Commentaire littéraire en première

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Le commentaire littéraire situe un texte dans l'histoire de la littérature.

Avec la dissertation et l'écriture d'invention, le commentaire littéraire est le troisième sujet proposé à l'écrit de l'épreuve anticipée de français de l'examen du baccalauréat en France :

« (...) le sujet offre le choix entre trois types de travaux d’écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un commentaire ou une dissertation ou une écriture d’invention. Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de questions, sur 20 dans toutes les séries quand il n’y a pas de questions.[1]. »


Le commentaire littéraire, anciennement dénommé « commentaire composé » ou « commentaire de texte » est, selon le programme d'enseignement du français de l'Éducation nationale

« le lieu d’expression d’un jugement personnel sur un texte, dans un vocabulaire précis et pertinent qui permet de le caractériser dans sa spécificité[2] »

et ne concerne que l'exercice proposé par les programmes depuis 1972. Noté sur 16 points, le coefficient est égal à 2, sauf dans la série littéraire où il est égal à 3[3]. Le commentaire est une épreuve au choix à l'écrit, mais obligatoire à l'oral, quelle que soit la section d'enseignement.

Tout d’abord, le commentaire nécessite une lecture attentive et analytique de l'extrait proposé. L'élève doit ensuite dégager une problématique pertinente et susceptible d'organiser l'étude autour de deux ou trois axes de lecture. Enfin, le travail doit être construit rigoureusement, en se faisant suivre introduction, développement puis conclusion.

L'épreuve du commentaire littéraire sollicite à la fois esprit d'analyse et esprit de synthèse, jugement critique et qualités argumentatives. Toujours liées aux objets d'étude du programme de français, elle valorise une culture littéraire sensible aux techniques grammaticales, lexicales, de versification ou rhétoriques que l'auteur met en jeu dans le texte.

Sommaire

Cadre du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

La dénomination de l'épreuve a évolué avec les différents programmes et réformes de l'enseignement du français. D'abord intitulée « commentaire de texte » en 1972, elle devient « commentaire composé » en 2002 puis « commentaire littéraire » depuis 2006. La dénomination de « commentaire de texte » est conservée au sein de l'épreuve de philosophie mais l'exercice est différent : il s'agit d'analyser un ou plusieurs textes sans recourir aux outils de langue. Au Québec, il existe une épreuve similaire, nommée épreuve uniforme de français[4].

Le commentaire porte obligatoirement sur un texte littéraire et extrait d'un titre étudié au sein du programme (depuis 2006).

« Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes »

[3]. Par ailleurs, la consigne est toujours accompagnée d'une question d'orientation et ce depuis la réforme de 2002 : « En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail »[3]. La longueur du texte à commenter ne peut dépasser 15 à 25 lignes ou une ou deux pages, en particulier dans le cas du texte théâtral[H 1].

Succédant aux questions d'observation, la consigne du commentaire est souvent très succincte : « Vous ferez de ce texte un commentaire composé. » La pratique du commentaire littéraire souffre aujourd’hui d'une image réductionniste du texte et de sa valeur littéraire. Jugé techniciste, l'exercice ne permettrait pas une lecture et une interprétation sentimentales de l'extrait pour ses détracteurs[5].

Enfin, « le commentaire composé est couramment pratiqué du lycée à l'université ainsi que dans les classes préparatoires »[I 1]. Dans l'enseignement supérieur, en filière littéraire, les étudiants composent en effet des « commentaires stylistiques ».

Objectifs pédagogiques du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

Réinvestissement des objets d'étude[modifier | modifier le wikicode]

Le « texte » est étymologiquement un « tissu »[I 2] qui unit et entremêle divers composants linguistiques mais aussi stylistiques ; composants que le commentaire doit présenter. L'objectif premier de l'épreuve est d'évaluer l'apprentissage de tous les outils linguistiques, stylistiques et d'histoire littéraire, au programme au collège puis au lycée. Il s'agit par conséquent d'appliquer ces « objets d'étude » à un texte littéraire afin d’en faire ressortir sa valeur stylistique. La capacité de l'élève à les interpréter selon un contexte précis est également évaluée. Enfin, il permet de mettre en œuvre les capacités tant écrites que de communication (lors de l'épreuve orale surtout) faisant partie du « socle commun de connaissances et de compétences ».

Le commentaire consiste en l'explication d'un texte, pouvant appartenir à n’importe quel genre (théâtre, poésie, roman, article de presse, …), à n’importe quel type (argumentatif, polémique, épique, narratif, poétique), ou période littéraire (romantisme, surréalisme …).

Synthèse et analyse[modifier | modifier le wikicode]

L'épreuve évalue également la capacité personnelle de l'élève à organiser, structurer et expliquer son analyse du texte, tout en cernant les enjeux que celui-ci pose. Le commentaire littéraire se construit donc sur deux démarches antagonistes mais à réunir dans une même production :

  1. une démarche analytique : l'élève doit expliquer et expliciter le texte en en déterminant les conditions et les caractéristiques de production à travers le relevé puis l'étude des procédés de langues ;
  2. une démarche synthétique : il s'agit également d’en définir les grands axes de la réflexion autour de problématiques ou de thèmes relevés, c'est-à-dire autour des « mouvements du texte »[G 1].

Le document d'accompagnement aux programmes évoque les enjeux du commentaire littéraire en ces termes : « L’élève est donc invité à analyser et comprendre un texte puis à le caractériser, à proposer un jugement sur ce texte en fonction des caractéristiques essentielles qu’il en a dégagées, et à justifier ce jugement par une argumentation fondée sur les analyses précises qu’il a menées : formation du jugement critique et analyse respectueuse du texte en sont les deux enjeux essentiels. »[E 1] Le commentaire littéraire se fonde donc sur une méthode propre, permettant d'exploiter des procédés littéraires, susceptibles de mettre en lumière le style de l'auteur, ainsi que les enjeux propres au texte et à son contexte de production. Enfin, l'élève doit faire preuve de neutralité et d'objectivité tant dans son argumentation que dans son écriture. Le commentaire conserve les faveurs des professeurs de français, par rapport à la dissertation, en raison de cette double exigence de méthode[6].

Le commentaire littéraire, de la seconde à la terminale et selon les séries[modifier | modifier le wikicode]

La pratique du commentaire n'est acquise qu'en première, il est alors le cadre dans lequel peut s'exercer le jugement critique personnel de l'élève[B 1]. Il doit concerner chaque séquence pédagogique et doit permettre de réinvestir les acquisitions en matière de maîtrise de la langue[B 2]. La classe de seconde ne l'aborde qu’à travers « des exercices brefs et fréquents [qui] développent l'écriture d'invention, en même temps qu’ils forment à l'écriture de commentaire et à la dissertation »[A 1].

Toutefois, l'épreuve varie selon les séries d'enseignement. Pour les séries technologiques, « le libellé du commentaire prend la forme de deux (voire trois) questions qui orientent et balisent un « parcours de lecture » »[H 2]. Contrairement au commentaire littéraire demandé aux séries générales, « il n’est pas nécessaire d’exiger du candidat la rédaction de transitions, d’une introduction et d’une conclusion canoniques », même si la cohérence du propos est attendue. Dans les séries générales, « le commentaire peut prendre des formes d’organisation variées : plan en deux ou trois parties, ou élaboration plus souple d’un mouvement qui épouse la construction du sens »[H 2].

La classe de terminale littéraire est la seule de ce niveau à continuer la production de commentaires littéraires, dans une démarche d'approfondissement.

Évaluation du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

L'épreuve écrite[modifier | modifier le wikicode]

Le commentaire littéraire est une épreuve au choix à l'écrit d'une durée de 4 heures et qui est noté sur 16 points, le coefficient étant égal à 2, sauf dans la série littéraire où il est égal à 3[3]. Les critères d'évaluation sont liés, outre la maîtrise de la langue et de l'argumentation, à une lecture personnelle pertinente, une composition efficace et une sensibilité au texte démontrée[G 2]. Plus précisément, l'épreuve permet d'évaluer les critères suivants[H 1] :

  • compréhension des niveaux essentiels du texte (syntaxiques et textuels) ;
  • interprétation fondée sur une observation méthodique ;
  • mobilisation, pour éclairer le texte, des connaissances liées à l’objet d’étude ;
  • principe d’organisation cohérent ;
  • lisibilité, correction de l’expression et de l’orthographe.

