel Cartier. Le président Félix Faure s'y rend les 14 et 15 août.L’une des principales attractions de l’exposition était le « village nègre », installé sur le Champ de Mars. «Tout ce monde de races si diverses et de pays si lointains se trouve réuni autour d'un petit lac sur lequel flottent des pirogues faites d'un seul tronc d'arbre et où, tout le jour durant, la multitude des négrillons plonge à la recherche des "petits sous" que leur jettent les visiteurs. »[44] Le public et la presse sont fascinés par cette primitivité et 600 000 visiteurs s'y précipitent.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un hôpital militaire basé à Rouen.

Lors de la Première Guerre mondiale, Rouen a servi de base à l'armée britannique[45]. Le , les gens y attendent la mobilisation générale. En effet, une dépêche est affichée à la porte de la recette principale des postes, rue Jeanne-d'Arc. « La nouvelle de la mobilisation générale a été apprise à Rouen à quatre heures, elle se répand en ville avec une rapidité incroyable. Partout elle est accueillie avec le même calme, le même sang-froid. C'est admirable et réconfortant au plus haut point.[46] » L'ordre de mobilisation est lancé presque à la même minute dans tout le département, il est porté à la connaissance des populations grâce aux cloches et aux tambours. Le Journal de Rouen note qu'au Petit-Quevilly : « Les affiches de mobilisation ont vivement impressionné la population ouvrière[46]. » La compagnie des tramways assure le transport gratuit des mobilisés.

La mairie de Rouen met en place des mesures de recensement pour les jeunes nés en 1895 ; c'est la "formation des classes de 1915"[47]. Les inscriptions se feront en mairie en personne, sauf cas de maladie ou d'absence, auquel cas les déclarations seront faites par leurs représentants. Les hommes appartenant aux classes antérieures par leur âge et qui ne se sont pas inscrits doivent également demander leur inscription. Dans le cas contraire, ils seront annotés comme devant être incorporés dans les troupes coloniales et pourront ensuite être envoyés aux colonies. À ce moment, tous les employés des tramways et des trains sont remplacés par des femmes.

De nombreux Belges se réfugient à Rouen pour échapper aux Allemands. Un comité central des réfugiés est créé afin de récolter des dons : chaussons, chaussures, pour hommes, femmes et enfants[47]. La mairie de Rouen a décidé d'attribuer le nom de boulevard des Belges au boulevard Cauchoise, afin de leur rendre hommage. Beaucoup de jeunes Belges cherchent du travail en ville et passent des annonces dans le Journal de Rouen[48].

Le Journal de Rouen note également que les familles des soldats rouennais envoient beaucoup de paquets aux militaires au front. Le Journal de Rouen du 31 janvier 1915 note des difficultés de ravitaillement des grands magasins en raison de la guerre. C'est ainsi que les ventes et les journées « vente de blanc » ont été bloquées et que certains magasins souffrent de pénurie (en particulier le Sans Pareil)[49]. En juillet 1916, et particulièrement le 14, on note une série de manifestations en soutien aux blessés soignés par la Société française de secours aux blessés militaires, des concerts militaires à Dieppe, ou encore une manifestation patriotique au Grand-Quevilly. Le maire demande à ses habitants de « pavoiser leurs maisons » et d'assister à la manifestation de l'Association des anciens combattants à l'occasion de la Fête nationale[50].

Le Journal de Rouen du 6 mars 1917 annonce un symbole de mémoire et d'espoir : le timbre postal du « tricot du soldat » a pour but de créer des ressources nouvelles. Il représente un poilu casque en tête dans la tranchée, tendant les mains pour recevoir un paquet ; derrière lui se trouve une silhouette de la ville de Rouen. Nous pouvons d'ailleurs y apercevoir une inscription patriotique : « Tricot du soldat, Rouen-1914 jusqu'à la Victoire. Secourez les combattants. » Ce timbre est utilisé pour envoyer des lettres sur le front ; ainsi les soldats comprennent qu'à l'arrière on ne les oublie pas[51].

En juillet 1917, la reine consort du Royaume-Uni, Mary de Teck, entreprend une visite à Rouen. Le Journal de Rouen du 17 juillet établit le compte-rendu de cette même visite durant laquelle la reine et le prince de Galles, futur Édouard VIII, effectuent un parcours en automobile dans le centre de Rouen : « Le public, très nombreux sur le parcours, a respectueusement salué, applaudi et acclamé la reine. (...) Elle y a visité un hôpital australien, les salles militaires de l'Hôtel-Dieu, l'institut belge de Bonsecours pour la fabrication des membres artificiels. Ensuite, elle a visité les établissements anglais et installations de la rive gauche, des hôpitaux au Madrillet, puis s'est rendue à l'hôpital de la Croix-Rouge.(...) La reine a employé la journée du jeudi à visiter les ruines de Jumièges et Saint-Wandrille ; elle est allée au Havre. La dernière journée du séjour de la souveraine anglaise dans notre région a été consacrée par elle à la visite du mémorial de Jeanne d'Arc, place du Vieux-Marché (...) »[52].

L'armistice est déclaré le 11 novembre 1918. Le Journal de Rouen du 12 novembre relate ainsi cet évènement : « L'armistice, c'est la paix, mais il faut la réaliser. » Les Rouennais se réjouissent ; le journal décrit les manifestations d'enthousiasme, un concert organisé ainsi que des concours de musique[53].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Incendie partiel de la cathédrale, en juin 1944.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été héroïquement défendue par le 5e Groupe Franc motorisé de Cavalerie, Rouen a été occupée par l'armée allemande du [54] au . Pendant ce conflit, elle a subi, en juin 1940, un important incendie qui a détruit tout le quartier ancien entre la cathédrale et la Seine, ainsi que de violents bombardements de 1942 à 1944 visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen.

Les deux bombardements ayant fait le plus de victimes et de dégâts ont été celui du par la Royal Air Force, qui fit 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville[55] et endommagea fortement la cathédrale et le Palais de justice, puis celui de la « semaine rouge », mené par les Américains du 30 mai au et au cours duquel une partie de la cathédrale et son quartier sud ont à nouveau brûlé.

Le , les Allemands battent en retraite et les Canadiens libèrent la ville.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le centre-ville a été reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine[56],[57].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand port maritime de Rouen.

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale Seine-Mer Normandie (ex-Chambre de commerce et d'industrie de Rouen) et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Normandie.

Pour son développement économique, Rouen dispose de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement)[58] dont les principales missions sont la promotion et le développement du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Département de la Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime et l'Université.

Rouen a connu un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970. Il était en 2008 de 7,8 %[59].

Rouen est une grande ville de mutuelles : elle abrite les sièges de la Matmut, de la Mutuelle assurance de l'éducation (MAE), de Lubrizol France, de Rapid'Flore et d'Astera. Se trouvent dans l'agglomération les sièges de Ferrero France, Novandie (Mamie Nova), Cap Seine, Segafredo-Zanetti France, Huis-Clos, Turtle Wax France (Abel Bonnex), Le Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP, Daiwa France et le siège historique des Anciennes Mutuelles devenues Axa.

Rouen est également le siège de la préfecture de région et de la plupart des services régionaux de l'État (DIRECCTE, DREAL, DRFiP, DRJSCS, Pôle emploi, Banque de Franceetc.) et conserve quelques compétences de la Région (notamment les transports). Même si le siège du conseil régional est à Caen, Rouen, chef-lieu de la région Normandie, est par conséquent la capitale administrative de la Normandie.

Une monnaie locale, l'agnel[60], a été lancée en novembre 2015.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La composition de l'actuel conseil municipal de Rouen est issu des élections municipales des 23 et .

Conseil municipal de Rouen (2014-2020)
Groupe Président Conseillers municipaux Statut
PSEÉLVPCF Yvon Robert 41 Majorité
LRMoDem Jean-François Bures 11 Opposition
FN Guillaume Pennelle 3 Opposition

Le conseil municipal est composé de cinquante-cinq membres, dont le maire et quatorze adjoints au maire, quatorze conseillers municipaux délégués, dix conseillers municipaux et quatorze conseillers municipaux d'opposition. À ceux-ci s'ajoutent les quatre « adjoints de quartier » auxquels sont confiées des responsabilités relatives aux rapports entre la municipalité et les quartiers[61].

En outre, la ville de Rouen est dotée de douze conseils de quartier, répartis sur l’ensemble de la commune ; ils doivent être l'émanation de la démocratie participative. Ces instances communales autonomes rattachées à la mairie, qui sont notamment chargées des affaires propres aux quartiers concernés et à leur cadre de vie, peuvent émettre des propositions éventuellement inscrites, par la suite, à l'ordre du jour du conseil municipal et touchant à l'aménagement urbain.

