Page:Doyle Souvenirs de Sherlock Holmes.djvu/36

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hasard de regarder un peu de côté, et, à ma grande surprise, j’aperçus les mêmes empreintes qui revenaient dans la direction opposée.

— Un bon point, Watson, dit Holmes lorsque je les lui montrai ; vous nous avez épargné une longue promenade qui nous eût ramenés sur nos pas. Reprenons la voie dans ce sens.

Nous n’eûmes pas à aller bien loin. Les traces s’arrêtaient à la bordure d’asphalte qui s’étendait devant la grille des écuries de Capleton. Comme nous nous en approchions, un groom se précipita au-devant de nous.

— Nous ne voulons pas de curieux par ici ! cria-t-il.

— Un mot seulement, répondit Holmes en plongeant ses doigts dans la poche de son gilet. Si je venais ici demain à cinq heures du matin, serait-ce de trop bonne heure pour parler à votre maître, M. Silas Brown ?

— Grand Dieu, non, monsieur. Si quelqu’un est debout à cette heure-là, c’est bien lui ; car il est toujours le premier levé. Mais le voici, et il pourra vous répondre lui-même… Non, monsieur, non, merci ; si on me voyait accepter votre argent, je ne ferais pas long feu ici ; plus tard, si vous voulez bien.

Comme Sherlock Holmes remettait dans son gousset la pièce d’or qu’il en avait tirée, un homme d’un certain âge, à l’aspect brutal, fran-

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