Depuis 2002 l'épreuve anticipée de français porte à l'écrit sur un corpus de 3 ou 4 textes (éventuellement sur une œuvre intégrale brève), parfois accompagnés par un document iconographique[I 3].

L'épreuve orale[modifier | modifier le wikicode]

À l'oral de l'épreuve anticipée de français (« EAF ») pour toutes les sections, y compris celle du baccalauréat de littérature pour la classe littéraire, le commentaire littéraire est une épreuve obligatoire axant l'évaluation, en plus de la compréhension et de l'analyse de texte, sur les capacités de communication verbales de l'élève. À ce titre, la grille de notation se fonde d’une part sur la lecture méthodique du texte et son étude analytique, d’autre part sur l'entretien en lui-même[7]. La durée de l'entretien est de 20 minutes et celle de la préparation de 30 minutes. Le coefficient est de 2 et ce pour toutes les séries[3] générales et technologiques ST2S et STMG mais il est de 1 dans les séries STI et STL. L'exposé et l'entretien sont tous les deux notés sur 10 et s'ajoutent pour ainsi former une note sur 20.

Comme à l'écrit, le commentaire littéraire consiste en une explication de texte qui est choisie soit dans un descriptif de lecture, soit dans les groupements de textes[F 2003 1] que l'élève a étudiés en classe[F 2003 2].

Par conséquent trois possibilités sont offertes à l'examinateur, qui reste seul décideur :

« 

  1. interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un des groupements de textes ;
  2. interroger sur un extrait - ayant fait l’objet d'une explication en classe - tiré d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique ;
  3. interroger sur un extrait - n'ayant pas fait l’objet d'une explication en classe - tiré d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique »

.

Néanmoins, le niveau d'exigence est moindre qu’à l'écrit, en raison du temps imparti et en raison de la seconde partie de l'épreuve, qui consiste en un entretien semi-directif. En général, le texte proposé n'excède pas 15 à 20 lignes mais peut être plus long en cas d'extrait théâtral. L'oral s'organise autour de la question posée par l'examinateur et qui permet à l'élève d'orienter son axe de lecture[F 2003 3]. Il ne peut y avoir des explications de textes sur les lectures cursives (textes en complément qui serviront dans l'entretien), et, dans le cas d'une œuvre complète, il peut être proposé n’importe quel extrait. Il est impératif que l'élève tienne compte de la question posée et qu’il propose des axes de lecture en conséquence. La grille de notation comprend l'évaluation des qualités d'expression et de communication du candidat, celles de réflexion et d'analyse et enfin ses connaissances, ces trois domaines étant évalués deux fois, lors de l'exposé de texte puis lors de l'entretien[3],[F 2003 4]. Enfin, il existe des aménagements particuliers pour les candidats redoublants ou provenant d'établissements hors-contrats[F 2003 5].

Origine et historique[modifier | modifier le wikicode]

Origine de l'exercice[modifier | modifier le wikicode]

Le jeune Cicéron lisant, fresque de Vincenzo Foppa de Brescia, datée vers 1464.

L'exercice du commentaire littéraire apparaît avec la réforme éducative de 1880 ; depuis, il connaît un développement croissant pour devenir l'une des trois épreuves majeures de l'écrit du baccalauréat de français.

Il existe cependant des épreuves similaires et plus anciennes. Les exercices préparatoires de la rhétorique grecque (« progymnasmata ») puis romaine (« declamationes »), qui permettent d'évaluer les capacités d'analyse et de synthèse des élèves, sont en effet des précédents de l'épreuve du commentaire littéraire. Depuis le Moyen Âge l’objet de l'enseignement est la rhétorique, les élèves devant produire un texte en imitant un auteur latin ou grec, rarement français cependant. La technique du quaestiones limite ainsi l'analyse à un court extrait ou à une seule proposition[8]. L'étude critique et analytique est inexistante jusqu'au XIXe siècle.

Les épreuves écrites du baccalauréat sont inaugurées en 1830, et définitivement adoptées par la circulaire de Victor Cousin, adressée aux recteurs le 8 mai 1840, qui recommande d’introduire, dans l’épreuve orale de l’explication, « un certain nombre de textes des classiques français, en prose et en vers, qui pourraient être analysés sous le rapport littéraire et même grammatical (...) »[9]. Avec cette circulaire, la classe de rhétorique ne devient plus fondamentale, et elle disparaît en 1902. La réforme de 1854 entérine définitivement l’explication des auteurs français, l'Instruction publique s'apercevant que les élèves ont une mauvaise compréhension des textes classiques. Les professeurs doivent dès lors expliquer les textes français afin d’éviter les contre-sens, ce qui passe par une lecture attentive et une explication des moyens stylistiques et grammaticaux mis en œuvre[9].

L'exercice oral apparaît en 1874[10]. Le tournant dans l'enseignement français est celui des années 1880 quand, note Michel Leroy, « la République fonde l’école sur le sentiment patriotique », par la réforme éducative de 1880. Il ajoute :

[9]. Les listes d’auteurs classiques sont ainsi constituées jusqu'à aujourd'hui[Note 1].

Création et précision de l'épreuve[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Lanson.

L'épreuve du commentaire de texte concurrence alors celle de la composition littéraire. Annoncé par Charles Thurot, dans son enseignement à l’École normale des années 1870, par les manuels d’Augustin Gazier (en 1880) et de Gustave Allais (en 1884) puis par les campagnes de Ferdinand Brunot et de Gustave Lanson (Études pratiques de composition française, 1898)[11], le commentaire de texte est expressément proposé par le critique littéraire Ferdinand Brunetière en 1899 comme exercice permettant d'acquérir réellement la connaissance de l'histoire et des genres littéraires alors que Dubrulle publie en 1910 un ouvrage didactique sur ce qui s'intitule alors « l'explication de texte », épreuve qui persiste sous sa forme classique jusqu'en 1972[12]. Dubrulle propose déjà une méthode précise pour analyser le texte, méthode qui débute par la lecture à haute voix du texte, qui continue par sa contextualisation historique et sociale, puis qui se poursuit par une explication technique[13]. Le second tournant a lieu avec la réforme de 1902.

Avec la modernisation des programmes d’auteurs apparaît en effet une nouvelle discipline, l’explication de texte français, qui « devient à partir de 1902 le principal exercice de la classe, de toutes les classes »[14], aux côtés de la composition, devenue la « dissertation » française. L'explication de texte se concentre sur le style de l'écrivain ainsi que sur son traitement des thèmes, peu sur les outils de langue.

L'explication de texte n'est en effet présente au baccalauréat dans sa forme et son cadre actuels que depuis 1972, sous forme de confrontation de deux textes proposés[E 2] d’abord, puis sous forme de commentaire composé d'un extrait unique ensuite. L’analyse doit prendre en compte les outils de langue ainsi que les procédés stylistiques. Le commentaire souffre dès le début de la concurrence de l'épreuve de dissertation : « Le commentaire de texte, accompagné d’un libellé qui indique la méthode à suivre, ne sera vraiment proposé qu’à partir de 1902. La dissertation l’emporte sur les descriptions et narrations, les discours et les commentaires. Les sujets proprement littéraires éclipsent peu à peu les sujets historiques et moraux. »[9]. L'exercice du commentaire témoigne donc de l'évolution de l'enseignement du français qui peut se voir comme : « l’évolution d’une pédagogie de l’imitation à une pédagogie du commentaire »[9] selon Michel Leroy.

Méthodologie[modifier | modifier le wikicode]

Travail préparatoire[modifier | modifier le wikicode]

Le commentaire littéraire « obéit à des règles simples mais impératives »[15] qui nécessitent la mise en place d'un travail préparatoire, avant même la rédaction proprement dite. Celui-ci doit suivre au mieux une méthode analytique.

