Aménager et développer le territoire français/Exercices/Analyses de document

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Analyses de document
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Exercices no2
Leçon : Aménager et développer le territoire français

Ces exercices sont de niveau 12.

Exo préc. :Sujets de compositions
Exo suiv. :Croquis et schémas
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Aménager et développer le territoire français/Exercices/Analyses de document
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.



A.H. Folsom, Miss Fuller and Her Class, Horace Mann School for the Deaf and Hard of Hearing, Boston, 1893.

L’analyse de documents est, avec la réalisation d'un croquis ou d'un schéma, l'exercice prévu pour la seconde partie de l'épreuve écrite d'histoire et de géographie du bac à partir de la session 2012 (l'épreuve anticipée en première S) et de la session 2013 (en terminale ES et L).

Définition de l'épreuve[modifier | modifier le wikicode]

« L'exercice d’analyse de document(s), en histoire comme en géographie, comporte un titre, un ou deux documents qui peuvent être de nature diverse et des notes explicatives si nécessaire. Il est accompagné d'une consigne visant à orienter l'analyse du ou des documents.

Cette analyse doit permettre au candidat de faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu, l'apport et la portée du ou des document(s) proposé(s). En histoire lorsqu’un document est proposé, il s'agit de :

  • dégager le sens général du document en relation avec la question historique à laquelle il se rapporte ;
  • de montrer l’intérêt et les limites éventuelles du document pour la compréhension de cette question historique.

Lorsque deux documents sont proposés, on attend du candidat qu’il dégage le sens général de chacun des documents en relation avec la question historique à laquelle il se rapporte puis qu’il les mette en relation en montrant l’intérêt de cette confrontation »[1].

Lors de cet exercice, l'élève doit faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu, l'apport et la portée du ou des document(s) proposé(s). Peuvent ainsi être proposé à l'analyse : un texte, une affiche, une photographie, un croquis ou un schéma.

Même si aucun document officiel le précise, on peut attendre d'une analyse qu'elle compte d’abord une introduction présentant le(s) document(s), ensuite un développement structuré en deux ou trois parties correspondants aux idées principales du/des document(s), enfin une conclusion apportant un regard critique sur les apports du(des) document(s). Il s'agit de faire une analyse (une explication), le danger est donc soit de faire de la paraphrase (reprendre le texte en le reformulant, le plus souvent en moins bien), soit de faire une récitation du cours (qui serait hors-sujet : il faut analyser le document). Il faut analyser le document, tout le document et rien que le document.

Rappel de la méthode à partir d'un exemple : analyse du discours de Truman en 1949.

Rappel de la méthode de l'analyse de doc(s).

Notation par le correcteur[modifier | modifier le wikicode]

Au bac, si la notation de la copie est, selon les textes officiels, globale[1], il est conseillé d'affecter à l'exercice d'analyse de document cinq points sur les vingt de l'épreuve. La consigne « doit amener l'élève à :

  • identifier le document ;
  • éclairer/préciser/expliciter son contenu ;
  • permettre la confrontation entre documents, le cas échéant ;
  • faire preuve de distance critique à son égard.

Théoriquement, si le commentaire comporte tous ces aspects, la copie reçoit cinq points sur cinq »[2].

Le correcteur a toute latitude pour retirer des points à cause des erreurs d'orthographe, de grammaire ou de syntaxe. Une expression de qualité (une calligraphie soignée, un vocabulaire pertinent et un style élégant) est toujours valorisée.

Valoriser et ménager les milieux[modifier | modifier le wikicode]

Gestion durable du milieu forestier[modifier | modifier le wikicode]

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Annale de sujet d'examen
Cet exercice est tombé au centre d'examen de Beyrouth lors de l'épreuve anticipée du bac du 27 mai 2013[3].
Consigne : à l'aide des documents, décrivez l'importance du milieu forestier en France, puis montrez qu’il s'agit d'un milieu faisant l’objet d'une gestion durable.



Source : http://www.ifn.fr/spip/?rubrique11 (Inventaire forestier national, IFN).



Source : http://www.mediaforest.net/p185-la-communaute-de-communes-de-mimizan.html
1 INRA : Institut national de la recherche agronomique, institut chargé de l'amélioration et de la protection des essences végétales et des espèces animales.