Le maire de Rouen est Yvon Robert, membre du Parti socialiste, depuis le . Il a été le titulaire de cette fonction une première fois, entre 1995 et 2001 et a été conseiller général de Seine-Maritime pour le canton de Rouen-4 de 2004 à 2011. Ayant succédé à Valérie Fourneyron, démissionnaire après sa nomination comme membre du gouvernement, il a été reconduit comme maire de Rouen lors du premier conseil municipal issu des élections municipales, le .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
30 août 1944
18 mai 1945
Guy Montier
  Avocat agréé auprès du Tribunal de commerce
Conseiller de la République de la Seine-Inférieure (1946-1948)
18 mai 1945
17 avril 1958
Jacques Chastellain
CNI Armateur
Député de la Seine-Inférieure (1945-1955)
Sous-secrétaire d'État à la Marine marchande (1949-1950)
Ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme (1950 ; 1953-1054)
6 mai 1958
4 avril 1968
Bernard Tissot
CNI Avocat
4 avril 1968
22 février 1993
Jean Lecanuet
CD (1966-1976)
UDF (1978-1993)
Conseiller d'État
Député, député européen, sénateur
Garde des Sceaux, ministre de la Justice (1974-1976)
Ministre d'État chargé du Plan et de l'Aménagement du territoire (1976-1977)
Président du conseil général de Seine-Maritime (1974-1993)
8 mars 1993
23 juin 1995
François Gautier
UDF Administrateur civil
Sénateur de Seine-Maritime (1994-1995)
24 juin 1995
25 mars 2001
Yvon Robert
PS Inspecteur général de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche
25 mars 2001
15 mars 2008
Pierre Albertini
UDF (jusqu'en 2007)
Indépendant (2007-2008)
Professeur d'université
Maire de Mont-Saint-Aignan (1980-2001)
Député de Seine-Maritime (1993-2007)
15 mars 2008
27 juin 2012
Valérie Fourneyron
PS Médecin du sport
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative (2012-2014)
Députée de Seine-Maritime (2007-2012 ; 2014-2017)
6 juillet 2012
En cours
Yvon Robert
PS Adjoint au maire chargé de l'Urbanisme, de la Politique de la ville et du Logement (2008-2012)
Premier vice-président de la CREA chargé des Finances

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2003[62].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Historique des municipalités[modifier | modifier le code]

Jean Lecanuet, maire emblématique de Rouen pendant vingt-quatre ans.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le paysage politique rouennais n'a cessé d'évoluer en faveur, successivement, de la droite, du centre et de la gauche, et cela dans le cadre des élections municipales et législatives. Toutefois, nombreux sont les observateurs et acteurs politiques locaux à reconnaître que Rouen peut être généralement considérée comme une ville centriste, surtout depuis « l'ère Lecanuet », entre 1968 et 1993.

Ainsi, entre 1945 et 1968, la ville est dirigée par deux maires issus du Centre national des indépendants et paysans (CNI), Jacques Chastellain et Bernard Tissot. Celui-ci, malade, laisse l'hôtel de ville à Jean Lecanuet, figure de proue du centre et candidat à l'élection présidentielle de 1965, lors de laquelle il conquiert la troisième place, concourant alors à la mise en ballottage du général de Gaulle. Sans délaisser ses fonctions municipales, qu'il assumera jusqu'à sa mort, Jean Lecanuet aura été par deux fois ministre au sein du gouvernement, entre 1974 et 1977, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Réélu à quatre reprises, il demeure le maire emblématique de la cité normande jusqu'à sa mort en 1993. Il sera resté vingt-quatre ans à la tête de la municipalité rouennaise, œuvrant à la promotion du patrimoine historique et à la modernisation de la ville entreprise avec la construction du tramway de Rouen tout en s'imposant, sur la scène politique nationale, comme l'un des fondateurs de l'Union pour la démocratie française (UDF), grande formation politique centriste qui aura son influence dans le paysage politique français jusqu'à sa dissolution, en 2007.

L'un de ses adjoints, François Gautier, lui succède à la mairie, sans parvenir à garder Rouen dans le giron du centre, deux ans plus tard : lors des élections de 1995, les divisions de la majorité municipale consécutives à la mort de Lecanuet, qui n'avait jamais désigné son propre successeur parmi son entourage, se traduisent dans les urnes par une victoire de l'opposition de gauche, conduite par Yvon Robert, qui devient le premier édile socialiste de la ville depuis l'après-guerre. Proche de Laurent Fabius, lui-même éminente figure politique locale, il dirige une large coalition baptisée « Union de la gauche » et comprenant, outre le Parti socialiste, le PCF, le PRG, le MDC et Les Verts.

À l'issue des élections municipales de 2001, le centre conquiert de nouveau la capitale haut-normande avec la désignation, comme maire, de Pierre Albertini, membre de l'UDF, député de Seine-Maritime et précédemment maire de Mont-Saint-Aignan. Candidat à sa propre succession dans la perspective des élections municipales de 2008, la contestation de la politique mise en œuvre par la municipalité et la forte impopularité du président Nicolas Sarkozy, auquel il a publiquement apporté son soutien personnel au cours de la campagne présidentielle de 2007, lui coûtent cependant sa réélection, au profit de la socialiste Valérie Fourneyron, désignée maire après la victoire d'une coalition de gauche.

Désignée ministre de la Jeunesse et des Sports après la victoire du socialiste François Hollande à l'élection présidentielle de 2012 face à Nicolas Sarkozy, Valérie Fourneyron cède la place de maire à son premier adjoint Yvon Robert, qui retrouve cette fonction pour la seconde fois de sa carrière ; il est le premier, depuis le radical Georges Métayer, à redevenir maire de Rouen une seconde fois non-consécutive. Deux ans plus tard, les élections municipales reconduisent la majorité de gauche, qui perd cependant des voix, au profit de la droite, qui obtient un résultat suffisamment important pour préparer avec confiance les prochaines échéances électorales locales et régionales, et du Front national, qui entre pour la première fois au conseil municipal de Rouen.

Résultats des élections[modifier | modifier le code]

Ci-dessous : présentation générale des résultats des élections municipales, législatives et présidentielles et autres scrutins enregistrés à Rouen :

Résultats du premier tour de l'élection présidentielle (23 avril 2017)

Parti Orientation Scrutin Résultats
La France Insoumise – PCF Gauche radicale Élection présidentielle de 2017
(1er tour)
25, 92 %
(Jean-Luc Mélenchon)
Parti socialiste Gauche Élection présidentielle de 2017
(1er tour)
9, 42 %
(Benoît Hamon)
En marche ! Centre Élection présidentielle de 2017
(1er tour)
27, 53 %
(Emmanuel Macron)
Les Républicains – UDI Droite Élection présidentielle de 2017
(1er tour)
18, 90 %
(François Fillon)
Front national Extrême-droite Élection présidentielle de 2017
(1er tour)
12,02 %
(Marine Le Pen)

Résultats du premier tour des élections législatives (11 juin 2017)

Parti Orientation Scrutin Résultats
La France Insoumise – PCF Gauche radicale Élections législatives de 2017
(1er tour)
20,51 %
(1 élu : 3e circonscription)
Parti socialiste Gauche Élections législatives de 2017
(1er tour)
16, 50 %
La République en marche ! Centre Élections législatives de 2017
(1er tour)
34,63 %
(1 élu : 1re circonscription)
Les Républicains – UDI Droite Élections législatives de 2017
(1er tour)
13, 81  %
Front national Extrême-droite Élections législatives de 2017
(1er tour)
8,45 %


Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales :

Référendums :

Cantons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canton de Rouen.

La ville de Rouen est divisée en 3 cantons :

Présentation des cantons de Rouen (2015-2021)
Canton Conseillers départementaux Parti Code Insee Population (2012)
Canton de Rouen-1 Jean-François Bures
Marine Caron
LR 76 28 38 082 hab.
Canton de Rouen-2 Christine de Cintré
Ludovic Delesque
PS 76 29 36 051 hab.
Canton de Rouen-3 Caroline Dutarte
Mamadou Diallo
PS 76 30 37 424 hab.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Natifs de Rouen[modifier | modifier le code]

Décédées à Rouen[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Vue de Rouen, par Constance Lézurier de La Martel, 1806.

Rouen a été désignée sous le nom de « ville aux cent clochers » par Victor Hugo[79]. Ce chiffre est assez proche de la réalité, puisqu'on peut arriver au nombre d'environ cent clochers avant la Révolution française[80]. Surnom que portent aussi les villes de Caen, Dijon, Poitiers, Troyes, Liège, Prague et Montréal (Canada).

Stendhal l'a qualifiée d'« Athènes du genre gothique »[81], ce qui signifie qu'elle constitue une référence en matière d'architecture gothique, comme Athènes en matière d'architecture classique.

Elle est surnommée irrévérencieusement « le pot de chambre de la Normandie »[82], à cause de sa réputation erronée d'être la plus pluvieuse des villes normandes, et cela a figuré sur des cartes postales à partir de 1902.

Locutions[modifier | modifier le code]

  • « Aller à Rouen » signifie être sifflé, en jargon de comédiens. Le public de Rouen avait la réputation d’être fort exigeant.
  • Rouennerie : cotonnade de Rouen.
  • « Les r'marqueurs d'à Rouen » (les remorqueurs de Rouen) est la locution patoisante censée figurer le « parler rouennais » ou son accent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville[modifier | modifier le code]

Armes de la ville de Rouen : « De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d'une croisette d'or, au chef cousu d'azur semé de trois fleurs de lys d'or. » Il faut souligner qu'au frontispice de la grand-poste de Rouen (rue Jeanne-d'Arc), l'agneau porte une bannerette chargée d'un lion-léopardé passant[83], et que ce dernier a été le sceau officiel de la ville de Rouen au début du XIIe siècle.

Évolution historique des armoiries[modifier | modifier le code]

Grandes armes de Rouen.

Les maires de Rouen ont bénéficié du droit d'avoir un sceau aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Selon Chéruel[84], « leur sceau a d'abord représenté un lion de face ou léopard ; puis un agneau portant un guidon » (comprendre un guidon au sens d'un petit drapeau ou banderole).

Alfred Canel cite plusieurs exemples de ce premier sceau de Rouen remontant aux premières années du XIIIe siècle[85]. Selon Chéruel, le dernier exemplaire connu de ce premier sceau date de 1309[86].

Léopold Delisle donne deux exemples du sceau avec l'agneau daté de 1355 et de 1364, et considère que ce sceau de la ville n'est pas antérieur à 1266[87]. Auparavant, il était déjà utilisé par des corporations, avant que la ville de Rouen le retienne pour ses armoiries. Les archives du département de la Seine-Maritime possèdent des empreintes de ce sceau avec l'agneau datant du XIIIe siècle, dont une de 1238 venant de l'abbaye de Jumièges, une des Jacobins de Rouen de 1246 et une de 1293 venant du Chapitre[86].

Les deux types de sceaux de Rouen ont donc été employés simultanément pendant une certaine période. Une charte d'un maire de Rouen de 1362 les présente réunis dans un même cadre. Canel en décrit un agneau avec un « guidon posé en pal et chargé d'un léopard » [85]. De même, au frontispice de la grand-poste de Rouen (rue Jeanne-d'Arc), l'agneau porte une bannerette chargée d'un lion-léopardé passant[83].