1. Identifier l'extrait
Le paratexte doit être étudié avec soin, afin de pallier d'éventuels oublis quant à l'auteur, aux dates de publication (posthumes ou non) ou de représentation dans le cas d'une pièce de théâtre, au courant littéraire concerné. Celui-là doit permettre de situer précisément l'extrait dans son contexte historique et artistique[16]. L'élève devra s'aider des notes constituant le paratexte en cas de défaut de culture générale. Un second temps permet d’identifier le genre littéraire principal, à savoir le roman, le théâtre ou la poésie. Le repérage des thèmes principaux, par l'étude rapide des champs lexicaux, est nécessaire pour éviter le contre-sens.

2. Faire le lien avec les questions d'observation
L'épreuve est obligatoirement précédée de questions d'observation (sur 4 points). Ces questions de repérage attirent l'attention du candidat sur les particularités du texte et permettent au correcteur de vérifier que le texte a été compris. En orientant l'élève, elles permettent d'esquisser les axes de lecture qui structureront le commentaire. Rédiger une courte phrase de réponse à cette question permet, même si celle-ci ne peut être intégrée au commentaire puisqu’il s'agit d'une aide, de formuler la problématique principale de l'extrait.

3. Lecture attentive
Lecture rapide (ou « lecture cursive ») puis lecture méthodique (ou analytique) du texte doivent ensuite se succéder[17]. La première permet à l'élève de se familiariser avec le texte, d’en repérer l'enjeu principal. Il s'agit de s'approprier le texte par le repérage des sous-thèmes constitutifs des parties du développement (avec repérage des grandes idées ou de certains procédés littéraires importants au crayon ou au stylo fluo). La date, le nom de l'auteur, le titre, le résumé éventuel et les notes constituants le paratexte sont précieux pour la bonne compréhension du texte. Elles renseignent sur sa nature et son époque. Elles permettent également d’éviter des contre-sens, voire des hors-sujets rédhibitoires. Si l'élève ne connaît pas, par exemple, les dates d'écriture de l'œuvre étudiée, mais qu’il s'agit d'une lettre (genre épistolaire) comportant la date dans le paratexte, il peut s'en aider afin de déterminer au minimum le siècle et ainsi éviter un anachronisme. La lecture méthodique doit, elle, permettre d'isoler les axes de lecture, constitutifs du plan à suivre.

4. Prise de notes
Relever dans le brouillon les différentes questions suivantes permettant de cerner le texte et de ne pas tomber dans le hors-sujet ; le brouillon est en effet une étape indispensable permettant de tester son plan détaillé en évitant les ratures éventuelles de la rédaction précipitée. L'élève doit à ce stade mettre en œuvre une méthode précise, constituée de plusieurs questions informelles[18] :

- Questions à se poser pour travailler au brouillon

Question Exemples non exhaustifs de réponses possibles
Quelle est la nature du texte ? S'agit-il de prose ou de poésie, d'une forme fixe ou d'une forme libre.
Quel est le type de texte ? Récit, argumentation, apologue, poésie, discours, théâtre : le mélange des genres est possible comme dans certaines fables. Le niveau de langage dépend du locuteur et du destinataire.
Quel est le genre du texte proposé ? S'il s'agit de poésie, est-ce un sonnet ou une ballade ? S'il s'agit de prose, s'agit-il d'une description, d'un portrait, d'une narration ?
Quel est la tonalité du texte ? La tonalité est-elle lyrique, élégiaque, tragique, bucolique, satirique, polémique ?
Quel est le contexte littéraire, social, culturel politique ? L'époque renvoie à des préoccupations précises : guerre, questions philosophiques, sociales, esthétiques, religieuses (ex : jansénisme, Querelle des Anciens et des Modernes, surréalisme, etc.).
Quelle est la structure du texte ? Comment l’idée ou l'impression initiale se transforme, évolue du début à la fin de l'extrait. Un texte argumentatif peut utiliser des connecteurs logiques par exemple alors qu'un texte narratif présentera une évolution dans l'action. Ne pas négliger l'organisation de la page (les paragraphes et leurs tailles respectives).
Quels champs lexicaux ? Un ou plusieurs champs lexicaux doivent être répertoriés ; ils donnent au texte sa continuité et sa tonalité. Dans le cas de la poésie, il peut s'agir souvent d'une métaphore filée : observer ses modifications, ses connotations.
Quelle syntaxe particulière ? Les phrases sont plus ou moins complexes, construites sur des verbes ou des substantifs. Les interrogations, exclamations servent à impliquer le lecteur. Les discours directs, indirects libres ou libres montrent justement le degré d'implication du narrateur et/ou mettent en valeur la situation d'énonciation, les pronoms également : qui parle et à qui ? Le système des temps structure un récit : imparfait duratif et répétitif, passé simple de l'action terminée, plus-que-parfait définitif, conditionnel évitant l'implication trop forte, passé composé du souvenir revisité, présent de narration, de vérité générale.
Quelles figures de style ? Tout procédé de style (métaphore, métonymie], gradation, hyperbole, chiasme, anaphore…) introduit un écart voulu avec le langage courant, il crée une nouvelle réalité qu’il faut découvrir. Il en ressortira toujours un ton particulier (ironie, émotion, tristesse, etc.).
Quel rythme ? Dans un poème traditionnel, le rythme provient de la régularité du vers, de la rime, des sonorités (allitérations et assonances). Toute irruption irrégulière est porteuse de sens : un rejet souligne volontairement un mot, une idée, une sensation.
Quel est le but de l'auteur ? Veut-il peindre, convaincre, émouvoir, suggérer ? À quelle époque, à quel courant littéraire l'auteur appartient-il ? Que sais-je de la vie de l'auteur qui soit susceptible d'éclairer la page proposée ? Que sais-je de l’ensemble de l'œuvre de l'auteur et de l'ouvrage en particulier (surtout quand il s'agit d'une œuvre très célèbre) Quelle est la morale ou l'apologue ?

5. Esquisser le plan détaillé
Après s'être assuré d’avoir cerné au mieux le texte, ses enjeux et son originalité littéraire, l'élève doit suivre une méthode de constitution du plan détaillé. Le commentaire littéraire doit en effet considérer le texte comme une « forme-sens »[I 4]. Passer directement à la rédaction est risqué. La méthode idéale, la plus rapide et la plus sûre reste la suivante : à partir des enjeux propres au texte appelés « axes de lecture », il faut formuler le titre de chaque axe ou partie du développement[G 3]. L'élève peut à ce moment, rapidement, esquisser les titres des deux ou trois sous-parties constitutives de chacun de ces axes. Il faut ensuite rédiger l'introduction, puis, au brouillon toujours, détailler le développement en s'attachant à chaque partie cette fois. La conclusion ne nécessite pas un brouillon ; elle peut être rédigée directement après avoir écrit au propre le développement.

Pour chaque sous-partie l'élève doit formuler la thèse, le ou les argument(s) et le ou les exemple(s) expliqués. Il s'agit ici de répartir les relevés du tableau préparatoire dans chaque partie et de contrôler la cohérence argumentative. Enfin, on pourra passer à la rédaction proprement dite, au propre de l’introduction et du développement ; ce n'est qu’à ce moment que l'élève formule les phrases à partir des notes du brouillon, en s'arrêtant à chaque thèse et argument. La conclusion (qui a pu être, en fonction du temps disponible, brièvement couchée au brouillon) pourra enfin être rédigée. Dernière étape : relire l’ensemble pour éviter les fautes d'orthographe, de grammaire, d'accords, de conjugaison et autres coquilles.

