Bataille de Navarin

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La bataille de Navarin fut une bataille navale qui se déroula le 20 octobre 1827, dans la baie de Navarin (ouest du Péloponnèse) entre la flotte ottomane et une flotte franco-russo-britannique dans le cadre de l'intervention des futures Puissances Protectrices lors de la guerre d'indépendance grecque. La défaite ottomane fut totale. La bataille de Navarin fut une étape décisive vers l'indépendance de la Grèce.

Avant la bataille[modifier]

Je crois pouvoir affirmer d'avance qu'une simple démonstration suffira pour reconduire en Égypte et aux Dardanelles cette formidable expédition.

  • Henri de Rigny, amiral de la flotte française dans une dépêche à son gouvernement à propos des 120 navires ottomans.
  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 380


Commentaires des combattants[modifier]

Si les Turcs avaient tiré un peu mieux, je ne sais pas ce qui nous serait arrivé.

  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 382


Nous avons eu hier avec la flotte turco-égyptienne une affaire très sérieuse. Les vaisseaux turcs ont tiré les premiers sur nous. MM de Codrington et de Rigny y ont répondu aussitôt. Les vaisseaux de Sa Majesté l'Empereur ont été les derniers à tirer, mais aussi les derniers à finir.

  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 382-383


La flotte turco-égyptienne n'existe plus à l'heure qu'il est.

  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 383


Réactions politiques[modifier]

Égypte[modifier]

Je leur avais dit quelles seraient les conséquences ! Croyaient-ils qu'ils n'avaient à faire qu'aux Grecs ?

  • (en) I told them what would be the consequences ! Did they think they had to deal with Greeks ?
  • Mehemet Ali, Vice-roi d'Égypte, à propos de l'attitude de la flotte ottomano-égyptienne.
  • The Battle of Navarino., C. M Woodhouse, éd. Hodder and Stoughton, 1965, p. 149


Royaume-Uni[modifier]

Une collision, totalement inattendue pour Sa Majesté, se déroula entre les Flottes des Puissances Signataires [du traité de Londres] et celle de la Porte Ottomane. Nonobstant la valeur démontrée par la Flotte Combinée, Sa Majesté regrette profondément que cet affrontement ait eu lieu avec la Force Navale d'un ancien Allié ; mais, il garde l'espoir confiant que cet événement regrettable ne sera pas suivi de nouvelles hostilités.

  • (en) A collision, wholly unexpected by His Majesty, took place in the Port of Navarin between the Fleets of the Contracting Powers and that of the Ottoman Porte. Notwithstanding the valour displayed by the Combined Fleet, His Majesty deeply laments that this conflict should have occurred with the Naval Force of an ancient Ally; but he still entertains a confident hope that this untoward event will not be followed by further hostilities.
  • King's speech, opening the session, 29 janvier 1828, dans [1], Georges IV.


France[modifier]

La flotte turco-égyptienne n'existe plus, mais quelles que soient les circonstances d'un événement aussi décisif, on peut dire avec vérité qu'il n'a eu pour motif de part et d'autre aucun sentiment de haine ou de vengeance.

  • Baron de Rouen, nouveau consul de France auprès des autorités grecques.
  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 383


Empire d'Autriche[modifier]

L'événement du 20 octobre commence une nouvelle ère pour l'Europe. La face de toutes choses a changé.

  • Histoire diplomatique de la Grèce de 1821 à nos jours. Tome 1., Édouard Driault et Michel Lhéritier, éd. PUF, 1925, p. 385


La presse[modifier]

Victoire ! La Grèce est sauvée !

  • La Presse française face à la chute de Missolonghi et à la bataille navale de Navarin. Recherches sur les sources du philhellénisme français., Jean Dimakis, éd. Institute for Balkan Studies, Thessalonique, 1976, p. 102


Réactions artistiques[modifier]

La Grèce est libre et dans la tombe
Byron applaudi Navarin.


Car aucun méchant Égyptien et aucun fier Turc
Bien qu'il s'en vante vainement,
Ne vaincra les Anglais les Russes ou Français
Alors que sur l'océan ils naviguent, alors que sur l'océan ils naviguent

Les Maîtres de ces terres sacrées
Ou du moins ils le désiraient
Mais nous leur montrerons que c'est l'inverse
Et libérerons les Grecs

Les Grecs ont été leurs esclaves
Six cents ans ou plus
Mais les Anglais vinrent avec leur cœur de chêne
Pour ouvrir la porte de la liberté.

  • (en)

    For there's no mean Egyptian, nor any proud Turk,
    Altho' they vainly boast,
    Shall conquer the English the Russians or French
    While on the ocean they floats, while on the ocean they floats.

    The Commanders of those holy lands
    Or such would wish to be
    But we will show them the reverse
    And set the Grecians free...

    The Grecians they have been their slaves
    Six hundred yeras or more
    But Britons come with hearts of oak
    To open freedom's door.

  • Ballade anonyme par un marin anglais présent à la bataille.
  • The Battle of Navarino., C. M Woodhouse, éd. Hodder and Stoughton, 1965, p. 151-152


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