Le léopard disparut ensuite du guidon, et fut parfois remplacé par une croix ou les mots Agnus Dei. Selon Canel, les trois fleurs de lys auraient été ajoutées à partir de la première moitié du XVIe siècle[86].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Rouen détient le label Ville d'art et d'histoire.

Stendhal l’a surnommée « l'Athènes du genre gothique »[88]. De nombreux édifices religieux et civils ont été endommagés ou détruits par les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale, mais, heureusement, la plupart des monuments les plus importants et les plus emblématiques de la cité ont été restaurés ou rebâtis,

La cathédrale Notre-Dame[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame.
Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet qui l'a immortalisée dans la série des « Cathédrales ». Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept, n'ayant pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte culminant à 151 mètres (la plus haute de France). Elle est de 5 mètres plus haute que la pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent des sépultures d'anciens ducs de Normandie, comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et de Richard Cœur de Lion qui a fait déposer son cœur dans la cathédrale en « remembrance d'amour pour la Normandie ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est remarquable, avec 70 figures sculptées entre 1362 et 1421 installées entre 20 et 30 mètres de hauteur. Les anges et saintes femmes sont au niveau supérieur et, dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain, haute de 77 m, encadre la façade au nord. Elle tire son nom d'un archevêque de Rouen du VIIe siècle qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour relève du gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et du gothique flamboyant pour le dernier, couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a brûlé en 1944.

La tour de Beurre, haute de 80 m, encadre la façade au sud. Construite avec l’argent des indulgences de carême, elle est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

L'abbatiale Saint-Ouen[modifier | modifier le code]

L'abbatiale Saint-Ouen.
Article détaillé : Abbaye Saint-Ouen de Rouen.

L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » a été l'un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et n'ont été achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’est installée dans l'ancien dortoir des moines, devenu l'hôtel de ville, contigu à l'église abbatiale, qui mesure environ 137 mètres de long du chevet à l'entrée de la nef, avec une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.

La « Couronne de Normandie » est le surnom de la tour de croisée surplombant l'abbatiale et haute de 87 mètres.

Le Gros-Horloge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gros-Horloge et Rue du Gros-Horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros-Horloge est un monument emblématique de la ville. Le Gros-Horloge, horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, est situé dans un pavillon enjambant la rue du Gros-Horloge sur une arche Renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l'aiguille unique pointe l'heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l'œil-de-bœuf supérieur. L'agneau pascal, dans un écusson au centre de l'arcade, représente les armes de la ville et symbolise le commerce et l'industrie de la laine. À voir, sur la face droite du Gros-Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est sculpté à l'envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l'horloge.

Il a été intégralement restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003 par l'entreprise Neo Light et rouvert au public en décembre 2006.

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Façade arrière de l'actuel hôtel de ville.
Article détaillé : Hôtels de ville de Rouen.

L’hôtel de ville de Rouen évolue avec l’importance de la ville.

Au XIIe siècle, les « établissements de Rouen », ancêtres de la municipalité, sont installés à la halle aux Marchands

Début XIIIe siècle, il s’installe rue du Gros-Horloge.

En 1758, le projet de l'architecte Le Carpentier prévoit un nouveau bâtiment place du Vieux-Marché. Ce projet sera abandonné dès 1765 et, en 1791, c’est l'hôtel de la Première Présidence qui accueille la Municipalité.

En 1800, l’hôtel de ville s’installe dans les dortoirs de l’ancienne abbaye Saint-Ouen. L'actuel hôtel de ville y est toujours, adapté aux exigences modernes.

Le Bureau des finances[modifier | modifier le code]

L'ancien Bureau des finances, actuel office de tourisme.

Le Bureau des finances, construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise, est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen[89]. Il a peu souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il est occupé depuis 1959 par l’Office de tourisme de Rouen. L'ancien Bureau des finances, constitué des façades sur rue et sur cour et toitures, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [90].

Il est aussi connu pour avoir servi de lieu à Claude Monet pour peindre une partie de sa série des « Cathédrales », à savoir onze toiles.

Palais de Justice[modifier | modifier le code]

Partie du Palais de justice.

Le Palais de justice de Rouen est l'ancien Parlement de Normandie.

Le Palais de justice est une des quelques réalisations de l'architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y relève des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néogothique champenois au début du XXe siècle, et ce après l'« affaire de l'escalier », avec le démontage de celui réalisé en style néogothique par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central est un mélange de styles gothique et Renaissance, dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néogothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néogothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L'édifice abritait auparavant l'Échiquier de Normandie, devenu Parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du Bureau des finances (actuel Office de tourisme).

Il a été endommagé deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril, l'aile gothique a été détruite et, le 26 août, la partie centrale gothico-Renaissance a aussi été fortement touchée. Les murs en pierre sont restés debout mais les pinacles et les imposantes charpentes en bois de chêne ont été anéanties. Les intérieurs ont été ravagés (dont la magnifique salle des Assises avec son plafond à caissons, restauré depuis). Les charpentes ont été remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques ont échappé à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur présentent des graffitis en hébreu, dont l'inscription suivante : « Que cette maison soit sublime ! » ; on y voit aussi un lion sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif, selon certains et, selon d'autres[91], une yeshiva.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

La ville possède un grand nombre d'hôtels particuliers du XVIe au XIXe siècle, témoignages de son importance et de sa prospérité.

Hôtel de Bourgtheroulde[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Hôtel de Bourgtheroulde.

L'Hôtel de Bourgtheroulde, un hôtel particulier, place de la Pucelle, présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il a été bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l'Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Vendu en décembre 2006, il est devenu en 2010 un grand hôtel de luxe. Outre ses chambres, l'hôtel[92] comprend un spa avec piscine, un restaurant gastronomique, une brasserie et un bar lounge.

Autres hôtels[modifier | modifier le code]
Façade de l'hôtel d'Étancourt.

Certains sont connus par un nom spécifique, voire plusieurs : hôtel Bésuel, hôtel d'Étancourt, hôtel de l'État-Major et du Conseil de Guerre, hôtel Jubert de Brécourt, hôtel Levavasseur, hôtel de Miromesnil, hôtel de Girancourt, hôtel de Franquetot, hôtel d'Hocqueville, hôtel de Sacy, hôtel de Senneville ou hôtel d'Aligreetc. La plupart sont construits en pierre de taille, mais certains y mêlent le colombage et la brique.

Église Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Maclou de Rouen.
L'église Saint-Maclou.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle a une façade ornée d'une rose. Devant cette façade s'ouvrent cinq porches disposés en arc de cercle. Ils sont surmontés de gables très richement décorés. Trois d'entre eux abritent des portails, dont deux sont fermés par des portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

Le plan de l'église présente un transept non saillant par rapport aux chapelles latérales. Elle conserve, comme la cathédrale, la tradition normande de la tour-lanterne, qui en plus y fait office de clocher. La flèche date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La sacristie à l'est est un pastiche néo-Renaissance dont les colonnes de marbre authentiques viennent d'Italie.

Elle a subi des dommages lors de la Seconde Guerre mondiale, atteinte par deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire, conçu pour recueillir le maximum de lumière, est très clair. C'est une des raisons de l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur. On remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur, rénové, n'a pas retrouvé ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux qu'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter, cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres, et au-dessus du portail sud, une Crucifixion. Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un buffet d'orgue Renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

L'aître Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aître Saint-Maclou.
L'aître Saint-Maclou.

L'aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire, constitué de quatre ailes en pierre et en colombage, entourant une cour de forme carrée. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop petit, l'aître, qui n'était alors qu'un parvis, a été transformée en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de l'actuel. Les charpentes étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage n'avait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et des ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme écrit dans la Bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et des objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajoutée une quatrième aile copiant imparfaitement les trois autres mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre-ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, l'intégralité des bâtiments fut transformée en école.

Aujourd'hui, une partie des lieux est occupée par le service du Patrimoine et une galerie d'exposition artistique.

La place du Vieux-Marché[modifier | modifier le code]

La place du Vieux-Marché.
Article détaillé : Place du Vieux-Marché.

La place du Vieux-Marché a été le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l'église Saint-Sauveur ont été dégagés et la place est entourée d'un ensemble de maisons à pans de bois.

  • L'ancien musée Jeanne d'Arc.
  • La Croix Jeanne d'Arc est une grande croix élevée près de l’emplacement du bûcher.
  • L'église Sainte-Jeanne d'Arc a été édifiée sur le lieu même du martyre. Église moderne, construite par Louis Arretche en 1979, elle a une triple mission : église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, mémorial civil pour commémorer l'héroïne et lieu de conservation des vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent détruite en 1944.

Le donjon du château de Rouen, dit tour Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

La tour Jeanne d'Arc.
Articles détaillés : Tour Jeanne d'Arc et Château de Rouen.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C'est dans ce château que Jeanne d’Arc a été emprisonnée et que se déroula son procès.

La Fierte Saint-Romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fierte Saint-Romain.
Fierte Saint-Romain, accolée à la Halle aux Toiles

C'est un des seuls vestiges de cet ancien quartier proche de la Seine, détruit par l'incendie de 1940 et les bombardements de 1944. Il est situé place de la Haute Vieille Tour. Il s'agit d'une sorte de podium construit en 1524 et constitué de deux étages en loggia, dans un pur style Renaissance, avec colonnes corinthiennes, pilastres, frontons et clochetons en lanterne. Sans certitude, son architecte serait Jean Goujon. Il est classé monument historique[93] et se trouve adossé à la seule façade ancienne[94] de la halle aux Toiles, dont les autres parties ont été reconstruites en style moderne et qui sert de salle de congrès ou de spectacle. Jadis, on accédait à la place de la Haute VieilleTour par un passage voûté situé sous la fierte à travers la halle.