La progression du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

Progression logique et refus de la paraphrase[modifier | modifier le wikicode]

Le commentaire littéraire doit « envisage[r] le texte sous tous ses aspects (...) [et] mène[r] à l'interprétation globale et cohérente du texte »[I 1]. Il répond à une logique à la fois analytique (il s'agit de décomposer le texte) et synthétique (il faut en découvrir les enjeux). Le schéma de progression que l’on peut proposer peut consister à partir de l'observation d'un phénomène fort apparent, ou encore appartenant au domaine du concret, pour glisser peu à peu vers le moins évident, le plus caché, et donc vers ce qui est généralement du domaine du sens, de l'abstrait ou de l'implicite.

L'ordre de présentation des différentes parties du développement doit démontrer la capacité de l'élève à former une argumentation convaincante ; le commentaire doit donc se terminer par l'axe le plus important. Le développement se déroule (étymologiquement, le développement renvoie à l’idée « sortir (quelque chose, quelqu’un) de ce qui l'enveloppe ») selon un ordre de complexité croissante : la première partie présente une vue globale, puis on entre dans les détails, enfin, on affine au plus subtile[19]. Sans que ce soit aucunement une loi, on peut considérer en effet qu'un texte littéraire s'appuie souvent sur des éléments compréhensibles par tous pour, peu à peu, amener le lecteur à percevoir des données plus difficiles, soit parce qu’elles sont plus personnelles à l'auteur, soit parce qu’elles sont plus abstraites ou plus complexes. L'avantage aussi de cette forme de progression dans le devoir, est qu'elle propose une révélation du texte progressive qui entretient l’intérêt du lecteur.

L'élève doit absolument éviter le piège de la paraphrase, qui consiste à raconter le texte ou à émettre des jugements creux et des redites. Des phrases comme « Ici, l’auteur dit que… », « il ajoute que… » ou « on voit ici une comparaison, et deux métaphores… », « il y a des rimes riches… », etc. confinent le commentaire à la redondance. Chaque partie doit apporter du nouveau et faire progresser le raisonnement et l'analyse de texte, sans pour autant revenir sur ce qui a été expliqué précédemment.

Suivre l'« axe de lecture » choisi[modifier | modifier le wikicode]

Quatre erreurs sont à éviter néanmoins. Il ne faut ainsi jamais composer son plan sur le suivi du cours du texte ; déroulé qui n'apprend rien et ne permet le repérage d'aucun enjeu ; éviter le catalogue des procédés littéraires, sans les confronter aux enjeux du texte et à l'attention de l'auteur. Une notion littéraire ne peut se justifier qu'en y adjoignant un exemple tiré du texte ; éviter la paraphrase en renouvelant notamment la formulation de l'argumentation ; éviter enfin les termes trop laudatifs ou trop dépréciatifs. Il faut se garder de faire des généralités ou même d'employer le pronom personnel première personne trop souvent.

Le commentaire repose donc sur un axe de lecture unique. Il peut aussi y en avoir plusieurs. La progression du travail doit représenter cet axe de lecture. Un premier paragraphe (visible à l’alinéa) annonce l’idée directrice que développée dans l’axe. Chaque axe explicite une seule idée directrice ou thèse que l'élève doit démontrer. Les deux ou trois paragraphes d’analyse développent chaque idée directrice. L’ordre des paragraphes doit représenter visuellement cette progression logique.

Le relevé de texte[modifier | modifier le wikicode]

Méthode du relevé de texte[modifier | modifier le wikicode]

Dans chaque partie composée de plusieurs paragraphes, l'élève doit relever les citations, les analyser, étudier le vocabulaire, le rythme, etc., suivant l'explication qu’il veut donner du texte et qui doit lui servir de fil conducteur. Il peut s'aider d'un tableau permettant de synthétiser les relevés et composé de trois colonnes :

  • les outils relevés à la lecture et correspondant à la grille de lecture (procédés, thèmes), que l’on nomme également « outils d'analyse » ;
  • les citations les illustrant, avec notation de la page, de la ligne, ou du vers afin d’éviter de revenir aux textes lors de la rédaction ;
  • les interprétations liant les exemples trouvés aux enjeux que l’on veut démontrer lors de l'analyse.

Exemple de relevé de texte[modifier | modifier le wikicode]

Voici un exemple de relevé de texte portant sur le poème « Correspondances » de Charles Baudelaire. Il s'agit du quatrième poème des Fleurs du Mal, recueil publié en 1857. Les deux quatrains énoncent la théorie des correspondances alors que les deux tercets finaux l'illustrent[Note 2].


CORRESPONDANCES


La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.


Outils d'analyse Citations Interprétations
Métaphore La Nature est un temple (vers 1) La Nature possède une dimension religieuse, mystique, elle est l'habitat spirituel de l'homme.
Structure du poème Deux quatrains puis deux tercets : il s'agit d'un sonnet Le poème est construit sur une forme fixe.
Personnification vivants piliers Ces piliers sont peut-être des arbres, symboles de mystère et gardiens des arcanes naturelles
Symétrie Les deux sujets du poème sont opposés et mis en symétrie par le fait qu’ils débutent les premiers vers : l'homme (v. 3) et la Nature (v. 1) L'être humain est décentré par rapport à la nature, qui le domine.
Métaphore filée « temple », « pilier », « forêts de symboles » Baudelaire poursuit la métaphore initiale qui représente la Nature comme une entité mystique.
Champ lexical des cinq sens « regard », (v. 4), « écho » (v. 5), « parfums », « couleurs », « sons » (v. 8) et « sens » (v. 14) Les sens se répondent les uns aux autres, au sein d'un réseau de « correspondances » significatives que l'homme doit décoder.
Comparaison et antithèse Opposition de substantifs de sens contraires dans le même vers : nuit et clarté (v. 7) au sein d'une comparaison « Vaste comme (...) et comme » Former une image de la Nature qui concilie les contraires.

Structure du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

Voir w:introduction, développement et conclusion sur Wikipédia.

Le commentaire littéraire se divise idéalement en deux voire trois parties[G 4] :

  1. l’introduction qui doit présenter l'extrait et son auteur, le situer et poser la problématique ;
  2. le développement qui regroupe 2 à 3 parties représentatives des axes de lecture de l'extrait ;
  3. la conclusion qui, après avoir rappelé les axes de lecture, doit créer un élargissement.

L'introduction[modifier | modifier le wikicode]

L'introduction est la phase critique du commentaire littéraire, d’une part parce qu'elle nécessite une certaine approche du texte qui ne soit ni hors-sujet ni à contre-sens, d’autre part car c’est la première impression du devoir que le lecteur reçoit. Il est donc important de donner envie au lecteur de continuer à lire avec une certaine attention le reste du commentaire. L'introduction doit par conséquent capter son intérêt et obéit à une méthode qui fait se suivre 4 étapes[I 5],[G 5] :

  • une phrase d'accroche : idéalement, il faut éviter de commencer l’introduction par des formules clichés du type « ce texte… », « Cet extrait… » ou des lieux communs stériles comme « Victor Hugo, ce grand écrivain… », « De tout temps… », etc. L'introduction doit démontrer l'originalité de l'approche de l'élève, sa capacité à entraîner la lecture du commentaire, c’est pourquoi l’on surnomme cette phase initiale du travail l'« amorce ». En effet, le correcteur n’est pas censé connaître le texte sur lequel porte le commentaire et l'élève doit toujours avoir en tête de rédiger un exposé didactique. Cette entrée en matière présente le texte étudié, son auteur, sa date de publication, son contexte historique et littéraire. Un parallèle avec la biographie de l'auteur et avec les contextes historiques et sociologiques (l'« idéologie du texte » selon Laurent Fourcault) et aussi son l'héritage culturel (intertextualité) doit être proposé[I 6]. À défaut de connaître ces éléments, l'élève tentera de contextualiser le texte avec les informations données par le paratexte ;
  • il faut ensuite présenter et situer le texte : en localisant le passage dans l’œuvre (il s'agit de situer précisément, à savoir : est-ce l’incipit ou l’épilogue d'un roman, quel chapitre ou quelle scène, quel poème dans le cas d'un recueil poétique), en explicitant sa nature (type, genre, sous-genre, époque) puis en formulant rapidement son contenu (propos, thème principal, teneur). Il faut ensuite, en une phrase, rattacher la présentation du texte à la problématique générale qui est étudiée dans le commentaire, ce qui présuppose un travail préparatoire au brouillon. Cette problématique constitue « un faisceau de questions logiquement articulées » que le commentaire surimpose au texte, et qui conduit à « balayer le texte plusieurs fois » pour en repérer ses isotopies[I 7]. Cette seconde phase requiert une solide culture générale permettant de déterminer le contexte du passage étudié ;
  • présenter le « projet de lecture » en expliquant au lecteur le sujet du commentaire, son enjeu principal en tant qu'extrait de l'œuvre. Implicitement, l'élève doit comprendre pourquoi le jury a sélectionné ce passage, à savoir : son originalité et sa contribution à la connaissance de la littérature ;
  • enfin, il faut annoncer habilement le plan. Cette phase dite d’« annonce du plan » doit découler logiquement de l’hypothèse de lecture. Sa formulation doit éviter les clichés annonçant les parties telles : « …nous nous intéresserons à… », « …nous verrons que… », « …dans un premier temps… dans un second temps… ». La logique du développement doit être explicitée au moyen de quelques phrases en résumant les trois axes[G 6]. L'annonce du plan peut aussi se faire par une série de questions reprenant la problèmatique[I 8].