Sujet ?[modifier | modifier le wikicode]

La France en ville[modifier | modifier le wikicode]

Unités urbaines françaises[modifier | modifier le wikicode]

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Annale de sujet d'examen
Cet exercice est tombé comme sujet d'essai n° 1 du bac anticipé en février 2012[4].
Consigne : Analysez le document pour dégager les caractères de l'armature urbaine du territoire de la France métropolitaine et les évolutions en cours.



Proposition de correction[modifier | modifier le wikicode]

Le document que nous allons étudier est une retranscription cartographique de données fournies par l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) concernant les principales unités urbaines du territoire français métropolitain, c'est-à-dire ultramarin non inclut. Une unité urbaine est une agglomération. Autrement dit c’est un regroupement très dense et continue de zone bâtie d'au moins 2000 habitants. Ainsi, l'étude de ce document permet de dégager les principaux caractères de l'armature urbaine du territoire français métropolitains et leurs évolutions en cours depuis 1982. De plus, les informations de la carte, même s'il est nécessaire de les analyser, sont des données statistiques incontestables malgré leur ancienneté. Quelles sont les différents aspects des unités urbaines françaises que ce document souligne ? Tout d’abord, on étudiera la population des unités urbaine ce qui nous amènera enfin à étudier leurs évolutions de 1982 à 2007.

Réseau urbain[modifier | modifier le wikicode]

D'abord, le document souligne la très forte domination de Paris sur le territoire et l'armature urbaine française. Ainsi, la macrocéphalie parisienne est flagrante. En effet, Paris est la seule agglomération du territoire français à avoir plus de dix millions d'habitants. De cette manière, elle est la ville la plus peuplée du pays et aucune ville ne peut rivaliser avec elle. L'organisation des principaux réseaux de transports (LGV, autoroutes, aéroports) autour de Paris est une des causes à l'origine de la très forte centralisation en France. De plus, le relief du bassin parisien sur lequel Paris est situé favorise l'aménagement de ces réseaux et l'étalement urbain de la capitale. De plus, il n'y a que trois agglomérations de plus d'un million d'habitants sur le territoire français : Marseille, Lyon et Lille. Cela montre que le territoire français est largement dominé par la macrocéphalie parisienne d'autant plus que Marseille ne dépasse pas les deux millions d'habitants.

Ensuite, le document met en évidence que les autres métropoles françaises sont assez petites lorsqu'elles sont comparées à la capitale puisque la deuxième unité urbaine la plus peuplé atteint seulement les 1,7 million d'habitants. Cependant, le document nous montre aussi plusieurs métropoles d'équilibre dans le territoire français. En effet, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux ou encore Lille, même si elles ne sont pas de véritables concurrents face à Paris, restent quand même importantes dans la mesure où elles possèdent entre 0,5 à 1,6 million d'habitants. On remarque aussi que toutes ces métropoles françaises d'importance sont situées en position périphérique sur le territoire national. En effet, aucune d'entre elle ne sont situé à moins de 100 km environ de Paris. Cette constatation s'explique par la prédominance parisienne : les unités urbaines trop proche de Paris subisse son influence (qui peut parfois être bénéfique comme pour Orléans). Ainsi, les villes doivent être relativement éloignées de la capitale pour pouvoir se développer.

La France se caractérise aussi par ces nombreuses unités urbaines de faible population. En effet, ce document met aussi en avant le nombre conséquent d'unités urbaines d'environ 200 000 d'habitants. Ces dernières se dispersent dans l’ensemble de la France. On voit ainsi que la grande majorité de la France est urbanisé étant donné que la majorité de la population appartient à des agglomérations. Cependant, certaine zone de France sont encore moins habité voir même désertique puisque elle reste vide sur la carte. Ainsi, ce dégage toute une zone appelé « la diagonal du vide ». Cette zone atteint des densités de population particulièrement faibles atteignant parfois moins de 30 habitants au kilomètre carré. Ce contraste est causé par les exodes ruraux du XIXe et du XXe siècle qui ont peu à peu vidé les campagnes. C'est cette « diagonal du vide » traversant la France du Nord-Est au Sud-Ouest, autrement dit de la Meuse aux Landes, qui a été particulièrement touchée par cet exode.