Fierte est un mot d'ancien français signifiant châsse, issu du latin feretrum « brancard, civière pour les morts », à rapprocher de la cérémonie dite levée de la fierte, c'est-à-dire de la châsse contenant les reliques de saint Romain, évêque mythique de Rouen au VIIe siècle. En effet, à cet endroit s'achevait la grande procession annuelle des reliques de saint Romain, patron de la ville. Cette manifestation s'appuyait sur le privilège de Saint-Romain, tradition très ancienne attestée en 1210. Un condamné à mort choisi par le chapitre de la cathédrale, juché dans la loge de l'édifice, devait soulever trois fois la châsse contenant les reliques du saint évêque. Après la manifestation, le criminel était gracié par les chanoines qui jouissaient du privilège de pouvoir libérer un condamné à mort le jour de l'Ascension. L'origine de ce privilège prend sa source dans la légende de la gargouille, sorte de dragon qui hantait les terres marécageuses du bord de Seine et qui fut vaincu par saint Romain avec l'aide d'un condamné à mort. Cette tradition prit fin en 1790[95].

Ancien Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Rouen.

À Rouen, l'Hôtel-Dieu est attesté depuis 1127 dans une charte le citant comme « hôpital Notre-Dame », même s'il existait avant sous la tutelle des archevêques et du clergé. Situé au sud de la cathédrale, il a été déplacé à l'ouest de la ville. Il resta un lieu de soins jusqu'en 1988, date à laquelle les derniers services ont été transférés dans l'ancien hospice général devenu l'hôpital Charles Nicolle. Il est depuis cette date le siège de la préfecture de la Région Normandie, préfecture de la Seine-Maritime.

Les églises secondaires[modifier | modifier le code]

Musée Le Secq des Tournelles dans l'ancienne église Saint-Laurent.
  • L'église Saint-Paul (XIXe siècle), à l'est de la ville, conserve à usage de sacristie contiguë l'abside de la plus ancienne église de la ville, datant de la fin du XIe siècle.
  • L’église Saint-Laurent, de style gothique flamboyant, dont la tour est remarquable. Vendue à la Révolution, elle a été réaménagée et accueille le musée Le Secq des Tournelles, qui renferme une importante collection de ferronnerie.
  • L'église Saint-Godard de style gothico-Renaissance, réputée pour ses vitraux.
Chapelle Saint-Olav des marins norvégiens.

Vestiges d'églises gothiques[modifier | modifier le code]

  • La tour Saint-André (XVIe siècle), rue Jeanne-d'Arc, unique élément subsistant de l'église Saint-André de la Porte aux Febvres, détruite lors du percement de la rue en 1861.
  • Tour et élément de l'église Saint-Candé, détruite à la Révolution, intégrée dans la cour d'un immeuble moderne et de l'hôtel Asselin, rue aux Ours.
  • Substructions de l'église Saint-Sauveur, place du Vieux-Marché, transformée en carrière de pierre en 1793.
Ancien clocher de l'église Saint-Nicolas, remonté à Cottévrard.
  • Pilier et mur de l'église Saint-Nicolas, détruite à la Révolution. Son clocher a été remonté à Cottévrard.
  • Ruines de l'église Saint-Pierre du Châtel, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Porche sud du transept (1515) de l'église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, rue du Général-Giraud. Une partie des vitraux orne la nouvelle église Sainte-Jeanne d'Arc, une autre la chapelle de la Vierge de la cathédrale Notre-Dame et d'autres sont au musée des Beaux-Arts.
  • Le chœur de l'église Saint-Nicaise, gothique flamboyant. La nef et le clocher ont été reconstruits en béton à la suite d'un incendie qui s'est produit dans la nuit du 9 au 10 mars 1934.
  • Le mur est du chœur de l'église Notre-Dame de la Ronde, rue du Gros-Horloge, détruite après la Révolution, subsiste entre deux immeubles.

Vestiges d'abbayes, couvents et prieurés[modifier | modifier le code]

Les maisons anciennes[modifier | modifier le code]

A l'angle des rues Martainville et Damiette.
Maison de l'Œuvre, XIVe siècle, sur la rue Saint-Romain, dernière maison canoniale.
Article détaillé : Vieux Rouen.

La ville est remarquable pour la diversité et la richesse du tissu urbain : on y trouve des maisons d'époques variées, du XIIIe siècle à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France sur le plan architectural : hétérogénéité des époques mais aussi des matériaux (pans de bois, pierre, brique, ou béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. Rouen a su incarner le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être anéantie par les destructions de la Seconde Guerre mondiale, avec la disparition de quartiers parmi les plus appréciés des touristes. Dans l’ensemble, la reconstruction a tenté de respecter les particularités de la vieille ville et essayé de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes. Cependant, beaucoup[Qui ?] critiquent le caractère très disparate entre les maisons à colombages et les tours des années 1970, et la différence entre la rive droite où se trouvent les quartiers historiques préservés et la rive gauche[réf. nécessaire].

La ville garde près de 2 000 maisons à colombages (contre environ 4 000 en 1939), dont un millier restaurées [réf. nécessaire] : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette, des Faulx ou Eau de Robec sont ainsi remarquables. Moins restaurés et moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent la visite.

Le patrimoine détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et non reconstruit[modifier | modifier le code]

Édifices détruits par la guerre et non reconstruits par la suite.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]
  • Église Saint-Vincent XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles, gothique flamboyant (il n'en reste que le porche sud du transept construit en 1515 et un pan de mur).
  • Église Saint-Pierre-du-Châtel XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant (d'importantes ruines post-bombardements subsistent encore aujourd'hui).
  • Église Sainte-Marie la Petite (utilisée comme synagogue) XVIe siècle, gothique flamboyant. Aucun vestige.
  • Église Saint-Denis XVIe siècle, gothique flamboyant et Renaissance. Aucun vestige.
  • Église Saint-Étienne des Tonneliers fin XIVe - XVe siècle, gothique rayonnant et flamboyant (il subsistait l'essentiel avant les bombardements, malgré son état de délabrement). Aucun vestige.
  • Chapelle des Augustins XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant, porche de style classique. Il ne reste que quelques baies remontées dans un square.
Patrimoine civil monumental[modifier | modifier le code]
  • Palais des Consuls XVIIIe et XIXe siècles, architecture classique et néo-classique. Aucun vestige.
  • Ancienne caserne du Pré-aux-Loups, siège du Conseil régional : aussi connue sous le nom de caserne Martainville, datant de la fin du XVIIIe siècle et aujourd'hui le siège du Conseil régional à Rouen, le bâtiment a été agrandi dans les années 2000 par une immense extension moderne ; la façade, les toitures et les guérites d’entrée sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[99].
  • Pôle régional des Savoirs : l'ancien manoir de Hauteville, renommé Saint-Yon en 1604, où Jean-Baptiste de la Salle a fondé en 1705 une école de charité pour garçons ; en 1879, y est construit l’École normale des garçons ; dans les années 2000, le bâtiment a été acquis et restauré par la Région Haute-Normandie pour devenir le Pôle régional des Savoirs[100].
  • Hôtel Romé XVIe siècle, style Renaissance (seuls les deux étages d'une façade sont conservés dans la cour intérieure du moderne Espace Claude-Monet).
  • Hôtel de la Première Présidence ou des Sociétés savantes XVIIIe siècle, architecture classique (il ne subsiste qu'un portail).
  • Hôtel des Douanes début XIXe siècle (il ne reste qu'un portail - monument aux victimes de la Seconde Guerre mondiale - et deux statues de David d'Angers).
  • Théâtre des Arts fin XIXe siècle. Aucun vestige.
  • Les halles médiévales (seule une façade des trois halles a été reconstituée).
  • La Bourse du Travail 1903, Art Nouveau (endommagée et détruite après-guerre). Aucun vestige.
  • L'Alambra, puis l'Omnia, théâtre puis cinéma, style Art Nouveau, rue de la République. Aucun vestige.
Autre patrimoine[modifier | modifier le code]

Le patrimoine portuaire[modifier | modifier le code]

Château d'eau-marégraphe no 1, la « tour Eiffel ».

Malgré les destructions engendrées par la Seconde Guerre mondiale, qui ont surtout concerné le port et les quartiers situés autour de ce dernier, la ville conserve certains éléments de son patrimoine liés à l'activité portuaire.

  • La « façade maritime » : les édifices bâtis le long de la Seine rive droite constituaient un alignement qui faisait dire que Rouen avait « la plus belle façade maritime de France après Bordeaux ». Il n'en reste quasiment rien : les trois monuments emblématiques qui la constituaient — à savoir le Palais des Consuls, le Théâtre des Arts et la Douane — ont été totalement détruits. Il ne subsiste que quelques hôtels particuliers, de facture plus modeste, dont le plus remarquable, dit Hôtel des Sauvages, du début du XIXe siècle, est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  • Les châteaux d'eau-marégraphes sont deux tours de taille modeste en brique, silex et pierre calcaire construits fin XIXe, début XXe siècle, qui étaient surtout destinés à servir d'accumulateur pour l'eau nécessaire au fonctionnement des grues hydrauliques. Ils sont classées monuments historiques depuis 1997.
  • L'ancienne centrale électrique, les docks et les hangars

La tour des Archives et les ponts[modifier | modifier le code]

Le Belem sous le pont Gustave-Flaubert, lors de l'Armada 2008.

Inaugurée en 1965, la tour des Archives est située dans l’enceinte de l'ancienne préfecture dans le quartier Saint-Sever, locaux abritant l'Hôtel du Département de la Seine-Maritime. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de documents incluant les archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, ce qui en fait le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen après la cathédrale. En 2007, le conseil général de Seine-Maritime a fait réaliser par l'entreprise Neo Light la mise en lumière de la tour qui a obtenu une mention spéciale au concours city.people.light 2007 et le premier prix du concours Lumières 2008. Tous les ponts de Rouen à la mer (ponts de Brotonne, de Tancarville, de Normandie) peuvent laisser passer des navires de fort tonnage. Rouen est la ville où les ponts empêchent les gros navires de remonter la Seine vers Paris. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluvio-maritimes desservant les ports de Limay et de Gennevilliers.