Le développement : les axes de lecture[modifier | modifier le wikicode]

Plan-type[modifier | modifier le wikicode]

Tout comme l'introduction, le développement, considéré comme le cœur de l'argumentation et de l'analyse de texte, doit suivre une méthode et des règles précises. Il doit notamment, dans la mesure du possible, obéir à une structure ternaire composée de trois parties correspondant aux axes de lecture, chacune étant elle-même composée de trois sous-parties. Chaque partie doit être amenée par une phrase de transition permettant une lecture fluide et ayant aussi valeur de conclusion et d'introduction. Le développement doit également suivre une logique interne au travail, selon le type de texte ou la problématique choisis. Il peut être du plus général au particulier, d'un thème à un autre, d'un procédé littéraire ou courant historique. Il faut dans chaque partie analyser de manière approfondie le texte en citant des extraits et en les expliquant. De même, chaque idée (ou thèse) doit être bâtie sur un argument qui doit être lui-même fondé sur des exemples cités et situés précisément (avec pagination ou versification).

Le plan-type est ainsi un plan progressif, le plan dialectique (« thèse/antithèse/synthèse » comme il est académiquement décrit), apte à la philosophie, devant être évité, de même que le plan construit sur l’opposition fond/forme. L'argumentation doit également éviter de suivre le déroulement du texte (plan dit « juxtalinéaire ») ou de se contenter d’en raconter l'action. Le développement doit prouver, par l'étude des procédés d’écriture, que l'élève maîtrise les objets de langue et les connaissances du programme. La terminologie employée pour nommer les procédés littéraires doit donc être rigoureuse. Chaque exemple doit faire l’objet d'une rapide explication ; la citation seule est à proscrire et chaque extrait du texte doit être explicité. Il faut donc bien choisir les exemples afin de ne conserver que les plus significatifs.


Plan-type du développement
——
Partie 1
sous-partie a sous-partie b sous-partie c (facultative)
Partie 2
sous-partie d sous-partie e sous-partie f (facultative)
Partie 3
sous-partie g sous-partie h sous-partie i (facultative)

Le développement doit suivre une composition harmonieuse : si l’on choisit de faire deux sous-parties dans la première partie, il faut conserver cette structure pour les deux autres parties. Un plan en deux parties est déconseillé, il faut idéalement composer trois parties. De même les parties doivent être sensiblement de même longueur afin de ne pas provoquer une impression, à la lecture, de dissymétrie. Le plan doit donc être équilibré. Les parties ou axes de lecture doivent se construire autour d'une idée directrice, clairement exprimée, en une phrase consistant en l’introduction de la partie. En somme, la partie doit pouvoir se résumer en une phrase ou un thème relatif au contenu du texte. Une partie se compose de deux à trois paragraphes. Chaque paragraphe développe un argument qui justifie l’idée directrice de la partie en se fondant sur une analyse détaillée du texte (à travers des exemples). Un axe idéal développe cette logique, sachant qu’il peut y avoir plusieurs arguments et donc plusieurs exemples :


Structure d'une sous-partie
——
Sous-partie a :thèse (idée)
Argument 1

Exemple 1' (facultatif)

Argument 2

Exemple 2' (facultatif)

Les parties doivent être articulées par des liens logiques, via des connecteurs logiques qui assurent la progression du raisonnement (« tout d’abord », « ainsi », « pourtant », « donc », « en conclusion », « cependant », « néanmoins », etc[20].) Les citations doivent être intégrées correctement à l'analyse. La citation doit être en rapport avec la thèse de la partie et avec l’argument donc elle est une illustration venant du texte. Elles doivent être signalées par des guillemets et peuvent être introduites par des formules types telles que : « comme le montre », « par exemple », ou par deux points. Elles doivent être commentées de manière à montrer que l’on a compris le sens du texte, et l'importance du passage relevé. Attention enfin à cette faute récurrente : confondre la citation d'un passage poétique et d'un passage en prose. Dans le premier cas, l'élève cite des vers ou des strophes, dans le second cas il faudra parler de lignes ou de paragraphes. Une citation d'un passage du texte se présente donc ainsi :

« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »
— (vers 1638)[Note 3]

« La christmas de 182... fut remarquable à Guernesey. Il neigea ce jour-là. Dans les îles de la Manche, un hiver où il gèle à glace est mémorable, et la neige fait évènement. »
— (ligne 1)[Note 4]


Types de plans possibles[modifier | modifier le wikicode]

Trois types de plans sont admis : « Plusieurs modes d’organisation sont évidemment possibles. Le commentaire peut se présenter comme un compte rendu qui classe dans un ordre expressif les centres d’intérêt de la lecture. Il peut s’attacher à caractériser le texte en allant du plus extérieur au plus intime et des observations les plus simples aux impressions les plus personnelles. Il peut reconstruire les étapes successives de la lecture et de la découverte. Il peut encore, selon la nature du texte, s’inspirer de ses structures mêmes et de sa composition, s’organiser d’après les effets qui s’y développent »[21], définition intégralement reprise par le BO no 27 du 7 juillet 1983 puis par celle du BO spécial no 10 du 28 juillet 1984[H 3].

Le plan fondé sur la structure du texte confine cependant trop rapidement au commentaire juxtalinéaire, qui est à éviter absolument. De plus, ce type de plan comporte une certaine facilité qui ne permet pas de mettre en œuvre son esprit critique. Il ne faut jamais oublier que le type de plan choisi renseigne (et conditionne) sur l’argumentation suivie[22].


Plan-type fondé sur la structure du poème « Correspondances »
——
I/ La Nature et l'homme (premier quatrain),
II/ La réunion des contraires (second quatrain),
III/ les correspondances (deux tercets)

Le plan thématique est plus souple et souvent privilégié par les élèves. Il présente les thèmes du plus évident au plus abstrait ou symbolique. Il faut néanmoins se garder d'adapter maladroitement au texte étudié des thèmes préconçus, souvent clichés, et trop éloignés de la spécificité du passage[22].


Plan-type fondé sur les thèmes du poème « Correspondances »
——
I/ La Nature personnifiée,
II/ Le monde symbolique,
III/ La correspondance des sens

Le plan fondé sur les effets du texte est délicat ; il se fonde sur les registres ou types textuels mis en œuvre par l'extrait (comique, ironique, argumentatif, etc.)[22]. Enfin, le plan progressif permet d'aller de l'évidence (premières impressions sur le texte) vers le sens caché (implicite du texte) mais il permet plus facilement des hors-sujets.


