Théâtre des Arts (tramway de Rouen)

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Théâtre des Arts
Tramway de Rouen

Station Théâtre des Arts du « Métro » de Rouen
Localisation
Pays France
Ville Rouen
Quartier Vieux-Marché / Cathédrale
Adresse rue Jeanne d'Arc
Coordonnées
géographiques
49° 26′ 24″ nord, 1° 05′ 22″ est

Géolocalisation sur la carte : Rouen

Caractéristiques
Position par
rapport au sol
souterraine
Quais 2
Historique
Mise en service 16 décembre 1994
Architecte(s) Yves Couloume
Artiste(s) Jean-Pierre Bourquin
Denis Godefroy
François Perrodin
Gestion et exploitation
Propriétaire CREA
Exploitant TCAR
Ligne(s) Tramway de Rouen

Théâtre des Arts est une station du tronc commun des lignes Technopôle et Georges Braque du Tramway de Rouen (dit Métro de Rouen). C'est une station souterraine situé rive droite de la Seine, au centre ville de Rouen, en bas de la rue Jeanne-d'Arc et au niveau du théâtre des Arts et de l'Espace Métrobus (agence commerciale de la TCAR), dans le quartier Vieux-Marché / Cathédrale. On y trouve à proximité le Palais des consuls, siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen. On y trouve une station Cy'clic.

La station abrite des œuvres de Jean-Pierre Bourquin[1], Denis Godefroy[2] et François Perrodin[3].

Situation[modifier | modifier le code]

Sur le réseau du Tramway de Rouen la station Théâtre des Arts est établie à l'extrémité sud de la portion souterraine du tronc commun après la station Palais de Justice. À la sortie sud de la station le parcours rejoint le niveau du sol avant de traverser la Seine sur le pont Jeanne d'Arc et redescendre en souterrain pour l'accès à la station suivante de Joffre-Mutualité[4].

Géographiquement la station Théâtre des Arts est située rive droite de la Seine, quartier Vieux-Marché / Cathédrale, centre ville de Rouen, dans le sud de la rue Jeanne d'Arc au carrefour avec la rue du Général Giraud et la rue du Général Leclerc[5].

Une ancienne rame sort de la station pour s'engager sur le pont Jeanne d'Arc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chantier du « Métrobus[6] » , sur la rive droite de la Seine, débute en juillet 1993 par le creusement des tunnels[7]. Le site de la future station Théâtre des Arts est considéré comme sensible par les archéologues du fait de sa situation à proximité des berges du fleuve et du centre ancien de la ville. Une surveillance du chantier a permis l'organisation d'une fouille de prévention dirigée par Marie-Clotilde Lequoy. La fouille est fructueuse : des restes végétaux (graines, noyaux...) trouvés dans des ensembles clos ; un quai, de l'époque antique, fait de bois de chêne et de pierres calcaires ; et des structures de l'époque médiévale[8].

L'inauguration du réseau se déroule le 16 décembre 1994 sur la place Bernard Tissot[7]. La mise en service de la station Théâtre des Arts a lieu le lendemain 17 décembre comme l'ensemble du réseau[9].

En 2012 les rames bleues Alsthom TFS (Tramway français standard) sont remplacées par des rames blanches Alstom Citadis série 402[7].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

La station Théâtre des Arts est une station souterraine accessible par plusieurs escaliers et ascenseurs[5]. Ses deux quais d'une longueur de 60 mètres, équipés de valideurs de titres de transport, sont accessibles aux personnes à la mobilité réduite.

Desserte[modifier | modifier le code]

Située sur le tronc commun du réseau, la station est desservie par les rames des lignes Technopôle et Georges Braque. Les horaires et les fréquences de passage sont à consulter sur le site de l'exploitant (voir lien externe en bas de page).

Article détaillé : Tramway de Rouen.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

À proximité immédiate on trouve :

Une station, n1 Cy'clic, de location de vélos en libre-service[10]

Plusieurs arrêts de transports en commun routiers : Transport est-ouest rouennais (TEOR), deux arrêts rue du Général Giraud permettent l'accès aux bus des lignes : T1 : direction Boulingrin ou Mont aux malades, T2 : direction Tamarelle ou Mairie V. Schœlcher et T3 : direction Durécu-Lavoisier ou Bizet[5]. Des bus de ville : arrêt rue Jeanne d'Arc au nord de la station : ligne 8 direction Île Lacroix, ligne 20 direction Rue de l'Église, ligne N2 (Noctambus) direction Le 106 et arrêt au sud de la station : ligne 8 directions Longs Vallons ou École Moulin, ligne 20 direction Le Chapitre et ligne N2 (Noctambus) direction La Pléiade[5].

La Halte Routière de Rouen avec ses cars VTNI[11].