Le premier pont de pierre dont on a trace a été construit au IXe siècle. Les pont suivants furent reconstruits plusieurs fois. Tous les ponts actuels datent de l'après-guerre, sauf le pont ferroviaire dit viaduc d'Eauplet, qui a pu être remis en état, les trois autres ponts ayant été complètement détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. L'un d'entre eux était un pont transbordeur. Trois ponts supplémentaires sont venus s'ajouter depuis aux trois rebâtis, dont deux sur leur emplacement d'origine.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

  • le pont Gustave-Flaubert, mis en service en septembre 2008, pont levant ;
  • le pont Guillaume-le-Conquérant ;
  • le pont Jeanne-d’Arc, traversé par le tramway (réseau Métrobus) ;
  • le pont Boieldieu orné des sculptures monumentales de Jean-Marie Baumel représentant les Vikings voguant sur une esnèque (drakkar) et le navigateur et explorateur rouennais Cavelier de La Salle[103],[104] ;
  • le pont Pierre-Corneille, qui s'appuie sur l'île Lacroix et la dessert ;
  • le pont Mathilde, au-dessus de l'île Lacroix sans la desservir ;
  • le viaduc d'Eauplet, dit aussi « pont aux Anglais », pour le trafic ferroviaire, au-dessus de l'île Lacroix.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

  • Jardin des Plantes (85 000 m²)
  • Parc Antoine-de-Saint-Exupery (78 000 m²)
  • Parc Grammont (29 000 m²)
  • Jardin de l’Hôtel-de-Ville (26 000 m²)
  • Jardin Pasteur (21 700 m²)
  • Square Verdrel (9 000 m²)
  • Square Marcel-Halbout (5 240 m²)
  • Et 17 autres parcs et jardins de quartier

L'activité portuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port autonome de Rouen.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port a eu une place prépondérante dans l'activité de la ville, en raison de sa position stratégique entre Paris et la mer, dont les marées y sont perceptibles.

Bien qu'il soit à 80 km de fleuve de l'estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car pouvant accueillir des navires (jusqu'à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine ont 50 mètres de tirant d’air et des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

Tous tonnages, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c'est le 1er port européen de céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre qu'au Havre mais non négligeable avec la raffinerie de Petit-Couronne. Rouen accueille plus de 40 000 croisiéristes fluviaux en 2014, plus de 20 000 croisiéristes maritimes.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans[105]. L'événement a été appelé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999, avec six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations. L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet. La dernière Armada a eu lieu en juin 2013.

Culture[modifier | modifier le code]

Théâtres et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Le théâtre des Arts.

Capitale régionale, Rouen et sa banlieue proche sont dotées d'un certain nombre d'infrastructures destinées à accueillir des activités culturelles, au premier rang desquelles des spectacles. De fait, la « ville aux cent clochers » est l'une des places culturelles prépondérantes de la région grâce aux salles de concert, aux théâtres, aux bibliothèques, aux cinémas et aux autres lieux contribuant aux manifestations artistiques et culturelles.

La ville comporte huit théâtres, généralement dotés d'une capacité d'accueil variant entre 80 et 1 200 places.

Toutefois, le théâtre des Arts demeure le complexe artistique rouennais par excellence. Le premier bâtiment, conçu par l'architecte François Guéroult entre 1774 et 1776, a été détruit, ravagé par un incendie le , un siècle après son inauguration ; six ans plus tard, un nouveau bâtiment, imaginé par Louis Sauvageot – « père » de l'actuel musée des Beaux-Arts – est inauguré sur les ruines du précédent. Partiellement, puis entièrement détruit par la vague de bombardements de 1944. Un nouvel édifice, entièrement repensé, est construit entre 1952 et 1962 au bas de la rue Jeanne-d'Arc. L'Orchestre de l'Opéra de Rouen, créé en 1998 et actuellement dirigé par Leo Hussain, y est encore en résidence. La salle de spectacle peut accueillir jusqu'à 1 350 personnes.

Édifice très connu des Rouennais, il est desservi par la station de métro Théâtre des Arts et par une station Cy'clic éponyme.

Inauguré en 1985 par le ministre de la Culture Jack Lang et le maire de Rouen Jean Lecanuet, le Théâtre des 2 Rives, également situé rive droite, occupe de nos jours l'ancien amphithéâtre de physique de la faculté des sciences de Rouen et comporte une salle de spectacle pouvant accueillir jusqu'à 208 spectateurs. Constitutif du Centre dramatique national de Normandie-Rouen, il est actuellement dirigé par le metteur en scène David Bobée.

D'autres salles de spectacles sont ouvertes au public de nos jours : ainsi, un auditorium est aménagé dans l'église Saint-Louis et un espace de musiques actuelles, le 106, a ouvert ses portes en 2010. Celui-ci, prenant place rive gauche, comporte deux salles pouvant accueillir entre 320 et 1 200 spectateurs.

Six cinémas se trouvent dans l'agglomération rouennaise, dont un au Grand-Quevilly et un autre à Elbeuf, mais s'agissant de la seule ville de Rouen, la ville compte à elle seule quelques complexes, dont deux notables : le premier est situé aux Docks 76 tandis que le second, baptisé « L'Omnia », a pour adresse la rue de la République. Celui-ci propose, outre la programmation des films récemment sortis sur grand écran, l'accueil de rencontres entre cinéphiles et de festivals cinématographiques.

Au sud de Rouen, au Grand-Quevilly, se trouve un parc des expositions, lui-même situé à proximité directe du Zénith de Rouen, conçu par l'architecte Bernard Tschumi, inauguré en 2001 et dotée d'une capacité d'accueil allant jusqu'à 8 000 places, dont 7 500 assises, ainsi que d'une scène de 450 m2.

Le réseau « Rouen nouvelles bibliothèques » couvre sept bibliothèques, parmi lesquelles la bibliothèque patrimoniale Villon, bibliothèque municipale classée, et la bibliothèque des Capucins, située dans un couvent du quartier Croix de Pierre.

Comme de nombreuses grandes villes de France, Rouen possède son propre conservatoire à rayonnement régional, ouvert en 1945 et forte, à ce jour, d'une population scolaire de 1 300 personnes.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts.

De nombreux musées confèrent à Rouen la qualité de cité culturelle par excellence, de surcroît parce qu'elle est dotée d'un passé riche, ayant surtout atteint son apogée au Moyen Âge, mais aussi parce qu'un nombre importants de personnalités associées à l'Histoire de France – telle Jeanne d'Arc qui y fut détenue puis brûlée vive – ou à sa culture y ont vu le jour ou y ont séjourné. Certains établissements siégeant à Rouen détiennent toutefois une notoriété nationale, voire européenne.

Le musée des Beaux-Arts est l'un des plus grands musées du genre en France. Initialement ouvert en 1801, l'actuel bâtiment, doté de soixante salles, a été néanmoins conçu plus tard par l'architecte Louis Sauvageot et fut plusieurs fois remanié ou rénové, notamment pendant les années 1990. Il abrite une importante collection d'œuvres d'art (tableaux, sculptures, gravures, mobilier, objets…) et parraine un cabinet d'arts graphiques qui possède une notoriété internationale. Plusieurs expositions y sont organisées au cours de l'année, ouvertes à un public mêlant curieux, passionnés et amateurs. Parmi les œuvres exposées au public ou entretenues par les spécialistes du musée, les toiles du Caravage, Velázquez, Delacroix, Géricault, Modigliani, Gérard David, Monet et Sisley sont les plus célèbres.

Fondé par le biologiste Félix Archimède Pouchet en 1828, le muséum d'histoire naturelle s'avère être, par la richesse de ses collections, le deuxième de France après le Muséum national d'histoire naturelle de Paris ; ce ne sont pas moins de 500 000 objets et spécimens provenant du monde entier qui y sont exposés ou qui y ont été étudiés. Situé au couvent de la Visitation, dit aussi le « couvent Sainte-Marie », il a été fermé pour travaux à partir de 1996 et n'a rouvert ses portes que le .

Le musée départemental des Antiquités, plus simplement surnommé le « musée des Antiquités », retrace l'archéologie gallo-romaine et mérovingienne ; il présente une collection d’objets d’art, vitraux et éléments provenant du Moyen Âge et de la Renaissance ainsi que des collections égyptiennes et grecques. Plusieurs expositions font connaître au public des collections qui ne sont pas, d'ordinaire, ouvertes aux spectateurs.

Situé dans la maison natale de l'écrivain Gustave Flaubert, qui a donné son nom à l'établissement et au sein duquel on y trouve quelques souvenirs personnels, le Musée Flaubert et d'histoire de la médecine présente des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, des documents sur la naissance et la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs et un jardin de plantes médicinales.

Le musée national de l'Éducation.

Précédemment ouvert à Paris, à l'initiative de Jules Ferry, puis installé à Rouen en 1980, le musée national de l'Éducation retrace l'histoire de l'enfant et de son éducation depuis le XVIe siècle, illustrée par un choix de peintures et de gravures, de cahiers d'élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique ; au total, 950 000 œuvres et objets relatifs à l'histoire de l'éducation y sont recensés. Des expositions annuelles permettent au public de suivre l'évolution des méthodes d'éducation et d'enseignement en France, en Europe ou, naguère, dans les pays colonisés. En plus d'un centre d'expositions, le musée détient un centre de ressources ouvert à tous les publics mais essentiellement destiné à accueillir étudiants et chercheurs souhaitant y trouver des supports pour leur travail.

Le musée de la Céramique détient une importante collection de faïences axée sur l'évolution de la production rouennaise et sur de nombreux autres exemples.

Prenant place au cœur de l'église Saint-Laurent, le musée Le Secq des Tournelles abrite une collection de ferronnerie unique au monde, celle-ci regroupant entre autres des éléments d'architecture ou d'enseignes, tels que des serrures, des heurtoirs, des outils, des bijoux, des objets de couture et de costume… L'établissement porte le nom d'Henri Le Secq des Tournelles, lequel avait décidé de léguer à la ville une importante collection de ferronnerie héritée de son père, l'artiste Henri Le Secq.

Le musée Pierre-Corneille, installé dans la maison natale du poète situé rue de la Pie, contient des gravures et des desseins relatifs à sa vie, ainsi que les premières éditions de ses œuvres, écrites pour certaines d'entre elles, dont Le Cid, entre les murs de cette demeure.

