Le Rétablissement des Jeux Olympiques

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La Revue de Paris (1ère année, Tome 3, Mai-Juin 1894pp. 170-184).

LE RÉTABLISSE1 !ENT

DES JEUX OLYMPIQUES

Les exercices ph)’siques comptent dans le moncle 111oderne, trois métro1Joles : Berlin, Stockholm et Londres. Là sont nés, cles circonstances ou du hasard, trois systè1nes profondément différents dans leurs tendances con1me dans leurs procéclés ; trois mots les résument : la guerre, l’hygiène, le sport. Au inon1ent où va se réunir à la Sorbonne le Congrès International q11i doit llrépar~r le rétablissement des Jeux olympic1ues, il y a quelque intérêt à passer en rev11e rapide-· ment l’état-111ajor de l’atl1létisme 11niversel. · 1

· Le siècle qui s’acl1è,•e dans une paix tro11blée et incertaine, et dont le début fut 111arq11é par des événements si sa11glants, s11ccéclait à t1ne époque de grande acti,•ité intellectuelle et de véritable inertie pl1ysique. Il y aurait peut-être lieu de cl1ercher clans ce contraste trop 011blié les causes lointaines de certai11s de ces déséquilibrements do11t nous sou[rons. ~lais cela n’est Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/846 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/847 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/848 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/849 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/850 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/851 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/852 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/853 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/854 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/855 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/856 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/857 Page:Revue de Paris, 1ere année, Tome 3, Mai-Juin 1894.djvu/858 184

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seignements pour le fixer exactement font défaut. Il 11e IJeut, ·da11s tous les cas, être inférieur à deux 111illio11s, chiffre obtenu en multipliant le nombre de clubs enregistrés par une moyenne cle membres assez basse pour être raisembla)Jle. C’est cette jeunesse universelle dont il s’agit de grouper périodiquement les représentants sur le plus pacifique des champs de bataille, le champ de jeu. De c1uatre a11s en quatre ans, le vingtième siècle verrait ainsi ses enfants se réunir successivement près des grandes capitales du mo11de pour y lutter de force et  :l’adresse et s’y dis1Juter le rameau symbolique. 011 ! sans doute il y a beaucoup d’obstacles à franchir pour en arriver là ; il y a, nous ve11ons de le voir, les cou- . · turnes, les traditions, les instincts de race et toutes les lJarticularités que la vie sportive emprunte au climat, à la législation, aux circonsta11ces ... ~fais notez bien qu’il n’est pas - nécessaire de renoncer à tol1t cela : il n’y a qu’à consentir, çà et là, quelques sacrifices de détail et à faire montre d’l1n llell de bonne volonté en’ers .le Comité international qui va entreprendre cette grande œuvre et te11ter, en six a11s, de la mener à bien.

~fodernes, très modernes, seront ces jeux ol)’n1piques restaurés : il n’est pas ql1estion de se vêtir de maillots roses pour courir. da11s un stade cle carto11 ; et ceux ciui entrevoient déjà les théories lJlanches gravissant sole11nellement, aux sons retrou’és de l’Hy11ine c’t Apollon, c1uelque colline sacrée, ceux-là en sont pour leurs frais cl’imagination. Point de trépieds, ni d’encens : ces belles cl1oses sont mortes et les cl1oses mortes ne re,,ive11t pas ; l’idée setile pel1t revivre, appro1Jriée aux besoins et aux goûts dl1 siècle. ·De l’antiquité nous 11e prétendons rétablir qu’l111e chose, la trêve, la trêve sainte ! ... que consentaient les nations grecccues pour contempler la jeunesse et l’avenir.

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