Plan-type fondé sur les effets du poème « Correspondances »
——
I/ Le symbolisme de la Nature, la dimension spirituelle
II/ Visée argumentative par le jeu des correspondances

La conclusion[modifier | modifier le wikicode]

La conclusion se construit sur deux étapes dans un commentaire littéraire[I 5]. Dans un premier temps, l'élève dresse le bilan de l’argumentation développée au moyen des deux ou trois parties précédentes. La conclusion doit présenter la synthèse des idées principales en une ou deux phrases. Il s'agit de faire le résumé des différents axes de lecture en somme. Il y faut exprimer clairement sa vision du texte, en étant le plus neutre possible (il s'agit d’éviter le pronom personnel « je » et le « nous » de majesté également).

La conclusion propose aussi le bilan de l’argumentation (il faut répondre à la question : « qu'avons-nous appris sur le texte ? »). Elle constitue aussi la réponse à la problématique posée en introduction. Enfin, elle dévoile une phrase d'ouverture vers un prolongement possible (élargissement vers d’autres textes, vers des thèmes connexes du texte) qui autorise un jugement sur l'auteur[G 6]. L'élève peut donc donner son point de vue ou terminer par une citation d'auteur, en lien avec l'analyse précédente, censée achever l'épreuve.

Remarques typographiques et de mise en page particulières[modifier | modifier le wikicode]

La mise en page[modifier | modifier le wikicode]

Les programmes codifient l'observation d'une série de règles de présentation et de rédaction, en vue d’en permettre l'exposé le plus clair et le plus construit possible[G 7] :

  • les sauts de ligne doivent être respectés afin d'aérer le texte (on parle, lorsque le commentaire est comme d'un bloc, de « commentaire monolithique »). L'élève saute donc une ligne après l’introduction pour la séparer du développement ; de même, les différentes parties du développement sont elles aussi séparées par un saut de ligne marquant l'alternance des idées et arguments. Enfin, pour introduire la conclusion, on saute également une ligne.
  • les paragraphes sont marqués par un alinéa ;
  • la rédaction doit être complète ; ne doivent figurer aucune abréviation ou style télégraphique, ni de numérotation, ni titres de parties et de sous-parties ;
  • la couleur de l'encre utilisée pour la rédaction doit être noire ou bleue ;
  • comme pour toutes les épreuves officielles, aucun signe particulier permettant de reconnaître le candidat (signature, nom, dessin particulier) ne doit apparaître.

Typographie et insertion de citations[modifier | modifier le wikicode]

Comme toute épreuve de littérature, l'élève doit se conformer aux règles typographiques de citation d'œuvres :

  • ainsi, les titres d'ouvrages doivent être soulignés alors que les titres de passages doivent être mis entre guillemets :
Ex : Baudelaire a publié les Fleurs du Mal en 1857. Le poème « L’albatros » est le quatrième de la section « Spleen et Idéal ».
  • une citation, de phrase ou de mots, doit être mise entre guillemets et toute altération de son contenu, par commodité syntaxique, doit être mise entre crochets. Elles doivent être placées après l’idée qu’elles illustrent mais elles ne constituent pas en elles-mêmes une preuve. Il faut ainsi argumenter et expliquer la citation. De plus, elles ne doivent pas être trop longues[I 9]. Concernant la citation d'éléments du texte, l'élève peut user de plusieurs moyens, leur intégration dans la phrase devant être harmonieuse[G 6] :
  1. la mise en apposition,
  2. avoir recours à un terme d'articulation (« comme », « tel que », « par exemple »),
  3. l'usage des deux points de ponctuation ou des parenthèses ;
  • la ponctuation doit être soignée et précise.

Les procédés littéraires à réinvestir dans l'épreuve[modifier | modifier le wikicode]

Voir Analyse littéraire sur Wikipédia.

Les axes du commentaire reposent sur des thèses ou idées déterminées à sa lecture. Ces idées reposent elles-mêmes sur des arguments renvoyant à des procédés littéraires et d'écriture propres au texte à commenter et étudiés en classe. S'agissant à ce niveau d'une analyse littéraire, il est important d’utiliser à bon escient le vocabulaire[G 5] et la terminologie adéquats, en recourant à une palette de synonymes et en usant d'adjectifs précis, par le recours, notamment, au lexique des sentiments ainsi qu’à celui de l’abstraction[D 1]. Par exemple, le nom des figures de style est à connaître, toute correction se fondant en partie sur la connaissance et du nom et de la fonction des procédés au programme. Un commentaire littéraire met donc en œuvre des « instruments d'analyse » à réinvestir obligatoirement, selon la spécificité du texte à analyser, et selon la section d'enseignement suivie[H 4].

Les éléments lexicaux[modifier | modifier le wikicode]

Voir Énonciation, Registres de langue en français et Tonalité littéraire sur Wikipédia.

L'étude d'un texte se fonde sur un ensemble d’outils linguistiques aptes à en faire ressortir le style et l'originalité[G 8]. L'étude des champs lexicaux et des champs sémantiques est fondamentale, afin de mettre en lumière les thèmes du passage, à travers notamment des isotopies littéraires. Le jeu sur la polysémie ou la paronymie permet également des mises en perspective sémantiques. L'étude des adjectifs qualificatifs (mélioratifs ou dépréciatifs) et ceux trahissant le cadre énonciatif (les adjectifs axiologiques notamment) est capitale.

L'étymologie est également à repérer, bien que cet aspect requiert une connaissance approfondie de l'évolution de la langue que les latinistes sont souvent les seuls aptes à mettre en pratique. L'étude de l’énonciation est de plus en plus requise dans les programmes[I 10]. Elle concerne les modalités par lesquelles l'auteur se présente au sein de son texte et en fait un objet de communication. L'étude du discours et des actes de paroles (discours rapporté, discours indirect libre, discours indirect et discours direct est capitale dans le cas d'un récit alternant dialogue et narration. L'étude enfin des registres et des tonalités littéraires de la langue employés dans le texte (comique, lyrique, épique, fantastique, etc.) permet de relier le texte à un genre et un courant littéraire au programme[G 9].

Les éléments syntaxiques et stylistiques[modifier | modifier le wikicode]

Voir Grammaire, Figure de style et Liste des figures de style sur Wikipédia.

Le repérage au brouillon a permis de mettre en lumière les sujets des phrases, le jeu des compléments (C.O.D., COI, COS) et la nature des verbes utilisés par l'auteur (verbe d'action, de mouvement, de perception, d'état, attributifs). Les coordonnants doivent être identifiés (conjonctions de coordination, conjonctions de subordination ou locutions conjonctives) car ils dévoilent la progression logique du texte, surtout dans le cas d'un extrait argumentatif.

L'auteur met en œuvre un ensemble de procédés formels déterminant son style et permettant de mettre en relief ses idées et ses thèmes. Les figures de style et de rhétorique permettent de déterminer les effets que l'auteur cherche à produire chez le lecteur[I 11]. L'étude des points de vue de la focalisation permet de montrer comment l'auteur (ou le narrateur) s'implique et dynamise son texte. L'étude de l’argumentation, objet d'étude stratégique dans les programmes, doit se faire par la mise en lumière des registres littéraires et du contexte externe de production[G 10].

Les éléments rythmiques et prosodiques[modifier | modifier le wikicode]

Voir versification française et métrique sur Wikipédia.

Très présents dans l'analyse de poèmes, les procédés rythmiques et prosodiques existent néanmoins dans les textes de prose. Les relever permet d'expliciter la dynamique interne du passage, sa force et son originalité en tant qu'objet littéraire et culturel. La versification doit être précise : comptage des syllabes puis des pieds, cas des hiatus, césure, hémistiche, rejet, contre-rejet et enjambement sont autant d'éléments à prendre en compte pour rattacher l'extrait à un genre ou un mouvement littéraire particuliers.

L'étude des figures de style propres au rythme poétique : allitérations, assonances notamment, parmi les figures au programme. L'étude de la ponctuation et de la typographie (paragraphes, strophes poétiques). L'étude de la versification[I 12], propre aux poèmes, et qui se fonde avant tout sur la détermination du type poétique (sonnet, rondeau, ballade, etc.) et du type de mètres (alexandrin, octosyllabe, etc.). L'étude des rimes (alternées, croisées ou plates) et éventuellement des graphismes pour le cas des poèmes-image (calligrammes par exemple) est également à compléter. L'étude de la prosodie permet de rendre compte du souffle propre au texte (notions de période et de cadence).