Évolution urbaine[modifier | modifier le wikicode]

Les unités urbaines qui enregistrent la plus forte croissance démographique sont, mise à part Marseille-Aix-en-Provence et quelques unités urbaines bretonnes comme Lorient, les métropoles du Sud et de l'Ouest du pays. En effet, leur croissance est de plus de 0,7 %/an en moyenne. Grâce à ce document, on remarque que les métropoles attractives sont situées sur des zones aux atouts climatiques plus cléments ainsi que d'une ouverture maritime. L'héliotropisme, c'est-à-dire la recherche du soleil, attire donc un grand nombre de population sur les littoraux tels que les touristes ou encore des retraités. L'ouverture maritime offre aussi un meilleur axe de communication et de commerce. Enfin, on remarque que les villes moyennes, c'est-à-dire entre 20 000 et 500 000 habitants, sont celle qui progresse le plus.

On remarque sur la carte que peu d'unité urbaine connaisse une évolution modéré. En effet, Paris, Lyon, Strasbourg ou encore Angers font parties des quelques agglomération qui connaisse une croissance de 0,5 %/an. Cependant, Paris, Lyon et Strasbourg reste des villes très peuplés (surtout Paris). En outre, cette variation représente tout de même une grande augmentation démographique étant donné que leur population était déjà élevée de base. Donc ces évolutions ne peuvent pas réellement être qualifiées de modéré dans la mesure où elle reste conséquente en ce qui concerne ces agglomérations. De cette manière, on voit que l'évolution des unités urbaines française est très contrastée. En effet, Angers, Perpignan, Tours et La Rochelle représente une part minime pour les unités urbaines. Ainsi, le territoire métropolitain français contient peu d'agglomération qui évolue de manière relativement stable mais qui, au contraire, connaissent toutes des variations soit élevés, soit faible.

Le document souligne aussi des unités urbaines aux variations faibles. En effet, pratiquement toutes les autres unités urbaines de France, notamment celles situés au Nord et à l'Est connaissent un déclin. En effet, Thionville, Saint-Étienne, Dunkerque ou encore Douai-Lens ont une croissance démographique inférieure à 0. On constate ainsi que la France peut être grossièrement divisée en deux parties. Cette séparation se ferait de Rennes, c'est-à-dire au Nord-Ouest, à Annemasse, c'est-à-dire à l'Est. Dans cette partie, la quasi-totalité des villes à l'exception de Paris connaissent une évolution qui stagne voir qui recule. Cette frange Nord-Est du territoire correspond à l'ancienne France industrielle qui a subi de plein fouet les crises économiques ce qui a abouti à la désindustrialisation du pays, c'est-à-dire la disparition progressive des activités industrielles. Ce phénomène invite des nombreuses industries à se délocaliser ce qui entraine des problèmes de chômage massif. Ainsi, les populations de ces villes, pour trouver du travail, sont contraintes de partir ce qui explique les variations démographique du document. Enfin, la majorité de ces unités sont situé proche de Paris, l'influence de cette dernière a donc un effet négatif sur leur variation puisque, en regroupant les activités, Paris attire leur population.

Apports et critiques[modifier | modifier le wikicode]

En somme, l'étude de ce document permet de saisir les grandes tendances de l'évolution de l'armature urbaine française mais surtout de souligner les profonds déséquilibres de cette dernière ainsi que l'évolution différenciée des unités urbaines en France.

Cependant, l’expression des variations des unités urbaines ne permet pas de prendre en compte leur population de base. Ainsi, les petites unités urbaines connaissent plus facilement des évolutions élevées puisque la part de population qu'elle gagne sur le total sera plus grande. En découle des données moins proches de la réalité comme pour Paris qui ne semble pas, sur le document, être une agglomération très attractive. Ensuite, ce document présente exclusivement les unités urbaines du territoire métropolitain alors qu'une étude des agglomérations des territoires ultramarins aurait été intéressante dans la mesure où elle joue un rôle pour notre pays. Enfin, le document ne témoigne pas du fait que le dynamisme urbain dépend avant tout de grandes tendances liées à l'aménagement du territoire issues de décisions nationales et de logiques mondiales.

Politique de la ville à Vaulx-en-Velin[modifier | modifier le wikicode]

La politique de la ville à Vaulx-en-Velin (commune de la communauté urbaine de Lyon).

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Annale de sujet d'examen
Cet exercice est tombé au centre d'examen de Beyrouth lors de l'épreuve anticipée du bac du 24 mai 2012[5].
Consigne : en vous appuyant sur l'exemple de Vaux-en-Velin, présentez les raisons qui ont motivé la mise en place de « la politique de la ville ». Quelles formes prend-elle ? Quel bilan pouvez-vous en dresser ?