Le musée maritime, fluvial et portuaire retrace l'histoire du port, de ses métiers, des grands voiliers rouennais, de la marine marchande, de la batellerie, de la construction navale, de la chasse à la baleine et des expéditions polaires de Charcot.

Retraçant l'histoire de l'horlogerie, le musée du Gros-Horloge a rouvert en 2006 après une période de fermeture pour cause de travaux. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l'église Saint-Vivien du XVIe siècle y sont exposés. La plate-forme supérieure offre un panorama sur les toits de la cité et la cathédrale Notre-Dame.

Ayant profondément marqué le vécu de Rouen par son séjour dans la ville, au cœur de laquelle elle y fut brûlée vive pour sorcellerie en 1431, Jeanne d'Arc est honorée par deux musées : le premier, l'historial Jeanne d'Arc, a ouvert ses portes en 2015, dans les bâtiments de l'archevêché de Rouen. Une partie de la collection exposée au musée Jeanne-d'Arc, définitivement fermé en 2012, s'y trouve désormais tandis que d'autres ont été dispersées lors de ventes aux enchères. Le second, musée du Château de Rouen, surnommé la « tour Jeanne d'Arc » de manière tronquée puisqu'elle n'y fut qu'en partie jugée, est également ouvert au public et lui permet de faire découvrir quelques éléments biographiques de la pucelle d'Orléans ; la forteresse médiévale a été construite en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain.

Le Panorama XXL, premier du genre en France, est une compilation d'œuvres géantes et panoramiques réalisées par l'artiste Yadegar Asisi, dont d'autres compositions ont été ou sont encore exposées ailleurs en Europe.

Médias[modifier | modifier le code]

Lycée Pierre-Corneille, Rouen 1902, Robert Antoine Pinchon (second rang, droit) et Marcel Duchamp (troisième rang, gauche).
L'Académie de Rouen c.1935, Robert Antoine Pinchon, troisième rang, droit.
Robert Antoine Pinchon, 1905-06, La foire Saint-Romain sur la place Saint-Vivien, Rouen, huile sur toile, 49 × 59,4 cm.
L'accrochage au Salon des Artistes Rouennais, musée des beaux-arts de Rouen, Robert Antoine Pinchon (center) 1934
Fleur d'eau, Rouen, Jean-Yves Lechevallier.
Robert Antoine Pinchon, 1905, Le Pont aux Anglais, Rouen, huile sur toile, 38 × 46 cm.
Salon des Artistes Rouennais, musée des Beaux-Arts de Rouen, c.1930.
Article connexe : Catégorie:Média de Haute-Normandie.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le principal quotidien régional est Paris Normandie, qui couvre l'ensemble de l'ex-région Haute-Normandie depuis la fusion entre les trois principaux journaux de l'après-guerre, Liberté-Dimanche, Le Havre libre et Le Havre Presse. Trois journaux gratuits sont distribués : Côté Rouen, Tendance Ouest (hebdomadaires régionaux) et 20 minutes (quotidien national). Metronews a également été distribué de 2012 à sa disparition en 2015[106],[107].

Plusieurs journaux sont également disponibles sur Internet : infoNormandie et Normandie-actu.

Toutes les collectivités territoriales distribuent également chacune leur magazine d'informations : Rouen Mag (journal de la municipalité de Rouen), Métropole Rouen Normandie Le Mag (journal de Métropole Rouen Normandie), Ma région (journal de la Région Normandie) et Seine-Maritime Le magazine (journal du Département de la Seine-Maritime).

Il existe d'autres bulletins gratuits concernant l'actualité culturelle : aux Arts (informations culturelles), Bazart (actualités culturelles) et L'Agenda rouennais (actualités culturelles).

Télévision[modifier | modifier le code]

L'un des deux sièges de France 3 Normandie se situe sur la rive gauche de Rouen (l'autre étant à Caen). Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'un journal d'actualités locales.

La Chaîne Normande (LCN) a été créée en octobre 2011. Il s'agit de la première télévision partiellement privée régionale[108] émettant en Haute-Normandie. D'autres chaînes de télévision n’émettant pas en Haute-Normandie sont accessibles en streaming. Parmi elles : TVNormanChannel (chaîne de télévision privée régionaliste animée principalement par le Mouvement normand).

Radios[modifier | modifier le code]

  • 88.1 RCF Haute-Normandie : radio locale chrétienne. Elle est adhérent au réseau RCF.
  • 90.6 Radio Cristal : radio locale commerciale basée à Evreux. Sa couverture part de Caen (suite à sa reprise de Cocktail FM) et va jusqu'à Mantes-la-Jolie.
  • 92.9 R2R (Campus Rouen) : radio étudiante rouennaise. Elle a été sélectionnée par le CSA en 2015 pour émettre en cette fréquence. Elle émettait auparavant en temporaire sur 101.3 FM.
  • 94.4 Radio RC2 : radio associative marommaise. Elle est gérée par l'Association de gestion des œuvres éducatives et de loisirs.
  • 97.5 Chérie FM Rouen : Déclinaison rouennaise de Chérie FM décrochant du programme national à certains horaires.
  • 97.9 Radio La Sentinelle : radio associative de l'église adventiste de Rouen.
  • 98.7 Beur FM Rouen : Déclinaison rouennaise de Beur FM suite au rachat de Radio Figue, une radio à destination des immigrés.
  • 99.1 Radio HDR (Hauts de Rouen) : radio associative rouennaise proposant du multiculturalisme.
  • 100.1 France Bleu Haute-Normandie : radio régionale publique. Elle est, en termes de nombre d'auditeurs, la radio la plus écoutée de Haute-Normandie avec environ 220 000 auditeurs. Elle possède son siège régional sur le quai Boisguilbert, sur la rive droite de Rouen, ainsi que des bureaux à Évreux et au Havre.
  • 100.5 NRJ Rouen : Déclinaison rouennaise d'NRJ décrochant du programme national à certains horaires.
  • 100.9 Horizon FM : radio associative créée à Villers-Ecalles et située aujourd'hui à Barentin.
  • 103.7 Tendance Ouest : radio régionale provenant de Saint-Lô. Elle a été sélectionnée en 2015 par le CSA.
  • 104.1 Virgin Radio Rouen : Déclinaison rouennaise de Virgin Radio décrochant du programme national à certains horaires.
  • 105.3 Nostalgie Rouen : Déclinaison rouennaise de Nostalgie décrochant du programme national à certains horaires.

Rouen dans les arts plastiques[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Rouen a inspiré Bonington et Turner. Claude Monet y a peint la série des Cathédrales de Rouen. Pissarro a peint plusieurs tableaux de Rouen, surtout autour du pont Boieldieu.

Bernard Mandeville célèbre peintre rouennais n'a pas manqué de faire siens ces paysages, maintes fois repris sur le motif, entre le pont Pierre-Corneille et le pont Boieldieu, entre Croisset et Eauplet.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, plusieurs sculptures de l'artiste Jean-Yves Lechevallier ont été placées dans les lieux publics, notamment la fontaine-sculpture Fleurs d'eau sur le front de Seine et Voile dans l'île Lacroix.

Rouen au cinéma[modifier | modifier le code]

Rouen à la télévision[modifier | modifier le code]

Rouen dans la littérature[modifier | modifier le code]

Oceanic bar de André Renaudin, Rouen dévasté de André Maurois.

Plusieurs romans policiers se déroulent à Rouen : Oncle Charles s'est enfermé de Georges Simenon, Où sont les diamants du Roi ? de Françoise Kermina, Un chien du diable de Fabienne Ferrère, Le fond de l'âme effraie de Guy Langlois, Mon cadavre s'enroue à Rouen de Jean Calbrix, Hurler avec les loups à Canteleu de Michel Giard, Mourir sur Seine de Michel Bussi, Seine de crimes de Philippe Feeny, Pour ta pénitence de Nadine Mousselet.

Il ne faut pas oublier Madame Bovary de Gustave Flaubert. Charles Bovary a fait ses études au lycée Pierre Corneille puis à la faculté de médecine de Rouen. Emma Bovary a été éduquée dans un couvent rouennais. Emma et Charles Bovary allaient au théâtre à l'opéra à Rouen, ils y ont rencontré Léon Dupuis le futur amant d'Emma (qui prétexta bientôt des cours de piano pour aller rendre visite à Léon chaque semaine à Rouen)[réf. souhaitée].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Catholicisme : archidiocèse de Rouen, avec saint Mellon comme premier évêque de Rouen. L'archevêque de la ville est primat de Normandie. Depuis l'époque carolingienne, les chrétiens de Rouen chantent aux principales fêtes le Christus Vincit dans la cathédrale, pour demander en particulier la paix sur leur ville.
  • Orthodoxie : paroisse Saint-Silouane de l'Athos, chapelle Saint-Victrice sur l'île Lacroix.
  • Protestantisme : temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi, de style gothique et Renaissance, ainsi que l'église norvégienne Saint-Olaf[109].
  • Évangélisme : Armée du salut[110], rue Anatole-France. Église évangélique Parole de Vie[111] sise rue Louis-Blanc.
  • Anglicanisme : église norvégienne Saint-Olaf[109].
  • Témoins de Jéhovah : trois lieux de cultes et une boutique en centre-ville.
  • Mormonisme : paroisse de Rouen, rue Saint-Romain.
  • Judaïsme : l'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie La Petite, de style gothique, a été détruite par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été construite à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle a été le premier lieu d'accueil de public reconstruit après guerre.
Synagogue de Rouen.
  • Islam : quatre salles de prières et la mosquée El Kaouthar sur la rive gauche.
  • Culte antoiniste : un temple située 145, boulevard Jean Jaurès, dédié en 1950.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rouen est le siège de l'Académie de Rouen, circonscription éducative dirigée par un recteur madame Florence Robine (depuis le 1er mars 2012), qui administre le réseau éducatif de Haute-Normandie.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Rouen compte près de 24 000 étudiants. Le Campus Saint-Marc[112] de Rouen regroupe sept écoles dont : Iscom[113] (communication) ; Formavenir[114] (école tertiaire) ; Pigier Création[115] (école de coiffure et d'esthétique) ; Comptexpert[116] (école de comptabilité) ; Berlitz Rouen[117] (école de langue étrangère) ; CPES Rouen et Med'sup[118] (prépa paramédicaux et sociaux, prépa de médecine).