Les enjeux du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

Une salle d'examen.

Le commentaire doit faire ressortir la compréhension des problématiques spécifiques au texte étudié. Définir les enjeux - ou axes de lecture - permet de déterminer le type de plan[22]. Néanmoins suivre le texte ne suffit pas : il faut également mettre en œuvre sa propre culture générale afin d'étoffer l'étude, faire preuve de qualités argumentatives et réinvestir les objets d'étude du programme.

L'argumentation et la formation de l'esprit critique[modifier | modifier le wikicode]

Voir Argumentation sur Wikipédia.

L'« étude de l’argumentation et des effets sur les destinataires » est au cœur du programme de littérature, avec comme pendant la formation d'un jugement critique[E 3]. La circulaire précisant le programme de 2006 ajoute que la maîtrise des principales formes de l’argumentation (et notamment de la délibération) est plus précisément l'enjeu des classes de première et de terminale, toutes séries confondues[C 1],[E 4].

Le commentaire ne doit cependant pas se contenter d’être un catalogue de savoirs acquis en classe. L'élève doit aussi argumenter et témoigner d'une sensibilité au texte et, plus généralement, à la littérature et aux arts. Le Bulletin officiel du 2 novembre 2006 (no 40) explique l'importance de cette dimension critique[C 2] :

« la formation d’une pensée critique autonome, au terme de l’enseignement commun obligatoire du français, les lycéens devront être en mesure de lire, comprendre et commenter par eux-mêmes un texte, en repérant les questions de langue, d’histoire, de contexte, d’argumentation et d’esthétique, qui peuvent être pertinentes à son sujet ; ils devront être capables, à partir de leurs lectures, de formuler un jugement personnel argumenté, notamment dans un commentaire ou dans une dissertation. »


Importance d’avoir une culture générale[modifier | modifier le wikicode]

Un commentaire littéraire ne peut être rédigé sans l'acquisition d'une culture générale et littéraire minimale ; il se doit d'être, dans la limite du texte, le prétexte à présenter ses connaissances afin d'enrichir l'étude par la compréhension du contexte de son écriture, de la connaissance de la biographie de l'auteur et par la mise en parallèle avec les évènements historiques et sociaux.

En soi, le commentaire littéraire est, comme la dissertation, un exercice où prime aussi la transversalité des savoirs et la relation avec les autres disciplines, objectif de l'Éducation nationale pour décloisonner les matières. Le Bulletin officiel no 40 de 2006 précise ces attentes transdisciplinaires[C 3] :

« Discipline carrefour, le français développe les compétences indispensables dans toutes les disciplines. Des relations plus précises seront établies (et indiquées comme telles aux élèves) avec les disciplines suivantes :

  • les arts, notamment pour l’étude des genres et registres, de l’histoire culturelle et l’analyse de l’image ;
  • les langues anciennes, pour l’étude des genres et registres, de l’histoire littéraire et culturelle, du lexique ;
  • les langues vivantes, en particulier dans l’approche des mouvements culturels européens ;
  • l’histoire, y compris l’histoire des sciences, pour la construction de problématiques d’histoire culturelle ;
  • la philosophie, que les élèves aborderont en terminale, par la réflexion sur les registres, sur l’histoire culturelle et sur la langue, et par la formation au commentaire de texte et à la dissertation. »


Les objets d'étude[modifier | modifier le wikicode]

Le sujet doit toujours être rattaché à l’objet d'étude au programme. Le commentaire est une évaluation certificative, c'est-à-dire qui vise à évaluer la capacité de l'élève à avoir compris et à réutiliser les objets d'étude des programmes, à savoir : les outils de la langue, la clarté de l'expression, la connaissance de l’histoire littéraire, la grammaire et la terminologie de l'analyse littéraire.

Les intitulés officiels des objets d'étude sont[23] :

  • le théâtre, texte et représentation ;
  • l’argumentatif : convaincre, persuader et délibérer ;
  • le biographique ;
  • les réécritures ;
  • l’épistolaire ;
  • la poésie.

Ces objets d'étude sont obligatoires. « Leur liste constitue un des apports essentiels des nouveaux programmes, qui indiquent ainsi les fondements de la culture nécessaire et partagée des lycéens et futurs citoyens »[E 5]. Cependant, selon la série, les objets d'étude ne sont pas les mêmes[E 6].

Textes réglementaires relatifs au commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

  1. Section « III - Mise en œuvre ».
  1. Section « I - Objectifs ».
  2. Section « VI4. - L'étude de la langue ».
  1. « II - Contenus ».
  2. Chapitre « I - Objectifs ».
  3. Section « V - Relations avec les autres disciplines ».
  • [pdf] Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Direction de l’enseignement scolaire, Littérature, classe terminale de la série littéraire, Centre national de documentation pédagogique, 2002 [lire en ligne]  (programme applicable à la rentrée 2002)
  1. p. 40.
  • [pdf] Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Direction de l’enseignement scolaire, Littérature, classe terminale de la série littéraire, Centre national de documentation pédagogique, 2007 [lire en ligne]  (programme applicable à la rentrée 2007)
  1. p. 91.
  2. p. 85.
  3. p. 8.
  4. « Les éléments de l’argumentation ont été abordés au collège ; au lycée, ils sont envisagés sur un mode plus analytique. La classe de seconde met surtout en lumière les façons de convaincre et persuader. En classe de première, on insiste sur les formes et pratiques liées à la délibération », p. 9.
  5. p. 33.
  6. p. 112.
  1. « L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif des lectures et activités. »
  2. Le candidat doit veiller à amener ses documents étudiés en cours d'année :

    « Pour l'épreuve, le candidat apporte :

    1. son exemplaire du descriptif des lectures et activités ;
    2. deux exemplaires du manuel en usage dans sa classe ;
    3. un jeu de photocopies des textes ne figurant pas dans le manuel, identique à celui qui a été adressé à l'examinateur ;
    4. deux exemplaires des œuvres intégrales étudiées. »

.

  • Section « II - Définition ».
  • Section « III - Évaluation de l'épreuve orale ».
  • Section Cas particuliers.
    • [pdf] Ministère de l’éducation nationale – Direction de l’enseignement scolaire, Nouvelle épreuve anticipée de français. Annales zéro : commentaires et éléments de corrigé. Texte de présentation, 2002 [lire en ligne] 
    1. 1,0 et 1,1 p. 3.
    2. 2,0 et 2,1 p. 2.
    3. « Plusieurs types de présentation sont possibles selon la nature du texte. Le candidat peut par exemple s'attacher à caractériser le texte en allant de l'observation à l'interprétation. Il peut reconstruire les étapes successives de la lecture et de la découverte. Il peut encore s’inspirer des structures mêmes du texte et de sa composition ou organiser son commentaire d’après les effets qui s'y développent. Seule est exclue une présentation qui distinguerait artificiellement entre le fond et la forme, ou bien encore qui ferait se succéder au fil du texte, sans lien entre elles et sans perspectives, des remarques ponctuelles et discontinues. Un commentaire ne saurait consister en une poussière de remarques », p. 2.
    4. p. 16-25.

    Autres sources utilisées[modifier | modifier le wikicode]

    1. B.O. no 46 du 14 décembre 2006, « Épreuve écrite de français (définition applicable à compter de la session 2008 des épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique) » sur education.gouv.fr.
    2. Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Direction de l’enseignement scolaire, Littérature, classe terminale de la série littéraire, Centre national de documentation pédagogique, 2002 (programme applicable à la rentrée 2002),

      « identification du genre, du registre, du mouvement littéraire, du topos, de son enjeu, de sa place dans un réseau inter-textuel. L’acquisition et la maîtrise de ce vocabulaire précis propre à favoriser la « justesse de l’expression » sont des objectifs majeurs de la classe terminale littéraire. La caractérisation exacte d’un texte et la formulation rigoureuse de sa spécificité s’avèrent des compétences indispensables à construire dans un enseignement littéraire »

      , p. 50.