Archéologie préventive[modifier | modifier le code]

La fouille préventive de 1993 et l'étude des éléments récoltés ont donné lieu à des communications précisant notamment : que les débris végétaux comprenaient des « noix, noisettes, prunelles, prunes, pépins de pommes et de noisettes... »[12] et de dater de l'an 15 av. J.-C. « un petit bâtiment en bois », et entre 5 à 3 av. J.-C. « un premier aménagement des berges de la Seine »[13]. Pour Marie-Clotilde Lequoy cette fouille de la « station de métro Théâtre des Arts » permet d'avancer dans la connaissance du « port de la ville antique de Rouen »[14].

Architecture et Artistes[modifier | modifier le code]

Comme les autres stations souterraines la conception et la réalisation de la station Théâtre des Arts ont été confiées à l'architecte-urbaniste Yves Couloume qui a produit « des volumes ouverts, des surfaces animées (pierre et métal perforé au lieu du carrelage habituel) et surtout une lumière du jour abondante dotent ces lieux de passage et d'attente d'une vraie qualité esthétique qui encadre magistralement toutes les interventions artistiques »[15].

Un an avant la livraison des stations le Syndicat intercommunal de l'agglomération rouennaise, devenu depuis la Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA), a mandaté la Direction régionale des affaires culturelles de Haute Normandie (DRAC) pour créer un groupe de travail, piloté par Victoire Dubruel, dont l'objet était de réaliser un parcours artistique financé par du mécénat d'entreprises[15]. Pour la station Théâtre des arts, le choix s'est porté sur : Jean-Pierre Bourquin « Wagner sur le toit »[1], Denis Godefroy « Angéliques du métro »[2] et François Perrodin « 25. 11. »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Caroline Cros, Laurent Le Bon, L'art à ciel ouvert: commandes publiques en France, 1983-2007, Flammarion, 2008, p. 233 (extrait)
  2. a et b Rouen Musée des beaux arts, « Denis Godefroy 1949-1997 », Somogy, 2003, p. 134-135 (extraits)
  3. a et b Caroline Cros, Laurent Le Bon, L'art à ciel ouvert: commandes publiques en France, 1983-2007, Flammarion, 2008, p. 246 (extrait)
  4. Site crea-astuce.fr, plan du réseau, zoom sur rouen voir (consulté le 22 juin 2013).
  5. a, b, c et d Site crea-astuce.fr, Station Théâtre des Arts : plan du quartier et transports en commun voir (consulté le 23 juin 2013)
  6. Site lepoint.fr, « Le tram caché », par Jean Liou et Stéphane Siret, dans Le Point du 29/02/2007 lire (consulté le 22 juin 2013).
  7. a, b et c Site la-crea.fr, Historique : Le métro en dates intégral (consulté le 23 juin 2013).
  8. « Résultats scientifiques significatifs - Histoire : ROUEN (76) - « station Théâtre des Arts » », dans "Bilan Scientifique 1993", Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie, Service Régional de l'Archéologie, 1994, pages 9 à 16 (extrait)
  9. Site christophe.lachenal.free.fr, Réseau m-é-t-r-o-b-u-s Tcar : Historique lire (consulté le 23 juin 2013)
  10. Site cyclic.rouen.fr, Carte des stations voir (consulté le 23 juin 2013)
  11. Site crea-astuce.fr, Transports en commun : Halte Routière de Rouen voir (consulté le 23 juin 2013).
  12. Jean-Paul Hervieu, « Les paysages ruraux en Normandie : actes du 37e Congrès organisé par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie », Pont-Audemer, 17-20 octobre 2002, dans Annales de Normandie, 2003, page 133 (extrait)
  13. Nancy Gauthier, Jean-Charles Picard, Noël Duval, « Topographie chrétienne des cités de la Gaule, des origines au milieu du VIIIe siècle », Volume 9, De Boccard, 1996, page 24 (extrait)
  14. Marie-Clotilde Lequoy, « Rouen : Le port de la ville antique de Rouen », dans L'Archéologue, no 102, juin-juillet, 2009, p. 28-29 (article)
  15. a et b Site liberation.fr, Culture : « Rouen, l'art prend le tram. En quinze interventions artistiques, voyage en «Métrobus» », par Rosen Miriam, dans Libération, 5 janvier 1996 lire (consulté le 23 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arielle Pellenc (réd), Victoire Dubruel et Pierre Leguillon (collab.), Quentin Bertoux (photogr.), m-é-t-r-o-b-u-s : art contemporain, Rouen : Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie, Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie, Rouen, 1995 (ISBN 2-912947-22-7) (présentation).
  • Carline Cros, Laurent Le Bon, L'art à ciel ouvert: commandes publiques en France, 1983-2007, La Création contemporaine, Flammarion, 2008, pages 233 et 246 ( extrait).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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