« Quittant Pise et ses jeux, Alphée au flot d’argent »

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Poésies de Sainte-BeuveMichel Lévy frères (p. 260).
III

Quittant Pise et ses jeux, Âlphée au flot d’argent
Cherche à travers les mers Âréthuse en plongeant ;
Et dans son sein il porte à la nymphe adorée
L’olivier des vainqueurs et la poudre sacrée.
Profond, pur, et chargé des amoureux cadeaux,
Il fend le flot amer sans y mêler ses eaux ;
Et le grand flot dormant ne sent rien, et l'ignore,
Et l’a laissé passer. Ah ! c’est Amour encore,
Le mauvais, le perfide et le rusé songeur,
C’est lui dont l’art secret fit du fleuve un plongeur !