Vieux Palais (Rouen)

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Le Vieux Palais

Vue de l'entrée et des tours du Vieux Palais, vers 1780, par Jean-Baptiste Lallemand.
Période ou style Médiéval
Type Château-fort
Architecte Jenson Salvart
Début construction 1419
Fin construction 1443
Propriétaire initial roi d'Angleterre
Destination initiale palais royal
Pays  France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Rouen

Le Vieux Palais est le château royal construit par Henri V et détruit pendant la Révolution.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château, construit par Henri V, roi d'Angleterre, était situé à l'angle sud-ouest de la ville médiévale, en bordure de la Seine, idéalement situé pour surveiller le trafic fluvial. Son emplacement est limité par la place Henri-IV, la rue d'Harcourt, le quai du Havre, le boulevard des Belges et la rue Saint-Jacques. Les archives du tabellionnage décrivent ainsi le lieu : « Vieux palais, construit sur une place séant en la paroisse Saint-Eloi, auprès de la tour Maussefrote et de la rivière de Seine, en laquelle place souloit estre anciennement marché aux chevaulx »[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Cette construction fait suite à la conquête de la ville par les Anglais. Le terrain est acquis par expropriation le et les travaux sont financés par de l'argent rouennais[2]. Le couvent des Minimes qui occupe les lieux près de la porte du Pré est transféré dans l'actuelle rue des Béguines[1]. Commencé en 1419, le chantier est interrompu en 1422. Il reprend en 1436 pour s’achever, pour l'essentiel, en 1443. C'est Jenson Salvart, également maître d'œuvre de la ville, de la cathédrale et du bailliage, qui est chargé de sa construction. Les rois anglais n'y séjournèrent finalement jamais car il n'était pas complètement achevé en 1449[3].

Il prend le nom de « Vieux Palais » après la construction du Palais Royal, échiquier de Normandie devenu Parlement de Normandie (actuel palais de justice de Rouen).

Un bastion sera bâti en 1569 à la place d'une tour donnant sur la Seine. Des travaux sont entrepris en 1577 et 1583 sur les bastions. La tour Mal-s'y-frotte est rasée en 1706 et remplacée par une terrasse arborée, devenu par la suite lieu de promenade[1].

La forteresse se rend en 1789 devant la garde urbaine. Vendue, elle est démolie en 1792[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le Vieux Palais sur le plan de Gomboust en 1655.

De forme quadrangulaire, il s'appuyait sur deux courtines de l'enceinte de la ville et utilisait deux tours de cette enceinte[4]. Deux courtines neuves ont été créées parsemées de 7 tours et 2 portes donnant sur la ville.

La citadelle était entourée de larges fossés que la Seine remplissait[1].

Souvenir[modifier | modifier le code]

La seule trace existante de la présence de ce château royal est marquée par la rue du Vieux-Palais, reliant la place du Vieux-Marché à la place Henri-IV.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Périaux 1870-1871, p. 661-665
  2. Michel Mollat, Histoire de Rouen, Privat, , p. 136
  3. Yadegar Asisi, Rouen 1431, asisi Edition, , p. 105
  4. « Le Vieux Palais, palais royal de Rouen » (consulté le 26 mai 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Mesqui, « Le Vieux Palais, palais royal de Rouen » dans Bulletin monumental, 1992, vol.150, n°1, p. 62-63.
  • Pierre-Yves Le Pogam, « Un chantier exemplaire: Le Palais royal de Rouen » dans Bulletin archéologique du CTHS, Antiquités nationales, fasc. 23-24, 1991, p. 213-247.
  • Nicétas Périaux, « Rue du Vieux-Palais  », dans A. Le Brument, Dictionnaire des rues et places de Rouen, revue de ses monuments et de ses établissements publics, 4e livraison - P-Y, Rouen, 1870-1871, p. 661-665.
  • Lucien-René Delsalle, Rouen à la Renaissance : Sur les pas de Jacques Le Lieur, Rouen, Librairie L'Armitière, , 592 p. (ISBN 978-2-9528314-13)
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