Source : Luc Bronner, Le Monde, 16 janvier 2008.
1 Acronyme : signe.
2 ZUP : zone à urbaniser en priorité ; ZEP : zone d'éducation prioritaire ; ZFU : zone franche urbaine.
3 Entre 1999 et 2008, le taux de chômage de la commune est passé de 12,4 % des actifs à 20,8 %, et le nombre de foyers fiscaux non imposables de 58,4 % à 62,7 %.



Source : d’après « Vaulx-en-Velin, grand projet de ville », juin 2010. (Document émanant de la commune de Vaulx-en-Velin et de la communauté urbaine de Lyon)
http://www.gpvvaulxenvelin.org/Projets-par-quartiers/Grappiniere/Operations-en-cours

Proposition de correction[modifier | modifier le wikicode]

En 1990, des émeutes éclatent à Vaulx-en-Velin dans la banlieue lyonnaise. Ces évènements très médiatisés entrainent la création du ministère de la Ville, chargé de mener une « politique de la Ville », c'est-à-dire un ensemble de mesures destinées à réduire la fracture urbaine entre les quartiers favorisés et les quartiers populaires. Les deux documents fournis sont d’une part un article du journal Le Monde datant de 2008, présentant les transformations qu'a connu Vaulx-en-Velin depuis 1990, et d’autre part un croquis réalisé par la commune montrant un projet de rénovation d'un quartier. Ces documents permettent d'étudier la politique de la Ville à travers l'exemple symbolique de Vaulx-en-Velin. Nous verrons donc d’abord les raisons, puis les modalités et enfin le bilan de cette politique.

  • Raisons
    • Problèmes antérieurs : commune avec essentiellement du bâti collectif et de l’habitat social ; chômage important ; délabrement des logements ; paupérisation ; nombreux foyers non imposables.
    • Émeutes de 1990 : réaction politique du gouvernement socialiste avec la création d'un ministère et le début du déblocage de quelques fonds.
  • Modalité
    • Opérations publiques : fortes dépenses liées aux opérations d'aménagement à acronymes tel que ZUP, ZEP et ZFU ; rénovation urbaine du parc locatif et des équipements municipaux.
    • Implication du privé : entreprises attirées par la ZFU (zone franche urbaine, pas d'impôt sur les entreprises) ; arrivée de promoteurs immobiliers pratiquant la résidentialisation.
  • Bilan
    • Aspects positifs : un peu de mixité sociale, rénovation du parc immobilier, développement des résidences privées ; augmentation des entrées fiscales de la municipalité.
    • Aspects négatifs : habitat social est toujours largement dominant ; augmentation du chômage, pas de changement de l'image de la commune.

Regard critique : le doc 2 est nettement promotionnel (il émane de la commune), insistant sur les quelques aménagements, gommant le fait que le quartier reste constitué de barres HLM.

Proposition correction bis[modifier | modifier le wikicode]

Intro 
présentation des documents

Le premier document est un article écrit par Luc Bronner et publié dans Le Monde, un journal de centre-gauche, le 16 janvier 2008. Ce texte présente les changements survenus à Vaulx-en-Velin depuis 1990, une commune de l'agglomération lyonnaise. Le second document est un schéma présentant le projet de rénovation d'un des quartiers de la commune, mis en ligne par le site de la mairie.
Problématique : comment est menée la politique de la ville à Vaulx-en-Velin ?
Plan 1 : raisons, formes et bilan.
Plan 2 : aspects positifs puis aspects négatifs.
Plan 3 :

Dynamiques des espaces productifs[modifier | modifier le wikicode]

Sujet ?[modifier | modifier le wikicode]

Mobilités, flux et réseaux de communication[modifier | modifier le wikicode]

L'impact des TGV[modifier | modifier le wikicode]

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Annale de sujet d'examen
Cet exercice est tombé dans le centre d'examen de Nouméa lors de l'épreuve anticipée du bac le 13 novembre 2012[6].
Consigne : montrez que les réseaux de trains à grande vitesse ont un impact sur la vie quotidienne des Français et sur l'ouverture des territoires français sur l'Europe.



Source : SNCF/Laboratoire CNRS UMR 7011 Image et ville et Université Louis Pasteur de Strasbourg.



Source : Gilles Fumey, « Avec le TGV, la France, l'Europe et le monde lancés à toute vitesse », dans Brèves de comptoirs des cafés pédagogiques, 27 mai 2007.

1 Chiner : acheter dans les brocantes.
2 Bastide : maison de campagne en Provence.
3 Longère : vieille ferme tout en longueur.

Sujet ?[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]