Parmi les grandes écoles rouennaises :

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires
Collèges Lycées

Collèges publics :

  • Collège Barbey d'Aurevilly
  • Collège Boieldieu
  • Collège Camille Claudel
  • Collège Camille Saint-Saëns
  • Collège Fontenelle
  • Collège Georges Braque
  • Collège Jean Lecanuet

Collèges privés :

Lycées publics :

Lycées privés :

▪ École industrielle de Rouen

Écoles élémentaires et maternelles[modifier | modifier le code]

  • Maternelle

École maternelle Camille-Claudel ; école maternelle Elisabeth-et-Marguerite-Brière ; école maternelle Maurice-Nibelle ; école maternelle Thomas-Corneille ; école maternelle Marie-Houdemare ; école maternelle Anatole-France ; école maternelle Louis-Henri-Brévière ; école maternelle Jules-Ferry ; école maternelle Catherine-Graindor ; école maternelle Pauline-Kergomard ; école maternelle Achille-Lefort ; école maternelle Marguerite-Messier ; école maternelle Louis-Pasteur ; école maternelle Pierre-de-Ronsard ; école maternelle Les Sapins ; école maternelle Guillaume-Lion ; école maternelle Jeanne-Hachette ; école maternelle Jean-de-La Fontaine ; Ééole maternelle Claude-Debussy ; école maternelle Jean-Philippe-Rameau ; école maternelle Clément-Marot ; école maternelle Honoré-de-Balzac ; école maternelle Marie-Pape-Carpantier ; école maternelle Pépinières-Saint-Julien ; école maternelle Hameau-des-Brouettes ; école maternelle Marcel-Cartier.

  • Primaire

École primaire privée Notre-Dame ; école élémentaire Jean-Philippe-Rameau ; école primaire privée Saint-Léon ; école élémentaire Marthe-Corneille ; école élémentaire Victor-Le Gouy ; école élémentaire Clément-Marot ; école élémentaire Théodore-Bachelet ; école élémentaire Jean-de-La Fontaine ; école élémentaire Benjamin-Franklin ; école élémentaire Jules-Michelet ; école élémentaire Louis-Ezéchiel-Pouchet ; école élémentaire François-Villon ; école élémentaire Marie-Houdemare ; école élémentaire Laurent-de Bimorel ; école élémentaire André-Pottier ; école élémentaire Louis-Pasteur ; école élémentaire Anatole-France ; école primaire privée Beauvoisine ; école primaire privée Sacré-Cœur ; école primaire privée Saint-Dominique ; école primaire privée Saint-Joseph ; école primaire privée Sainte-Marie ; école élémentaire Claude-Debussy ; école primaire privée Saint-Vivien ; école primaire privée Jean-Baptiste-de La Salle ; école élémentaire Guy-de-Maupassant ; école élémentaire Jules-Ferry ; école élémentaire Les Sapins ; école élémentaire Honoré-de-Balzac ; école élémentaire Pépinières-Saint-Julien ; école élémentaire Jean-Mullot ; école primaire Rosa-Parks.

Santé[modifier | modifier le code]

Le principal établissement est le Centre hospitalier universitaire de Rouen. Il existe aussi des cliniques : clinique de l'Europe, clinique Mathilde et clinique Saint-Hilaire. Le centre Henri-Becquerel est le Centre régional de lutte contre le cancer.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs
  • onze stades ;
  • douze salles de sport ;
  • vingt-et-un courts de tennis ;
  • quatorze gymnases ;
  • quatre piscines ;
  • deux patinoires (une tous publics, une aux normes olympiques : surface de glisse) ;
  • depuis l'automne 2012, un Palais des sports (6 000 places assises avec gradins amovibles).

Nombre de licences sportives : 20 000.

Principales disciplines
  • Athlétisme : Stade Sottevillais 76.
  • Badminton : le Maromme Déville Mont-Saint-Aignan Badminton évolue en Élite (Top12).
  • Baseball : les Huskies du Rouen Baseball 76 sont champions de France Élite 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, champions d’Europe (groupe B) 2004 et 2006 et finalistes de la Coupe d'Europe de baseball 2007.
  • Basket-ball : le SPO Rouen Basket évolue en Élite (Pro B). L'équipe féminine a aussi connu les honneurs au milieu des années 1990.
  • Boxe anglaise : Ali Chebah, jeune boxeur rouennais Champion du Monde junior WBC et Champion d'Amériques des super-légers.
  • Canoë-kayak : Canoë Club Normand.
  • Cyclisme : Véloce Club Rouen 76 (VC Rouen 76), fondé en 1880.
  • Football : le FC Rouen évolue en National 3. L'équipe féminine est en Deuxième Division.
  • Football américain : les Léopards de rouen évoluent en D2.
  • Gymnastique : Élan Gymnique Rouennais.
  • Handball : le Rouen UHB 76 est en Nationale 2 ; l'équipe féminine est en Prénationale.
  • Hippisme : la Société des Courses Rouennaises, renommée Société des CoursesHippiques de Mauquenchy–Pays de Bray, organise des courses de trot sur l’hippodrome de Mauquenchy qui a remplacé en 2005 l’hippodrome des Bruyères de Rouen. Des courses ont aussi lieu à l'hippodrome des Trois Pipes à Bihorel.
  • Hockey sur gazon : l'équipe masculine de l'ASRUC Hockey sur gazon évolue en Nationale 1 (D2) ; il a organisé en janvier 2010 les Championnats d'Europe femmes et hommes de hockey en salle.
  • Hockey sur glace : les Dragons de Rouen sont quadruples champions de France en titre et champions d'Europe en titre. Au total, ils ont remporté 13 fois le Championnat de France de Ligue Magnus (Elite) et ont gagné 2 titres européens. C'est en outre l'une des équipes les plus titrées de France.
  • Lutte : l'ASPTT Lutte de Rouen évolue actuellement au gymnase Pélissier.
  • Motonautisme : le Rouen Yacht Club organise tous les ans au mois de mai, autour de l'île Lacroix, une manifestation internationale, les 24 Heures motonautiques. En 2010, a eu lieu la 46e édition de la course comptant pour le Championnat du Monde d’endurance. L'événement attire entre 300 000 et 350 000 personnes chaque année sur les bords de Seine.
  • Natation : les Vikings.
  • Patinage : le Rouen Olympic Club a remporté plusieurs titres nationaux ; il est par ailleurs l'organisateur de la compėtition internationale de patinage artistique synchronisé « La French Cup ».
  • Roller hockey : les Spiders du Rouen Hockey Club évoluent dans l’Élite française (Ligue Élite).
  • Rugby à XV : le RC Rouen évolue en Championnat de France de rugby à XV en Fédérale 1 (3e division) ; l'équipe première féminine de l'ASRUC évolue en Division 2.
  • Sport automobile : l’AS Automobile Club Normand a organisé jusqu'en 1993 des courses sur le circuit de Rouen Les Essarts, aujourd’hui fermé, qui a accueilli à cinq reprises le Grand Prix de France. La construction d’un nouveau circuit était prévue à Mauquenchy, projet abandonné avec la construction du circuit de Nevers Magny-Cours.
  • Tennis de table : l'équipe féminine de l'ALCL Grand-Quevilly évolue en Pro A ; l'équipe masculine du SPO Rouen évolue en Pro A.
  • Triathlon : le RouenTriathlon évolue en Division 1.
  • Volley-ball : l’AL Canteleu-Maromme évolue en Nationale 2.
  • Golf : golf de Rouen Mont-Saint-Aignan et golf de Rouen La Forêt Verte.

Rouen a été candidate aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été 2014[120], mais le Comité national olympique a préféré défendre une candidature aux Jeux d'hiver en 2018.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Foire Saint-Romain.
La foire Saint-Romain sur les quais.

La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle durant environ un mois entre octobre et novembre. Elle se déroule depuis l'année 2016 sur les quais de la Seine au niveau du bassin Saint Gervais. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est la plus ancienne de France, car elle est vieille de plus de 500 ans.

Avant d'être déplacée sur les quais bas rive gauche (Sud), elle occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire à la place Beauvoisine en passant par la place du Boulingrin. Le Boulingrin était à l'époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et où se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire-exposition avant que soit créé le parc des Expositions près de la forêt du Rouvray au sud de l'agglomération. Cet actuel parc des Expositions se trouve sur un ancien terrain d'aviation et de parachutisme. Boos a repris l'aérodrome, mais l'activité parachutiste s'est répartie sur Dieppe et Le Havre. Le parc aquatique Océade prenait place également sur l'île Lacroix de 1989 à 1991[121].