    3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3, 3,4 et 3,5 BO no 26 du 28 juin 2001, modalités de l'oral à compter de la session 2002 et B.O. no 46 du 14 décembre 2006, modalités à compter du mois de juin 2008.
    4. Épreuves uniformes de français sur Ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport. Consulté le 10 juin 2010.
    5. Voir notamment l'analyse de Pierre Ceysson, « La poésie contemporaine », Lidil, vol. 33, 2006 [texte intégral (page consultée le 30 mai 2010)].
    6. Jacques Vassevière, « Nouvelles questions sur le français au baccalauréat », L'École des lettres, no  3, septembre 2001, p. 77-80 [texte intégral].
    7. Exemple d'une grille d'entretien élaboré pour l'oral du commentaire composé sur lettres.net. Consulté le 30 mai 2010.
    8. Antoine Léon et Pierre Roche, Histoire de l'enseignement en France, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2005 (ISBN 2-13-055221-8), p. 26 .
    9. 9,0, 9,1, 9,2, 9,3, 9,4 et 9,5 Michel Leroy, « La littérature française dans les instructions officielles au XIXe siècle », Revue d'histoire littéraire de la France, vol. 102, 2002, p. 365-387 [texte intégral]. Erreur de référence : Balise ref non valide ; le nom « Leroy » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
    10. Antoine Léon et Pierre Roche, Histoire de l'enseignement en France, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2005 (ISBN 2-13-055221-8), p. 85 .
    11. André Chervel, « Le baccalauréat et les débuts de la dissertation littéraire (1874-1881) », Histoire de l’éducation, no  94, 2002 [texte intégral (page consultée le 06 juin 2010)].
    12. A. Dubrulle, Explication des textes francais: principes et applications, Belin, 1910 .
    13. Martine Jey, « La littérature au lycée: invention d'une discipline (1880-1925) », Recherches textuelles, Université de Metz, vol. 3, 1998.
    14. André Chervel, « Le baccalauréat et les débuts de la dissertation littéraire (1874-1881) », Histoire de l’éducation, no  94, 2002 [texte intégral (page consultée le 06 juin 2010)].
    15. Laurent Fourcault, Le commentaire composé, Armand Colin, coll. « Collection 128 », 2005, 2e éd., 126 p. (ISBN 2-200-34080-X), p. 5.
    16. Annie Reithmann et Blandine Bricka, Réussir le commentaire composé, vol. 522, Studyrama, coll. « Principes », 2004 (ISBN 978-2-84472-382-6), p. 14.
    17. Annie Reithmann et Blandine Bricka, Réussir le commentaire composé, vol. 522, Studyrama, coll. « Principes », 2004 (ISBN 978-2-84472-382-6), p. 32.
    18. Laurent Fourcault, Le commentaire composé, Armand Colin, coll. « Collection 128 », 2005, 2e éd., 126 p. (ISBN 2-200-34080-X), p. 13.
    19. Les deux logiques du commentaire littéraire sur bacfrancais.com. Consulté le 04 mai 2010.
    20. Liste complète des connecteurs logiques sur ac-creteil.fr. Consulté le 30 mai 2010.
    21. La circulaire continue : « Seule est exclue une démarche juxtalinéaire qui ferait se succéder sans lien entre elles et sans perspectives des remarques ponctuelles et discontinues. Un lecture vraie se construit et ne saurait consister en une poussière de remarques », circulaire 72-455 du 23 novembre 1972.
    22. 22,0, 22,1, 22,2 et 22,3 Le commentaire d'un texte littéraire (dossier complet) sur Lettres.net. Consulté le 30 mai 2010.
    23. Pour une liste complète, avec sujets en ligne, voir : Épreuves anticipées de Français, exemples de sujets (2002) sur eduscol.education.fr. Consulté le 01 juin 2010.
    • Annie Reithmann et Blandine Bricka, Réussir le commentaire composé, vol. 522, Studyrama, coll. « Principes », 2004 (ISBN 9782844723826) 
    1. p. 20.
    2. p. 13.
    3. 33 et exemples d'axes récurrents.
    4. p. 32.
    5. 5,0 et 5,1 p. 53.
    6. 6,0, 6,1 et 6,2 p. 54.
    7. p. 52.
    8. p. 22-23.
    9. p. 17-18.
    10. p. 26-30.
    • Laurent Fourcault, Le commentaire composé, Armand Colin, coll. « Collection 128 », 2005, 2e éd., 126 p. (ISBN 220034080X) 
    1. 1,0 et 1,1 p. 5.
    2. p. 8.
    3. p. 34.
    4. p. 10.
    5. 5,0 et 5,1 p. 15.
    6. p. 10-13.
    7. p. 6.
    8. « définir la problématique sous la forme d'une série de questions ce qui revient à annoncer le plan du commentaire », p. 15.
    9. p. 15-16.
    10. p. 16-17.
    11. p. 18.
    12. p. 24.


    Notes[modifier | modifier le wikicode]

    1. Michel Leroy délivre les treize auteurs retenus pour l'épreuve du baccalauréat : Corneille (Le Cid, Polyeucte), Racine (Britannicus, Esther, Athalie), Molière (Le Misanthrope), La Fontaine, avec les Fables et Philémon et Baucis, Boileau (les Épîtres et l’Art poétique), Pascal (les deux premières lettres des Provinciales), Bossuet (l’Oraison funèbre de la reine d’Angleterre et celle du prince de Condé ; la troisième partie du Discours sur l’Histoire universelle), Fénelon (les Dialogues sur l’éloquence, et quelques extraits du Télémaque), La Bruyère (« Des ouvrages de l’esprit »), Massillon (Le Petit Carême), Montesquieu (Grandeur et décadence des Romains), Buffon (Discours sur le style), Voltaire (Le Siècle de Louis XIV)[9]
    2. Cet exemple de commentaire succinct ne constitue aucunement une véritable étude du poème de Baudelaire.
    3. Andromaque de Jean Racine.
    4. Première phrase du chapitre I du roman Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo.

    Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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    Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

    Règlements officiels[modifier | modifier le wikicode]

    Méthode du commentaire littéraire[modifier | modifier le wikicode]

    Annales de sujets et exemples de textes commentés[modifier | modifier le wikicode]

    Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

    • français Anglard, V., Le commentaire composé, Armand Colin, coll. « collection Cursus », 2006 (ISBN 2200346689) 
    • français Preiss, P., L'explication Littéraire et le commentaire composé, Armand Colin, coll. « Cursus Littérature », 1995 (ISBN 2200261403) 
    • français A. Geyssant, I. Lasfargue-Galvez et C. Raucy, Le commentaire en français, Hatier, coll. « Profil littérature », 2002 (ISBN 978-2218739385) 
    • français M. Bilon et H. Marguliew, Épreuve de français premières, commentaire littéraire ou étude littéraire, Ellipses, 1998 (ISBN 978-2729896713) 
    • français Denise Costa, Méthode littéraire : de la découverte d'un texte au commentaire composé, SEDES, 1998 
    • français Henri Marguliew, Commentaire littéraire ou étude littéraire : épreuves anticipées de français : deuxième sujet, Ellipses, 1996 
    • français Axel Preiss, L'explication littéraire et le commentaire composé, A. Colin, 1994 (ISBN 978-9973193759) 
    • français Collectif, Le commentaire littéraire dans la classe de français : effet d'une réforme sur les pratiques, Institut national de recherche pédagogique : IUFM des Pays-de-la-Loire, 2000 (ISBN 2-7342-0680-3) 
    • françaisLuc Boucris et Catherine Elzière, Lectures croisées. Le commentaire de textes en français, histoire, philosophie, Adapt (Association pour le développement des auxiliaires pédagogiques et des technologies d'enseignement) SNES et René Pélissier, 1994 (ISBN 2-909680-11-8)