Article détaillé : Armada de Rouen.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière édition de ce rassemblement, appelé l'Armada 2013, a eu lieu du 6 au 16 juin 2013.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités en garnison à Rouen :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Loi no 2015-29 du 16 janvier 2015.
  3. Insee - Population de l'unité urbaine de Rouen en 2013, consulté le 17 mars 2016
  4. Insee - Population de l'aire urbaine de Rouen en 2012, consulté le 27 juillet 2015
  5. www.insee.fr/fr/insee_regions/Haute-Normandie/themes/dossiers/autres/docs/au_rouen.pdf
  6. Insee - Résultats du recensement de la population de 2012 - Zone d'emploi de Rouen, consulté le 27 juillet 2015
  7. Insee - Population de la métropole de Rouen en 2012, consulté le 27 juillet 2015
  8. Insee, Aire urbaine 2010 de Rouen
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Mairie de Rouen, « Luciline - Rives de Seine | rouen.fr », sur www.rouen.fr (consulté le 12 mars 2016)
  13. Mairie de Rouen, « L'éco quartier Flaubert | rouen.fr », sur www.rouen.fr (consulté le 12 mars 2016)
  14. « Insee - Chiffres clés : Commune de Rouen (76540) », sur www.insee.fr (consulté le 12 mars 2016)
  15. « Insee - Commune de Rouen (76540) - Dossier complet », sur www.insee.fr (consulté le 12 mars 2016)
  16. L'Internaute, « Rouen - Données climatiques » (consulté le 14 juillet 2012)
  17. http://www.tcar.fr/presentation/?rub_code=35&thm_id=298&gpl_id=
  18. « A Rouen, les cyclistes sur les voies de bus dans le collimateur »,Paris Normandie, 1 décembre 2014
  19. http://www.seinemaritime.fr/nos-actions/loisirs/itineraires-cyclables/veloroute-du-val-de-seine.html
  20. « Aéroport de Rouen-Boos : Premier décollage pour la ligne Rouen-Lyon », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  21. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 130
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  22. op. cit., p. 130.
  23. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, 2003, p. 185.
  24. Xavier Delamarre, op. cit., p. 300.
  25. Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, 2003, p. 261 - 262.
  26. a et b Xavier Delamarre, op. cit.
  27. Xavier Delamarre, op. cit., p. 213.
  28. L'évolution du nom de Rouen dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge, Patrice Lajoye, Annales de Normandie, 57e année, no 3 et 4, 2007, p. 223-229.
  29. Xavier Delamarre, op. cit., p. 253 - 254.
  30. François de Beaurepaire, op. cit.
  31. Xavier Delamarre, op. cit.
  32. Michel Mangard, dir M.Mollat, Histoire de Rouen, Privat, , p. 16
  33. Nommé également : Oskar ou Ásgeir, nom de famille normand Anger.
  34. Mohammed Arkoun, « La France vue par un voyageur arabe au Xe siècle », dans Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, Paris, Albin Michel, 2006, p. 44.
  35. (en) « JE, The Crusades »
  36. collectif, Le château de Rouen et son donjon, Conseil général de Seine-Maritime, , 49 p., p. 1
  37. https://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA161 Lettres patentes de Louis XI, Senlis, novembre 1468
  38. https://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479 Lettres concernant marchands drapiers
  39. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 235
  40. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286
  41. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 382
  42. « Rouen au XVIIème siècle », sur rouen.fr (consulté le 8 novembre 2017)
  43. Jean-Pierre Bardet dir. Michel Mollat, Histoire de Rouen, Privat, , p. 214 et 217
  44. Journal de l'Exposition nationale & coloniale de Rouen et Moniteur des exposants : hebdomadaire illustré, Rouen, 1893 Lire en ligne
  45. Yves Buffetaut, Rouen-Le Havre dans la Grande Guerre : Deux ports normands en première ligne, Ysec,
  46. a et b Le Journal de Rouen, 2 août 1914. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/
  47. a et b Le Journal de Rouen, 10 septembre 1914. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/[1]
  48. Le Journal de Rouen, 11 novembre 2014. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/[2]
  49. Le Journal de Rouen, 31 janvier 1915. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/[3]
  50. Le Journal de Rouen, 14 juillet 1916. Accessible en ligne sur : http://recherche.archivesdepartementales76.net/[4]
  51. Le Journal de Rouen, 6 mars 1917. Accessible en ligne sur : http://recherche.archivesdepartementales76.net/
  52. Le Journal de Rouen, 17 juillet 1917. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/
  53. Le Journal de Rouen, 12 novembre 1918. Accessible en ligne sur : http://recherche.archivesdepartementales76.net/
  54. Paul Le Trévier, 9 juin 1940 : Ce jour où Rouen tomba, Comever, , 208 p.
  55. Paul Le Trévier et Daniel Rose, Ce qui s'est vraiment passé le 19 avril 1944, Saint-Germain-en-Laye, Comever, , 160 p. (ISBN 9782952213806, OCLC 491919954)
  56. Alain Gaspérini, La reconstruction de Rouen 1946-1962, vol. VII, Connaître Rouen, , 16 p.
  57. Rouen. La reconstruction, vol. 306, Connaissance du patrimoine, coll. « Itinéraires du patrimoine »,
  58. Site de l'ADEAR Rouen Développement)
  59. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/chomage-zone/TxChoZEmoy9908.xls INSEE, chômage par zone d'emploi
  60. http://www.monnaiedugrandrouen.fr
  61. « Composition du conseil municipal », Site de la ville de Rouen (consulté le 15 novembre 2017)
  62. Agenda 21 de la ville de Rouen
  63. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 8 mai 2012.
  64. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 14 septembre 2009.
  65. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 18 juin 2012.
  66. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 14 septembre 2009.
  67. Résultats de l'élection européenne 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 25 mai 2014.
  68. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 14 septembre 2009.
  69. Résultats de l'élection régionale de 2015 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 14 décembre 2015.
  70. Résultats de l'élection régionale de 2010 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 8 décembre 2015.
  71. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site du Figaro. Consulté le 18/09/2009.
  72. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 18 septembre 2009.
  73. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 18 septembre 2009.
  74. [5]
  75. [6]
  76. [7]
  77. [8]
  78. [9]
  79. Amis ! c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
    Aux vieilles tours, débris des races disparues
    La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air
    Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
    Dont le front hérissé de flèches et d'aiguilles
    Déchire incessamment les brumes de la mer

    — Victor Hugo, À mes amis L. B. et S.-B., in Les Feuilles d’automne, 1831.

  80. François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers, Rouen, PTC, (ISBN 2-906258-84-9, OCLC 496646300)
  81. Stendhal, Mémoires d'un touriste, vol. II, Paris, Michel Lévy frères, , p. 83 « Au reste, je rentre accablé de fatigue; je viens de me donner le plaisir de revoir Rouen, comme si j'y arrivais pour la première fois. Par des raisons que je dirai, Rouen est la plus belle ville de France pour les choses du Moyen Âge et l'architecture gothique. À l'époque où régnait la mode du gothique, Rouen était la capitale de souverains fort riches, gens d'esprit, et encore tout transportés de joie de l'immense bonheur de la conquête de l'Angleterre qu'ils venaient d'opérer comme par miracle. Rouen est l'Athènes du genre gothique [...]. Ce qui est admirable à Rouen, c'est que les murs de toutes les maisons sont formés de grands morceaux de bois placés verticalement à un pied les uns des autres: l'intervalle est rempli par de la maçonnerie. Mais les morceaux de bois ne sont point recouverts par le crépi; de façon que, de tous les côtés l'œil aperçoit des angles aigus et des lignes verticales.»
  82. Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons relatifs à cette ancienne province et à ses habitants, vol. II, Rouen et Caen, A. Lebrument et Le Gost-Clérisse, , p. 103
  83. a et b Rouen sur Imago Mundi (cf. rubrique « Armoiries » en fin de page).
  84. Adolphe Chéruel, Histoire de Rouen pendant l'époque communale, 1843-1844, tome 1er, page 353
  85. a et b Alfred Canel, Armorial des Villes et Corporations de la Normandie, , p. 218 et 219
  86. a, b et c Jean-Eugène Decorde, Les Armoiries de la ville de Rouen, Rouen, , 16 p. (lire en ligne), page 2
  87. Alfred Canel, Armorial des Villes et Corporations de la Normandie, , p. 220
  88. Stendhal1854, p. 83
  89. « Tribunal dit Cour des Aides, Bureau des Finances », notice no IA00021813, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. Notice no PA00100802, base Mérimée, ministère français de la Culture
  91. Norman Golb
  92. http://www.hotelsparouen.com/
  93. Notice no PA00100829, base Mérimée, ministère français de la Culture
  94. Notice no PA00100833, base Mérimée, ministère français de la Culture
  95. Le privilège de St-Romain sur le site Rouen-Histoire
  96. Olivier Chaline, La Chapelle du lycée Corneille à Rouen,
  97. Michel Mollat, Histoire de Rouen, Privat, , p. 136
  98. Jacques Tanguy, « Prieuré Saint-Michel », sur Rouen-Histoire, (consulté le 3 février 2015)
  99. « Ancienne caserne, siège du Conseil régional à Rouen », sur petit-patrimoine.com (consulté le 16 février 2017)
  100. Région Haute-Normandie, Bienvenue au Pôle régional des Savoirs, Rouen, , 24 p. (lire en ligne), p.2 et 3
  101. Guy Pessiot, Histoire de Rouen: Tome 2, 1900-1939 : en 800 photographies, p. 164 [10]
  102. Notice no IA00022515, base Mérimée, ministère français de la Culture
  103. Petit-Patrimoine.com
  104. Statue des Vikings par Jean-Marie Baumel sur le pont Boieldieu à Rouen
  105. a et b http://www.armada.org/
  106. Le gratuit Metro à Rouen le 8 mars
  107. Metronews. Le quotidien dit au revoir au papier
  108. [Le financement du projet est bâti sur un partenariat public-privé (PPP) en effet, la région Haute-Normandie, le département de Seine-Maritime et la CREA (aujourd'hui devenue Métropole Rouen Normandie) assureraient environ la moitié du budget de la première année. Les recettes publicitaires devraient progresser en 5 ans, pour assurer entre 50 % et 100 % du coût de la chaîne. La Chaîne Normande - Financement
  109. a et b Observatoire du patrimoine religieux, « Chapelle du foyer des marins - Eglise norvégienne Saint-Olaf », sur patrimoine-religieux.fr (consulté le 28 janvier 2017)
  110. « Liste des églises évangéliques dans le département de Seine-Maritime : Rouen », sur l'annuaire électronique des Églises évangéliques (consulté le 17 septembre 2014)
  111. Site officiel de l'église Parole de Vie
  112. [11]
  113. [12]
  114. [13]
  115. [14]
  116. [15]
  117. [16]
  118. [17]
  119. En juillet 2016
  120. « Rouen veut les jeux 2014 », Paris Normandie, 10 juillet 2008
  121. Gilles Triolier, « Verrue aquatique », Paris Normandie, 23 juillet 2009 [lire en ligne]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Rouen.